manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Lien vers Le péché pour leur vie pour les nouveaux venus.Passée la première surprise je regardai les autres visages. J'y lus comme ce qui devait se peindre sur le mien, de la surprise, de l'incrédulité, de la suspicion et surtout de l'impatience : alors quoi? Ce n'est pas une secte, sourit-elle, je vous rassure immédiatement. Leur existence va très vite vous être prouvée, mais d'abord je vais vous dévoiler la tâche que l'on attend de vous, parce que ceux qui refuseront, et il y en aura, comme toujours, deviendront nos ennemis. On ne dévoile que le strict nécessaire à ses ennemis. A partir de maintenant, ceux qui doutent de vouloir se battre avec nous, sortez sans délai, n'importe quand, dès que vous le sentez. Parce que ceux qui resteront par ruse, je vous le dis sans détour, ils seront simplement éliminés. Devait-on s'en étonner, me demandai-je, quand le contexte était si impitoyable depuis le début? Pour ma part j'avais toujours rêvé que de telles créatures existent, ça aurait donné un peu de piquant à la vie. Mais mon ventre se serra lorsqu'une question se posa à mon esprit. Si notre rôle était de les exterminer, y parviendrais-je? Dans mes rêves, ils étaient comme vous et moi, et pour rien au monde je n'aurais souhaité leur faire du mal. Peut être étaient ils des êtres sanguinaires, me consolai-je, alors je serais fière de débarrasser le pays de ce fléau.
J'en étais là de mes réflexions lorsque la présidente reprit : Ces vampires sont la cible des guerriers qui sont en passe de les éliminer. Des chevaliers blancs, qui troqueront bientôt leurs montures pour des licornes. Enfin ils les appellent ainsi mais ce sont des chevaux ailés, et pas des licornes, ces imbéciles disent n'importe quoi. Cela étant nous garderont leur appellation pour bien nous faire comprendre. Bref, j'ai une mauvaise nouvelle. Les méchants, c'est nous. Bientôt ceux qui nous suivront, juchés sur nos dragons, tenteront de les empêcher de tuer les nôtres. Les vampires.
Je m'adossai à mon siège. Et souris. Ça me plaisait. Beaucoup. Quand est ce qu'on commençait?
- Pourquoi sommes nous les méchants, interrogea quelqu'un?
- Du point de vue de la morale, répondit la présidente. Oui, posez des questions, à partir de maintenant vous y êtes invités. Mais souvenez vous de partir dès que vous aurez compris que cette quête n'est pas pour vous. Pour achever cette réponse, les vampires sont pour les humains des démons qui se nourrissent d'eux, ce qui est tout à fait vrai. Ils tuent parfois. Quand la faim les tenaille trop. Par accident. Vous, dehors. Surprise je vis un homme sortir avec une mine dégoûtée, qu'avait dû surprendre la présidente. Il ne restait plus qu'une des deux filles, notai-je. L'autre avait été éliminée. Sauf quelques criminels, comme dans tous les peuples, enchaîna la présidente. Une autre question?
- Comment ça va se passer, demandai-je?
- Avant de vous l'expliquer je veux que chacun réfléchisse sur sa motivation dans cette quête. On en reparle demain. Pensez aussi au secret que vous porterez toute votre vie. Pensez que vous pourrez certes revoir vos proches mais que pour leur sécurité vous déciderez de ne pas le faire, bien que nous nous en fichions. A demain.
Toute la journée je retournai tout cela dans mon esprit, et je ne voyais toujours pas de raison de me priver de cette aventure. Protéger des êtres persécutés, voilà qui était une jolie destinée. Ces chevaliers blancs pourtant me turlupinaient. Ils avait une touche de héros de conte de fées, avec leurs licornes. Mais décidément je ne pensais pas avoir à regretter de me battre contre eux. Sauf si ces vampires se révélaient être des créatures mauvaises mais il me semblait que cela on ne pourrait pas nous le cacher bien longtemps si tel était le cas.
Le lendemain à la première heure nous fûmes de nouveau convoqués.
- Alors, fit la présidente, qui nous quitte ce matin? Personne d'autre? Bien, alors lisez ce document et revenez à midi.
Je pris le livret et retournai au chaud dans ma chambre. Depuis que l'on ne se battait plus sans arrêt je redécouvrais ce qu'était l'hiver, et mon appartement bien chauffé me manquait assez rapidement. Le document, d'abord, comptait des articles de journaux. Il y avait la version du journaliste, une disparition subite, dans tous les cas. Un petit garçon, puis un couple, et enfin une jeune femme. Ensuite on avait la vie de chacun, retracée rapidement. Paisible jusqu'à la transformation en vampire. Puis un cauchemar. Une existence passée à fuir, pourchassé par ces chevaliers blancs, à l'époque montés sur de simples chevaux. Je fis le rapprochement avec tous ces cavaliers que l'on croisait en ville les dernières années que j'avais passées hors du château. Les vampires vivaient entre eux, compris-je, colocataires de beaux immeubles, ou familles factices, et j'en passais. Ils tentaient tout de même de gagner leur vie, en fait ils semblaient bénéficier d'un réseau important et obtenaient des emplois de nuit, ou de jour dans un local exposé nord. Toujours est il que ces quatre là avaient échappé plusieurs fois aux attaques des chevaliers blancs.