Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.

Publicité

le prisonnier de l'ange 71

Le plan se déroula à merveille. Cela faisait trois semaines que les vampires se déchaînaient sur les puissants murs de la forteresse. Les catapultes avaient été déployées de manière à ce que tous les voient. Elles fonctionnaient en permanence faisaient pleuvoir un orage de projectiles. Les milliers de soldats entouraient les murs  chantant leur victoire future sous les fenêtres de leurs victimes décrivant sans relâche les supplices qu'allaient endurer leurs ennemis. Cali, aidée d'Arcanne, n'était pas en reste. Ils libéraient un torrent de sorts sur les murailles, plus impressionnants qu'efficaces ces derniers remplirent grandement leur office. Ils avaient même créer le son d'une horde de loup hurlant, alors que des corbeaux factices survolaient le refuge.  Se relayant nuit et jour ils veillaient à ce que l'assaut ne subisse aucun répit. Le vacarme faisait naître la fin de monde alors que la poussière soulevée rendait le camp invivable. Cela faisait des semaines que les Tarants ne dormaient plus, ne respiraient plus. Harcelés par leurs ennemis, ils se terraient dans leur chambre priant Nala que cela cesse. C'est dans cette ambiance que Cali se présenta. Son apparition laissa les archers sceptiques, elle manqua de peu d'être assassinée. Heureusement un garde, l'ayant reconnu, empêcha ses collègues de l'abattre sans sommation. Tremblante elle récita l'annonce qu'elle avait mentalement préparé.  Ce ne fut que quand elle prononça le mot "information" que la porte s'ouvrit. Si Lucas n'avait pas été là j'aurai échoué se dit-elle. Elle fut directement menée devant le sultan. Dès qu'elle fut introduite dans la grande salle elle se jeta à ses pieds. Les battements de son cœur ne parvinrent pas à masquer le boucan que faisait son époux. Ce bruit de mort la rassura, elle n'était pas seule :
- Au grand seigneur je viens chercher aide et protection .
- C'est ce qu'on m'a dit. Mais on m'a surtout informé que tu venais nous livrer le plan de ton époux. Qu'en est-il ?
- Mon époux est un crétin ! Il bombarde vos murs pensant que terrifié, vous allez sortir. Il n'a pu trouver d'autre stratagème pour vous atteindre. Chacun sait que cette œuvre est le reflet de votre civilisation. Tout comme elle elle tiendra.
- Hum en effet, ce plan est stupide. Alors il paraîtrait que tu es amoureuse de moi ?
À ce moment là Cali se lança dans un discours enflammé, c'était de lui dont dépendait sa vie. Elle dû user de tous ses charmes pour éviter d’être tuée. Heureusement les bleus qui couvraient encore son corps, ses larmes et ses compliments vinrent à bout de la méfiance du petit homme, tout du moins en apparence. Cependant depuis qu’elle se retrouvait coincée avec lui dans sa chambre, Cali se demandait si elle l'avait vraiment dupé. Il ne lui restait plus qu’à ouvrir la fenêtre mais le sultan ne la quittait pas des yeux. La princesse tenta le tout pour le tout.
- Pourrait-on ouvrir un peu la fenêtre mon seigneur ? J’étouffe ici.
Le sultan la regarda d’un regard suspicieux.
- Je ne pense pas que tu veuilles vraiment cela. Cette lucarne est la seule ouverture dans la forteresse, si je l’ouvre l’ennemi pourrait entrer. A moins que ce soit ça ton plan petite chose, me séduire pour t’introduire dans ma chambre et dégager une brèche pour ton mari. Non je ne peux pas croire que tu me pensais aussi bête. Je préfère espérer que tu es tombée éperdument amoureuse de moi.
 Le ton ironique de la réplique ne laissa plus aucun doute à la jeune femme : elle était démasquée mais se sentant en sécurité face à elle il prenait son temps avant de la tuer. La princesse se sentait acculée, elle ne cessait de se déplacer dans la chambre pour éviter tout contact avec cet homme dégoûtant, mais ce petit jeu ne pourrait durer plus longtemps. Elle comprit à son regard qu'il commençait à se lasser. Le sultan allait vouloir passer à autre chose. Afin de ne pas éveiller leur suspicion elle n’avait pu emporter aucune arme. Soudain elle avisa le lourd vase sur la table de chevet, cela fera sans conteste une arme acceptable. Elle susurra :
- Vous avez raison mon roi, laissons cette fenêtre fermée si c’est elle qui nous protège. L'air de dehors ma parait soudain bien nauséabond, la fumée sans doute. Ne voulez vous pas vous allonger, je vais cinq minutes dans la salle de bain et je suis à vous. Son air coquin provoqua un instant de surprise chez l'homme immédiatement remplacé par son ravissement.
Sur le chemin elle prit soin de fermer la chambre, non sans lancer un clin d'œil complice au monarque. Puis elle passa dans la salle d’à coté le temps de rassembler son courage. Plusieurs plans d'attaque lui étaient venus, il serait si facile d'immobiliser le souverain grâce à un sort. Mais hélas le sort qui protégeait les murailles était aussi actif à l'intérieur. Toute magie était impossible. En désespoir de cause elle sortit, il était déjà vingt deux heure, Lucas n'allait pas tarder à passer à l'attaque. Elle traversa lentement la pièce retenant une grimace de dégoût, le sultan s’était déshabillé et l’attendait sur le lit vêtu seulement d’un regard lubrique. Cali sut qu’elle ne pourrait jamais effacer cette image, mais il était là où elle le voulait. Derrière lui, à la fenêtre, apparut une lumière rouge éclatante, signe que Lucas commençait à escalader la façade. Elle devait se dépêcher. Pourtant ce fut lentement qu'elle marcha jusqu'au lit du monarque, l'hypnotisant de ses pas. Puis elle se saisit brusquement du vase, le souleva et le laissa tomber de toute sa force sur l’homme qui n’avait pu que lever les bras dans un geste de défense, dérisoire. Le bruit alerta le garde dehors mais la chambre était fermée. Il tambourina à la porte pour savoir si tout allait bien. Essoufflée par l’effort la jeune fille lui répondit :
- Oui,  oui tout va bien on s’amuse.
Sa voix avait exactement la tonalité qu’elle désirait et elle sourit en entendant le garde s’éloigner sur des commentaires grivois.
- Pas trop j’espère, ajouta son époux, qui avait lui aussi entendu sa réplique. Il se trouvait déjà à la fenêtre, la vitesse et la force de l’espèce de son compagnon la surpris encore une fois. Elle se précipita vers lui et lui ouvrit. Il grimaça de dégoût en voyant l’homme dénudé sur le lit.
- Cali, était-ce nécessaire de lui ôter ses vêtements ? Dit il pour la faire sourire. Bon tu restes là lui ordonna-t-il.
- Seule avec lui ? Et s'il se réveille je fais quoi ? J’attends en hurlant que tu viennes me délivrer sur ton cheval blanc ? C’est hors de question !
- Je te suggère de l'attacher ma mie, ça t'occupera le temps que je boute l'ennemi hors d'ici. Attends moi sagement pour une fois, tu en as assez fait.
Etanne, comme le reste de l’armée qui débarquait dans la chambre, regardait le couple qui se disputait, comme à son habitude.
- Non mais ce n’est pas possible ! Répliqua énergiquement le soldat, Cali au coin tu es punie pour avoir mis le sultan tout nu, et pour nous avoir imposé cette vision d’horreur. Quant à toi Lucas il serait temps d’aller gagner cette guerre. Allez on y va ! Et il se lança dans la citadelle à l’assaut de ses ennemis aussitôt imité par son comparse. La princesse regarda défiler l’armée puis se décida à attacher le roi des Tarants. Une fois la tâche accomplie elle rejoignit son époux au combat. La bataille fut sanglante. Mille fois la reine crut perdre la vie et plus de fois encore elle eut peur que son mari perde la sienne. Ils  ferraillèrent de concert veillant l’un sur l’autre. A la fin épuisée la jeune femme ne se défendait plus que par le corps à corps, elle n’avait plus la force de tenir son arme. Alors qu’elle était à terre elle perçut trop tard un mouvement au dessus d’elle, elle leva la tête pour découvrir qu’un ennemi allait abattre sur elle sa hache. Terrassée elle ne pouvait rien faire et attendit le coup fatal qui ne vint pas. Quant elle rouvrit les yeux elle était dans les bras de son compagnon qui venait de tuer l’homme. Ils restèrent ainsi enlacés indifférents à la bataille qui se déroulait autour d’eux.
- Là sur ce coup c’était juste  petit ange lui dit il en la serrant dans ses bras musclés. Tu sais ça serait plus efficace si tu les tuais
- Je ne peux pas, je suis la gardienne de la vie.
- Je ne comprends pas.
- Ce n'est rien, lui chuchota-t-elle en lui rendant silencieusement son étreinte. Derrière lui elle distinguait Etanne et le reste de l’armée qui les observait, puis rassurée elle s’endormit en toute confiance.

