manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
L’intensité de son regard me figea quelque secondes sur place.
- Je vais y aller, annonça Aaron interrompant ainsi l’instant de grâce.
- C’est quoi ton nouveau nom ?
- Bo.
- N’est ce pas un peu prétentieux ? Sollicitai-je.
- Si ça l’est ! Me répondit le prêtre.
- Mais non, c’est Vietnamien. Et toi ? Me questionna-t-il pour détourner l’attention.
- Eya
Je lui déposai un baiser sur la joue en lui souhaitant bonne route. Il me prit dans ses bras et me murmura :
- Évite de te disputer avec ton nouveau mari. De vous deux c’est toi la plus raisonnable. Tu voulais le garder ne l’oublis pas. J’espère que ça va aller.
Je lui souris :
- Mais oui, n‘ai pas d‘inquiétudes et file maintenant.
Il se tourna vers le prêtre et lui dit en guise d’adieux :
- Veille sur elle, de vous deux c’est toi le plus raisonnable, n’oublie pas que Dieu te regarde et s’il ne le fait pas Gros Tony le fait.
- Au fait, je viens d’y penser mais comment est-ce possible que le tigre se soit échappé ?
- Il a tué Yseult, fit l’ange lugubre.
Padre posa une main sur mon épaule, pas de sarcasmes me disait-elle, pas de questions. Il partit l’air abattu emportant avec lui toutes mes certitudes et la stabilité de notre trio. Je me pivotai vers le curé, jamais il ne m’avait paru si imposant. Nous allons devoir apprendre à nous redécouvrir :
- Nous partirons demain en attendant tu pourrais aller faire quelques courses en ville ? J’ai besoin de repos.
- Bien sûr qu’est ce qu’il te faut ?
- Un rasoir, une boite de teinture brune et des vêtements. Tu es sûr que cela ne ne te dérange pas ?
- Non, j’en profiterai pour acheter du change. Repose toi bien.
J’étais sur le pas de la porte, lorsqu’il me retient par le bras. « attends » me dit il en se penchant. Il sorti la dague qu‘il portait à sa cheville puis s‘approcha de moi. Je le voyais s’avancer sur moi, un couteau à la main, alors que l’ange devais être à plusieurs kilomètres. Sur l’instant, je l’avoue, j’eus un peu peur, mais j’étais surtout dévorée par la curiosité. Il ne s’arrêta qu’à quelques centimètres de moi, je sentais son souffle sur mon visage. D’un geste tendre il rassembla mes cheveux. Perdue, troublée, je le laissai faire. Avec des mouvements précis il me fit un chignon et cacha la dague à l’intérieur.
- Je n’aime pas te savoir dehors sans arme. Tu peux la garder je te la donne.
- Si tu veux je peux rester ici, tu m’achèteras du change.
- C’est ce que j’aurais fait en d’autres circonstances mais c’est impossible. Les Diablos connaissent mon visage à présent, aller en ville ainsi serait inconsidéré, surtout que les commerçant sont habitués à moi, qui sait si n’est pas l’un d’eux qui nous a vendu ? Malgré toutes mes questions je dois avouer que toi tu es métamorphosée, personne ne te reconnaîtra.
- Tu as raison, et puis maintenant je suis armée.
Son regard resta inquiet. Les courses furent vites faites, je ne devais pas traîner, le padre était resté dans la chambre, à ma vue le soulagement emplis ses yeux, il n’avait pas dû être aisé pour lui de rester passif. Je lui tendis un sac avec ses courses.
-,C’est ce que tu m’as demandé.
- Merci je vais sous la douche.