manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
La journée que je passai fut horrible, j’étais de mauvaise humeur, fatiguée, je ne cessai de ressasser ma culpabilité. Le soir venu à l’heure de la douche, mon dilemme s’imposait à nouveau. Je me regardai nue dans le miroir. J’avais pris l’habitude d’enrouler ma queue autour de ma taille pour ne pas marcher dessus. C’est elle mon problème, je devais la supprimer, je n‘avais déjà que trop tardé, par ma faute la vie d‘un homme allait être gâchée. C’était la décision la plus raisonnable, mais je ne le voulais pas, j‘avais trop peur des conséquences. Je pouvais vivre avec cet appendice, mais que faire si mon sort change mon apparence ? Ma magie est trop défaillante pour que je puisse compter dessus.
- Bo, Mylan appelai-je où êtes-vous ? J’ai besoin de vous. Je me sens si seule.
Bien sur s’étaient des traîtres, mais perdue dans le grand nord, à cet heure il ne me restait plus qu’eux, eux et une bande d’amie à qui je n’avais cessé de mentir.
Bien sûr personne ne me répondit. Et c’est le moral miné que je jetai mon sort pour la faire disparaître. Étant seule je pouvais me permettre de hurler, je ne m’en privai pas. Je me relevai difficilement alors que la douleur prenait son temps pour s’estomper. Dans toutes mes vies jamais je n’avais jamais autant fait usage de la magie en si peu de temps, même lorsque la terre était riche en énergie. J’espérais que cela n’aura aucun contrecoup fâcheux. Un regard me permit de m‘assurer de la réussite de mon sort, ma queue avait bel et bien disparue. Puis je me scrutais, vérifiant que mon apparence était restée la même. Aurais-je réussi ma première incantation ? Si c’était le cas cela méritait d’être fêté, mais je savais que cela était impossible, la terre était trop malade pour permettre la réalisation d‘un sort. Je pris une douche rapide avant d‘aller rejoindre mon lit.
Le lendemain le situation n’avait pas changée, aucune catastrophe ne s’était produite pendant mon sommeil, mon sort n’avait eu aucune conséquence. La joie m’envahie m’entraînant dans un gigue endiablée en sous vêtement au milieu de mon studio. Alors que j’enchaînais les pas de danse on frappa à la porte. Je m’habillais en quatrième vitesse pour découvrir Tiffanie les yeux pétillants, un sourire rieur éclairait son visage :
- J’étais inquiète après l’incident d’avant-hier et ta mauvaise humeur, mais je m’inquiétais pour rien apparemment, tu sembles en forme.
Elle avait surpris ma danse par la vitre de la cuisine.
- Attends moi, je prends mon sac et je te suis.
Je fus enthousiaste tout au long du trajet.
Vers midi une fille nous rejoint, à partir de cet instant elle nous accompagna toute la journée. Elle devait être timide car elle ne prononça aucun mot, se contentant de nous observer. Son attitude me paraissait étrange pourtant personne ne semblait la remarquer, il semblait régner comme un pacte de silence entre elle et mes amies. Sans doute une histoire cachée, la jeune femme ne s’offusquait pas de l’impolitesse de mes compagnes, et aucune d’entre elles ne semblait gênée. La nouvelle venue était métisse avec de lourds cheveux bouclés qui descendaient en cascades sur ses épaules chocolat dénudées (mais comment fait elle pour ne pas avoir froid ?). Elle portait des lentilles bleues, l’effet était saisissant. Plutôt fine, sa silhouette élancée avait du charme. Sur le chemin du retour alors qu’elle était encore là je n’y tint plus :
- On pourrait peut être lui parler ?
- A qui ? Me demanda Rita.