
Le lendemain Etanne put enfin se lever mais lorsqu’il voulut aller s’entraîner Lucas lui jeta littéralement des tomates à la figure. Etanne resta surpris autant par le geste de son comparse que par la présence des légumes dans le dojo. Décidément, la présence des anges avait changé beaucoup de choses (des tomates dans le dojo !)
- NON mais qu’est ce que tu fais là toi ?! Tu ne crois quand même pas que je vais te laisser faire des mouvements qui risqueraient de rouvrir ta blessure ! Cali me tuerait si je te laissais faire et j’ai plus peur d’elle que de toi. Et si tu touches une arme cette semaine c’est moi qui te tuerai ! C’est clair?
- Que veux tu que je fasse ?
- Je ne sais pas moi, fais les boutiques !
Désœuvré il alla prendre une douche et en désespoir de cause il suivit le conseil de son ami.
Le soir quand Siléa entra dans la chambre elle trouva un paquet sur le lit.
- Qu’est ce que c’est ?
- Ouvre-le c’est pour toi.
La jeune femme ne se fit pas prier, avec une joie évidente elle déchiqueta le paquet. Le garde sourit, il n’était pas le seul à avoir gardé son âme d’enfant. Mais sur le visage de sa femme la joie fut remplacée par de la stupeur puis de la déception. L’ange avait mis à jour une robe longue et rose. Elle ne portait que des jupes courtes et noires, décidément son époux ne devait pas la regarder souvent pour ne pas s’en être aperçu. Elle refoula ses larmes et essaya de se composer bonne figure pour lui faire face.
- Merci maître, je suis très touchée.
- Non pas vraiment, mais il y a une explication. Je trouve que tes jupes sont trop courtes.
Le masque de la jeune femme se décomposa et se fut avec arrogance qu’elle répliqua
- En général les hommes aiment!
Il ne savait pas quoi répondre alors il attendit en silence, les autres aimaient c’est certain mais il trouvait cela quand même trop court. Un instant s’écoula où les époux se jaugeaient.
- Mon corps fait de nombreux envieux ! Tu devrais apprécier.
Encore une fois il n’avait rien à répliquer, il trouvait ce raisonnement aberrant mais savait qu’il cachait sûrement une blessure plus profonde alors il se tut. Cependant quand au bout de quelques minutes de joutes visuelles elle n’ajouta rien il se décida à parler
- Ton corps est certes magnifique petit ange et quoi que tu sembles penser je suis un homme capable de le savourer à sa juste valeur. Cependant je suis ton époux et j’aimerai être le seul à pouvoir en profiter. De plus j’en ai marre de devoir faire taire les murmures sur ton passage.
- Quoi les « cocu » je m’y suis faite et je ne vois pas le rapport avec ma tenue dit-elle dubitative.
A tiens songea-t-il je ne savais pas, décidément les gens n’ont aucun savoir vivre soupira-t-il. Il allait encore devoir se battre.
- Non, les « prostituée »
La jeune fille pâlit sous le coup de l’insulte.
Un silence s’imposa de nouveau mais Etanne ne le laissa pas s’éterniser.
- Tu es ma femme, tu es libre de t’habiller comme bon te semble mais pour me faire plaisir mon ange veux-tu bien essayer cette robe ? S’il te plaît.
Elle hocha la tête et se dirigea vers la salle de bain. Etanne n’était pas fier de lui, il savait que ça n’allait pas être facile lorsqu’il avait acheté la tenue mais il ne pensait pas devoir aller jusque là. Pendant qu’elle se changeait il se promit de l’emmener au restaurant ce soir, quelle que soit la tenue qu’elle choisirait. En bon séducteur il avait aussi acheté un bouquet de fleurs, l’initiative n’était pas de trop. Il était en train de réfléchir pour déterminer où ils iraient manger quand elle fit son apparition. Elle avait détaché ses longs cheveux blonds qu’elle portait habituellement en une lourde tresse. Ils ondulaient sur son décolleté plongeant. La robe qu’il avait choisie se composait d’un bustier sans bretelles noir et or qui mettait en valeur la poitrine de la jeune femme, seule concession faite à sa féminité. Il l’enserrait aussi étroitement que les bras d’un amant. Les dorures faisaient ressortit sa taille fine. Le corset prenait fin sur une jupe longue, rose bonbon qui était ouverte des deux cotés pour que la jeune femme puisse bouger librement. Le tissu ne laissait rien apercevoir des sublimes jambes de sa femme mais l’imagination du guerrier n’avait aucun mal à les deviner. Ce faisant il se rendit compte qu’il regardait plus le corps de sa femme maintenant qu’il était couvert. Ce n’étaient plus les insolents qu’il allait devoir assommer mais les prétendants ! La jeune femme avait les joues rosies par la colère qui faisait aussi briller ses yeux. Etanne était soufflé