manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Il me fallut plusieurs jours pour revenir à la réalité, cependant cette dernière m'engouffra sans pitié lorsque je regardai mon téléphone. J'avais une trentaine d'appels en absence sans aucun message sur le répondeur, les garçons avaient apparemment essayé de me joindre. Reposée, j'autorisai mes pensées à dériver vers eux, cela faisait bien longtemps que je ne me l'étais permis. Je revis ces derniers mois défilant dans ma tête mais cette fois j’avais le recule nécessaire pour que la peine n’affecte pas mon jugement. Lorsque j’arrivai au passage des adieux une question s'imposa immédiatement à moi : était-ce normal qu’ils m’abandonnent ainsi ? J'essayai de me tranquilliser, Blaise ne s’était-il pas vanté de n'avoir jamais perdu un témoin ? Mais plus je tournai et retournai ça dans ma tête plus j’étais insatisfaite, ça ne suffisait pas. À force de ressasser j‘eus soudain une idée, sans réfléchir plus je plongeai sur le lit, allumai l'ordinateur et tapai « procès Angels contre Diablos ». Une centaine de pages apparurent, bien sûr, il y avait eu d’autres litiges. Et vu le retentissement des affaires, les médias en avaient fatalement couvert les affaires. J’ouvrai la page la plus récente. Elle concernait mon calvaire « Celle qui envoiera le Diable en enfer« titrait l‘article, pour l‘instant l‘enfer c‘est moi qui le subis. En bas s‘étalait une photo de moi, enfin d‘une moi qui allait mourir quelques heures plus tard pour ne jamais renaître j’avais déjà commencé à changer, mon sourire était triste sur cette image. Je la fermai rapidement et passai à la suivante. Une autre affaire de meurtre d’après ce que je compris, mais sans témoin. Je me décourageai pas. Je voulais découvrir le nom d’un témoin pour pouvoir le joindre ensuite. La tache paraissait titanesque, cependant il me restait une semaine de vacances et n'ayant plus de dieu à vaincre je n’avais que cela à faire. Le matin je découvrais le quartier et ma future université, l‘après midi était dédiée aux recherches. Je sentais peser sur moi les regards des deux déserteurs, mais peut être n'étais-ce qu’un songe, une volonté. Le temps filait amenant la fin de mon congés. J’avais trouvé en tout quinze noms de témoins, et en ce dimanche matin, armée d’un annuaire et d’un café, je m’apprêtai à téléphoner à toutes les personnes titulaires de ces noms. Première étape saisir le premier nom dans le moteur de recherche.