manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
J'acceptai et laissai le bel homme tamponner mon visage comme si j'étais une grande blessée après m'avoir questionnée longuement pour savoir si je n'avais rien de cassé. Je commençais à me sentir oppressée par mon attirance pour ces lèvres pincée à deux centimètres de mon visage. Je levai la tête pour les embrasser et Aiden recula. Des phrases de reproche, de dépit, de souffrance et de colère affluèrent à mon esprit mais ma gorge se serra et je ne pus en prononcer aucune. Il termina son travail et m'invita à retourner auprès de Mistral, je n'avais rien de grave, manifestement.
Éberluée je le suivis et cette fois la dragonne se laissa chevaucher sans problème. Pourquoi avait elle eu peur qu'on nous sépare? J'essayai les mots qu'elle connaissait et tout fonctionna : feu, monte, sol, ainsi que les guides manuelles. Je la fis enfin accélérer et si on mon cœur virevolta dans ma poitrine je gardai mon équilibre sur son dos. Je redescendis et ce fut d'une voix dure que je lançai à mon coach :
- Ensuite?
- C'est tout.
- Déjà? Mais c'est enfantin! Il n'y a rien d'autre, en es tu certain?
- Tout à fait. Regarde autour de toi. Je le fis et un frisson parcourut mon bras. Il n'y avait personne dans le parc que nous, pas une seule âme, humaine ou animale.
- Ils sont déjà partis en mission, m'étonnai-je?
- Exactement. Mais les autres dragons sont plus placides. Hein ma belle? Mistral lui souffla au visage et écœuré il agita la main devant son nez.
- Elle adore jouer avec toi, souris-je. Tu vas lui manquer.
- Elle a le don de dérider les gens, en tous cas. La colère me monta comme si j'allais entrer en fusion :
- Vas y, reproche moi d'être à cran, mais oui, vas y, dis que je suis une folle hystérique de me vexer que tu te dérobes à un baiser après tous ceux que...
- Ça suffit, cracha-t-il. Et éberluée je le vis tourner les talons. Sans réfléchir je courus et vins me placer devant lui. Excédé il stoppa. Le froid de l'hiver s'immisça jusqu'à ma moelle. J'eus envie d'effacer de mes doigts la colère sur son visage.
- Non, murmurai-je à la place. Tout mais pas ça. Mais il ne s'attendrit pas et continua sur sa lancée. Mais ensuite il finit par faire demi tour.
- Ton périmètre. Viens regarder sur la carte. Et il regagna le château à grandes enjambées. C'est ça, montra-t-il.
- Le centre ville, m'étonnai-je?
- Oui. Les garçons ont ce territoire. Il montra une autre ville importante sur la côte. En voiture on y allait en une heure.
- Ils rentreront ici ensuite, questionnai-je sceptique?
- Bien sûr, en dragon ils mettront une vingtaine de minutes. Tes missions durent douze heures, là Claire est partie il y a deux heures, donc il t'en reste dix pour vaquer à tes loisirs. C'est là où les garçons sont idiots, ils sont partis tous ensembles, va savoir comment ils vont gérer la suite.
- Aiden?
- Prends soin de te concerter avec ta coéquipière sur ce que vous aurez remarqué, et élaborez des plans. Je sais que la présidente aime rester floue à ce sujet, mais je préfère te le dire clairement,
- Aiden!
- ... vous ne devez pas rester les bras ballants en attendant une attaque, vous devez comprendre les buts de nos adversaires, leur fonctionnement, parce que sinon cette guerre ne cessera jamais. Si tu as besoin appelle moi.
Il se détourna et gagna sa chambre. Qu'est ce qui se passe, me dis-je?
Lien vers Le péché pour leur vie 41.