manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Lien vers : Le péché pour leur vie pour les nouveaux venus.
Lien vers : Le péché pour leur vie 21.
- Némo, tu veux dire, s'esclaffa un autre.
- Rejoins la et bats la en endurance, si tu es si intelligent, grinça posément mon prince charmant.
- C'est facile pour elle, c'est la première ex æquo. En vitesse, elle ferait moins la maligne.
- Allons y pour la vitesse, tout le monde, trancha un coach pour mettre fin à cette discussion qui n'avait pas sa place ici.
Mon ventre gargouilla et je me rappelai que ma barre hyper calorique me manquait. Pourtant je fus assez surprise de ma performance. A moitié morte étouffée je recouvrai du poil de la bête en découvrant que j'étais la troisième.
- C'est bien, sourit Aiden, d'une voix grave et tranquillisante. Tu te sentirais prête à ne respirer que tous les quatre mouvements?
- Je vais essayer, promis-je.
Je le fis mais arrivai dans un état encore pire à la dernière longueur. Mais j'étais toujours la troisième.
- Reste sur cette fréquence de respiration, avec de l'entraînement tu pourras accélérer et garder une vitesse plus constante.
Je m'exécutai et me sentis encore plus hors d'haleine à la fin. Je commençai à voir des étoiles mais Dieu merci cela se dissipa sans que le malaise m'emportât.
- Tu n'as pas fait mieux mais ça viendra, affirma mon coach. Allez on va en lutte au corps.
Pas de problème, me dis-je en tentant de ne pas trop tituber jusqu'aux vestiaires. Là je m'assis et les étoiles devant mon champ de vision s'épaissirent tant qu'il devint d'un rouge sombre uniforme. Un affreux bourdonnement accompagna la chute que je ne sentis pas. Je m'éveillai, secouée comme un prunier par le joli blond. Son regard vert passa de la peur au soulagement lorsque je pus parler :
- Ils sont au courant?
- Ils trouvent que tu mets un temps fou et la rumeur circule, mais ils n'en seront jamais certains. Et on s'en fiche, Cristal. Il dut voir le ravissement qui naquit en moi lorsqu'il prononça mon nom. C'est un joli prénom, c'est impossible de se retenir de le prononcer, sourit-il.
- Merci. J'ai hâte d'aller taper sur tous ces gens idiots et insipides. Et moches. Un ange passa et je dus ajouter : Je vais me changer.
Il comprit que c'était le moment de quitter le vestiaire et le fit précipitamment. La lutte au corps se passa mal , bien sûr. On ne se remet pas si vite d'un malaise. Les trois fois Aiden à la place des conseils m'abreuva de phrases réconfortantes si bien que je pris sans ciller mon médiocre classement.
- Merci, fis-je finalement alors qu'on rentrait au château, sans vous je n'aurais pas supporté ces échecs.
- Quels échecs? Tu étais la cinquième à être éliminée, sur huit, après un malaise, c'est plutôt une belle performance. Quand on aura le temps on retourna essayer à la piscine. Si tu ne supportes toujours pas cet effort tu reprendras le rythme de trois mouvements, une respiration. Voilà tout. Par là.
Surprise je le suivis dans ses quartiers. Il m'indiqua la salle d'eau après m'avoir fait visiter les lieux et expliqué que pour sa première leçon de cuisine on pouvait rester ici pour changer. Je m'extasiai silencieusement sur la décoration des lieux. Sa moquette, les voilages, les draps, tout étant blanc sur murs noirs décorés de frises blanches arrondies. Je trouvai la salle d'eau aussi bien équipée que la mienne, et constatai qu'Aiden prenait soin de lui. Des crèmes, des parfums, des sels pour le bain. Je pris une douche délassante et passai un peignoir de soie rouge.
Un inventaire du contenu de ses provisions me donna de bonnes idées et bientôt on cuisina sous mes ordres comme un couple au retour du travail, impression que servait ma tenue et mes cheveux trempés.
On dégusta avec enthousiasme ce que l'on venait de préparer, nous étions morts de faim. Pour la première fois on parla d'autre chose que de l'entraînement pendant toute la soirée. Les sujets furent sans originalité : la guerre, la santé, le réchauffement climatique, les îles paradisiaques, ce qu'était une vie de rêve, les cauchemars, les lapsus, et finalement je commençai à bailler tellement souvent qu'il sourit avant de me conseiller d'aller me coucher.