manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Une routine s’installa et je m’aperçus que finalement ma vie à Régina était à peu prés semblable à celle que je menais à Bordeaux. Alors que je passais l’aspirateur et dépoussiérais les meubles en même temps (un queue c’était très utile, notamment pour faire la poussière) je réalisais que le même quotidien s’était installé. Tous les jours j’allais à la fac, j’y retrouvait les filles, le soir je rentrais, travaillais et regardais la télévision si aucune soirée n‘était prévue. Finalement je menais une vie d‘étudiante banale, si loin de la réalité que je dissimulais. Cela me rassurait, malgré tous ce qui m’était arrivé la vie pouvait quand même reprendre son cour. Sur cette pensée j’avais enfin fini mon ménage, il ne me restait plus qu’à vider ma poubelle. En passant devant la fenêtre pour aller à la cuisine je surpris la tête ahurie de mon gardien. Mince ! En courant je me dirigeai dans la chambre enfiler un pantalon, un pull et sortis voir ce qu’il me voulait :
- Puis-je vous aider ? lui demandai-je polie.
- Vous avez une queue !
là j’avais surtout un problème, n‘ayant d‘autre solution je feignis l‘innocence.
- Pardon ?
- Vous avez une queue !
- Je ne vois pas de quoi vous parlez.
- Vous avez une queue !
Apparemment il lui était impossible d‘avoir une autre pensée, mon gardien était bloqué.
- Vous allez finir par être désobligeant ! Je vous assure que je suis une fille, et même dans le cas contraire je ne vois pas en quoi cela vous regarde. Ayez un peu de retenue je vous prie.
- Vous avez une queue !
- Vous l’avez déjà dit, ça commence à être lassant. Si vous n’avez rien à ajouter je rentre.
J’allais retourner chez moi lorsqu’il prit à parti deux étudiants qui rentraient des courses.
- Elle a une queue !
Un instant le jeune couple resta ébahi devant cette révélation puis il me regardèrent gênés.
- Ce n’est pas vrai, je vous assure que je suis une fille.
- Elle a une queue hurla mon gardien de plus en plus excité. Sa face devenait rouge, ses mouvement désordonnés. Je saisis l‘occasion. :
- Je vous en prie aidez moi, il est sans doute devenu fou et s’en prend à moi. Appelez la police s’il vous plait, leur demandais-je l’air implorant.
À la guerre l’attaque est la meilleur défense. Ils me regardaient hésitant, ne sachant que faire. Le gardien se reprit :
- Mais non ! je ne suis pas fou, elle a une queue violette.
- S’il vous plait aidez moi il délire, il a du boire. Je vous en prie ne me laissez pas seule avec cet homme ! Il ne cesse de regarder chez moi et de me harceler.
- Je ne délire pas. Si vous n’avez pas de queue prouvez le, enlevez votre pantalon.
Je le regardai totalement abasourdie par sa proposition, puis je levai les yeux vers le couple en face. Le garçon s’était saisi de son téléphone et appelait la police. De rage le gardien se jeta sur moi dans l’espoir de m’ôter mon jean. Jamais je n’aurais pu prévoir ce geste heureusement que Tiffanie le plaqua au sol. Quelle idiote, me grondai-je, pourquoi n’as-tu pas réagi ! Où sont tes réflexes ! Dés demain je reprends l’entraînement ! J’avais oublié que quoiqu’il arrive la vie ne serait plus jamais la même :
- Je venais te proposer une ballade mais j’arrive à temps je vois. Que te voulait-il ?
Elle avait ceinturé avec efficacité l‘homme qui se débattait à terre.
- Je ne sais pas, il veut m’enlever mon pantalon.
- Pardon ? Fit-elle ébahie, dans sa stupeur elle relâcha sa prise, heureusement l’homme n’eut pas le temps d’en tirer partie, Tiff pesa de nouveau sur lui de tout son poids.
- J’ai appelé la police fit le jeune homme.
- Mais elle a une queue, essaya de se justifier mon agresseur.
- En plus tu l’insultes !
Seuls les cris de l’homme emplirent le silence jusqu’à l’arrivée de la police. Les policiers surprirent alors ses vociférations et l’homme fut arrêté. On me jura qu’il ne me causerait plus d’ennuis.
- Allez, je t’emmène au cinéma, déclara d’autorité Tiffanie, elle avait senti mon malaise.
Après le cinéma elle m’entraîna dans un bar, retardant le plus possible le moment où je serais seule. Elle m’abroutit de banalités et idioties me réchauffant l’âme du quotidien. Nous évitâmes soigneusement d’évoquer l’incident, ma compagne savait guérir. Le soir arrivées à ma porte elle me demanda :
- Ça va aller ? Tu veux que je reste un peu pour te rassurer ?
- Non merci mais c’est gentil de ta part.
- Tu souhaites en parler ?
- Non, merci, je veux juste oublier.
Elle me prit le bras pour me retenir et plongea ses yeux dans les miens. Après ce qui me parut une éternité elle me lâcha enfin du regard.
- Ça me va, déclara-t-elle et partit.
Ce soir là cependant je ne pus retenir ma culpabilité, par ma faute la vie d’un homme avait encore était brisée. Combien d’erreur devrais-je encore commettre avant d’y arriver ? Comment puis-je me racheter de mes erreurs alors que je suis incapable de veiller sur vous ? Ses questions me harcelèrent jusqu’au bout de la nuit.