Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.

Publicité

Clio 24.

Sa petite amie s'avança dans le canapé pour pouvoir tendre le cou vers lui afin de lui cracher au visage :

  • - Ho, tu me reconnais pas, crétin ? Rappelle-toi, je suis la première humaine à qui t'aies jamais parlé de ce qui te sert de cœur. Ben je te présente la femme que j'aime, alors si tu lui fais pas une révérence, ben essaie au moins de lui parler gentiment.

Uriel donna une accolade à sa fille en faisant signe qu'il était fier d'elle, puis ajouta sur la même lancée :

  • - Et tu changeras les serrurestriste.jpg que tu as fait sauter pour entrer en rendant la maison aussi accessible qu'un moulin à vent, s'il te plaît, Guenaël.

Celui-ci hocha gentiment sa tête d'un brun artificiel. Il porta machinalement la main à sa propre pierre, qu'il s'était faite incruster dans la nuque, sous la masse de ses cheveux qu'il portait longs exprès pour la protéger des regards et de quoi que ce fût d'autre. Uriel était tout ce qu'il avait. S'il partait, il briserait la pierre pour quitter la planète, car plus rien ne l'y retiendrait plus.

  • - Alors c'est le mec que t'as choisi pour ta nana, lança-t-il pour se changer les idées en provoquant les humains autour de lui, ce qui à son sens était la seule distraction qui fonctionnât sur cette planète triste à en pleurer. T'as pris un rouquin, j'aurais jamais deviné, s'esclaffa-t-il en lui serrant la main, sous le regard estomaqué de Mallaurie qui avait du mal à croire qu'il avait réellement prononcé ces mots-là.

Le dénommé interrogea Hiléria du regard, peut-être pour comprendre où il avait atterri. Il se trompait peut-être mais lorsqu'elle l'avait pris à part, elle avait parlé d'une mauvaise nouvelle.

  • - Quoi qu'il en soit, l'élu, continua le brun aux yeux rouges, tu parles, t'es mort, mon gars.

Cette fois, la maîtresse des lieux éclata d'un rire sincère, qui la détendit jusqu'à la moelle. Mallaurie sourit, tout simplement parce qu'elle riait et qu'il aimait cela.

  • - J'aime pas ce mec, blagua-t-il en adressant un clin d'œil à Clio, qui paraissait désespérée de constater que tout le monde avait oublié qu'elle avait perdu la pierre de son papa.

Elle avait bien noté, également, que tout le monde s'était mis à parler comme son père, ce qui prouvait l'agitation, la nervosité, voire même l'hystérie de l'ensemble des adultes présents. Cela n'était pas une bonne nouvelle. Bien sûr, Mallo dut endurer quelques explications, à présent qu'il avait été menacé à tort il en avait gagné l'heureux privilège.

  • - Tu crois à ça ? Questionna-t-il Hiléria d'un air incrédule.

Elle hésita une seconde. Uriel paraissait le même âge que sa fille, sans compter le poids de la pierre qu'elle avait pu appréhender de ses propres mains.

  • - J'ai de bonnes raisons de le croire, oui, mais je ne te demande pas d'en faire autant. Tu peux rentrer chez toi, je ne t'en tiendrai pas rigueur et te donnerai des nouvelles dès que j'en aurai de fraîches. J'aimerais pouvoir faire de même, mais malheureusement je suis déjà chez moi.

Il fit signe que non, à présent qu'il était là il n'avait pas envie de faire demi tour. Il lui semblait qu'elle avait besoin de lui. Un silence plana dans la pièce, peut-être réfléchissaient-ils au moyen de retrouver la pierre de lune. Il gonfla les joues, incapable de comprendre comment autant de personnes aussi différentes les unes des autres pouvaient croire à de tels enfantillages.

  • - Que fait la pierre que je ne sais pas encore ? Finit par questionner Hiléria.



 

Le blond albinos se demandait ce qu'il était en train de faire. Il n'avait jamais parlé des lorialets avec un humain sauf avec Clio. Que faisait-il au milieu de tous ces gens à se tracasser sur son propre sort, auquel il croyait n'accorder que si peu d'importance ? Il secoua la tête en silence, se demandant vaguement comment mettre fin à cette grotesque scène qui n'aurait jamais dû prendre forme dans cette maison sacro-sainte. Il leva ses prunelles rubis sur le brun de ceux de la dernière femme qu'il avait aimée charnellement. Une fois de plus eut l'impression qu'une connexion opérait entre eux-deux. Il n'avait jamais touché quelqu'un comme elle. Il revit rapidement quelques scènes de sa propre histoire. Les femmes avaient porté des tenues de plus en plus légère les siècles passant, et de plus en plus quelconques à son goût à lui. Elles avaient quitté jupons et corsets. Elles étaient devenues libres, s'étaient débarrassées du joug de la gent masculine. Mais elles avaient toujours voulu le séduire lui. Il supposait que le mystère qui l'entourait, son air triste, son apparence exotique et son allergie au soleil avaient excité leur curiosité. Il ne s'était pourtant jamais rendu accessible à quelqu'un comme à elle. Elle en porterait toujours les stigmates, mais elle l'avait raccroché à la réalité comme aucun lorialet n'était censé l'être. Il ne lui en était pas spécialement reconnaissant, seulement il était lié à elle, il ne se l'était pas absolument caché depuis lors.

Clio 25

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
L
J'aime découvrir Uriel à travers lui et non,plus seulement à travers la blessée Hiléria!<br /> <br /> Donnes m'en encore un peu!
Répondre
C
<br /> <br /> d'accord, parce que c'est toi ;)<br /> <br /> <br /> <br />