le prisonnier de l'ange 72
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
U
<br /> Ah si, je sais ce que j'ai oublié de te dire !!<br /> Je me suis un peu demandé pourquoi elle paniquait et se prenait le chou avec un vase alors qu'elle dispose d'un très pratique et efficace sort d'immobilisation...<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> parce qu'elle paniquai et qu'elle a pas réfléchi ! <br /> bon d'accord je vais simplement dire que les sorts qui maintiennent la fortersse debout neutralisent toute magie<br /> <br /> <br />
U
<br /> Du coup jte dis les fautes du nouveau passage :)<br /> <br /> "septiques" attention, cette orthographe désigne autre chose, dans le cas qui nous intéresse ici il faut écrire "sceptiques"<br /> <br /> "Les battement" -> "Les battements"<br /> <br /> "d'autre stratège" mmmmm "stratagème", ou "stratégie" :p<br /> <br /> "si elle avait vraiment dupé l’homme" il y a déjà un "homme" pas très loin, je te conseillerais un truc du genre "si elle l'avait vraiment dupé"<br /> <br /> Je t'ai déjà dit que je trouvais que tout le passage (les 3 billets) y a vraiment gagné avec cette nouvelle version ?<br /> <br /> <br />
Répondre
U
"si il" -> "s'il" :)<br /> <br /> "fera l’affaire" -> "ferait l’affaire"<br /> <br /> "et la force" -> "et de la force"<br /> <br /> "elle rejoint" -> "elle rejoignit"
Répondre
P
Pour les dialogue je m'en charge à la relecture avec force de virgules guillemets et retour a la ligne...faudra tout relire quand ça sera bon!! Bises Cimry (dsl si j'ecorche ton pseudo de l'iPhone on ne peut pas redescndre pour veriuer les orthographe...
Répondre
S
<br /> et oui car derriére chaque article il y a le travail silencieux de pierra, vous ai-je dit que c'était un joyaux (et non un joyeux comme je l'ai mis je ne sais plus où, je corrige, je corrige.)<br /> <br /> <br />
P
Décidément Cali est pleine de surprise!! Les plans a la Cali ça va devenir unemarque déposée... Je lis tout de suite l'épisode suivant.
Répondre