manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Pourquoi, m'emportai-je? Pourquoi vous faites ça? Pourquoi exterminer les vampires?
- Pour que nos enfants puissent rentrer seuls de l'école au crépuscule sans risquer d'être vidés de leur sang. Et vous, s'attarda encore l'homme. Pourquoi les protéger?
- Parce que c'est un mythe, ils ne sont pas les êtres sanguinaires que vous chassez.
- Vous êtes bien conditionnés à ce que je vois.
Lorsque je hurlai qu'eux aussi, ils s'étaient déjà élevés dans les cieux. Nous tirâmes et je touchai l'un des hommes au bras. On les fixa tandis qu'ils s'éloignaient et un cri nous échappa lorsque l'un d'eux chut. On se regarda.
- C'est peut être celui que tu as touché. Deux fois. Au bout d'un moment on doit avoir du mal à se maintenir droit. Je t'interdis d'appeler les secours, Cristal!
- Bonsoir, souris-je à l'appareil. Pourriez vous me donner le numéro d'un vétérinaire de garde?
Claire attendit avec moi, ravie, l'arrivée du vétérinaire. Il eut bien des émotions en découvrant sa première licorne et ses premiers dragons. Il soigna l'animal, lui administrant un anti douleur, lui retirant la flèche, bandant la plaie. Nous attendions sur les conseils de l'homme qui avait bien senti qu'il était vain de nous poser les questions qui devaient lui brûler les lèvres, que la licorne soit de nouveau en état de voler, ce qui grâce à l'anti douleur ne devrait durer qu'une petite heure, lorsque mon téléphone sonna.
- Salut, Zack.
- Salut. Où es tu? Je le lui indiquai et il déclara, laconique : J'arrive.
Je le dis à Claire et se posa la question de savoir comment réagir quand il nous demanderait de nous livrer sans armes au point de rendez vous que l'on nous indiquerait.
- Alors, s'inquiéta-t-il en se précipitant vers nous? Whaou! Tu es magnifique, dit il à la licorne grise qui devait être prête à quitter ce toit à l'heure qu'il était. Quatre heures. Ma coéquipière raconta tout au vampire qui n'avait en fait pas encore réceptionné le moindre message.
- C'est logique, découvris-je, ils étaient blessés, ils ne sont pas passés par l'établissement.
- Qu'est ce que vous allez faire quand on recevra le message, voulut-il savoir? On voyait sur nos trois visages la gêne que provoquait le dilemme. Si on voulait sauver la belle on devait obtempérer. Mais Claire mit le doigt là où ça faisait mal :
- Elle est peut être déjà morte. Ils n'ont aucun intérêt à la garder en vie.
- De surcroît, ajoutai-je, si on fait ça c'est nous qui sommes mortes. Un silence pesant tomba sur ce toit, seulement troublé par la respiration puissante des trois animaux féériques. Machinalement on câlinait chacun le sien.
- J'aime bien cet animal, fit Zack en flattant le poitrail de la licorne.
- Elle n'a plus de maître, murmura Claire. Si tu le peux...
- Ce serait un grand bonheur, la coupa-t-il. Tu aimeras t'appeler Geicha? L'animal plongea juste ses grands yeux noirs dans ceux du vampire et Claire en revint à ce qui nous intéressait quand quelques minutes furent passées :
- Attendons déjà de recevoir ce message. On ne sait pas où ils sont, s'empressa-t-elle d'ajouter lorsque Zack posa les yeux sur elle. Elle bailla péniblement et je lui conseillai doucement :
- Va te coucher. Il ne te reste plus que cinq heures de liberté. Je vais m'occuper du reste.
Elle ne se fit pas prier et demanda à Goliath, son dragon d'or, de rentrer au château.
- Vous pourriez la garder au château, réfléchit-il, parce que moi dans l'immeuble ce sera compliqué.
- Sans problème. Comment se fait il que vous sachiez où nous avons nos bases sans que les chevaliers le sachent eux mêmes?
- J'ai beau dire nous sommes loyaux envers les anges. Surtout parce que vous dénoncer ce serait porter un coup à notre sécurité, on suppose que même sous la torture aucun vampire n'a jamais parlé.
- C'est courageux.
- Il faut l'être quand on est ce que nous sommes. On devrait se séparer. Tu dois la ramener au château et moi, m'apprêter à recevoir le message promis. D'autant que l'aube ne va pas tarder.
- Allons y, déclarai-je en me forçant à me remettre sur mes jambes. Est ce que... On pourrait ne plus jamais se parler comme tout à l'heure?
- Je ne le pensais pas. Tu es réellement différente.