manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Tu restes à la maison, je pars au boulot et ce soir nous allons tout les deux au restaurant pour fêter ça.
Il ne me laissa même pas le temps de répondre.
Vêtue de ma plus belle robe je patientai un verre de champagne à la main. Ma robe marron épousait à merveilles mes formes voluptueuses. Je m’étais permis un décolleté plongeant et enfin qu’on en décolle son intention, avais accentué mon regard par un trait d’eye liner. Pour finir j’avais relevé mes cheveux dans un chignon complexe, petit bijoux de technologie et de patience. Lorsqu’il franchit le pas de la maison Noa fut soufflé par mon apparition, parfait c’était l’effet escompté. Je lui tendis sa coupe en lui demandant :
- Où allons nous ?
Un silence passa avant qu’il me réponde d’une voix rauque :
- C’est une surprise. Laisse moi juste le temps de prendre une douche et de me changer; Enfin, surtout de prendre une douche, l’entendis-je marmonner en montant les marches.
La soirée s’annonçait bien. Il descendit après une dizaine de minutes et me tendit le bras pour me conduire à la voiture. Finalement nous arrivâmes devant un restaurant Français. Je souriais, l’intention était charmante. Il donna nos noms au réceptionniste qui nous installa devant un feu de cheminée. L’ambiance était calfeutrée tout en étant simple, le charme de l’endroit opéra immédiatement. Nous venions tout juste commander lorsque je vis la blonde franchir le pas de la porte :
- Dis Noa tu as dit à Andy où tu m’emmenais ce soir ?
- C’est possible, pourquoi ? Fit-il crispé.
D’un coup de tête je lui désignai le couple qui passait la porte et se menait sur nous :
- Noa quelle bonne surprise, je ne pensais pas vous trouver ici. Peut on se joindre à vous ?
- Bien sûr.
Et voila comment gâcher un bon moment. Bientôt la conversation ne tourna qu’autour de l’affaire et de l’ambiance qui l’avait enveloppée, vinrent ensuite les inévitables ragots de bureau. En face de moi le sublime compagnon de la jeune femme me faisait de l’œil. N’ayant pas été présenté, il s’en chargea lui-même et partit dans un numéro de charme dénué de subtilité. À coté nos partenaires ne se rendirent compte de rien, tout cela sentait la machination. À regret je me résignai à laisser s’échapper une belle soirée. Discrètement je me levai et quittai la table sans que mon époux ne le remarque.
- Excusez moi, pourriez vous m’appeler un taxi et prévenir mon mari que je suis partie ? Je me sens pas très bien, demandais-je au réceptionniste.
Le garçon pencha la tête vers notre tablé et hocha la tête. C’était la victoire de padre et je n’avais pas le droit de la saboter. S’il souhaitait la célébrer avec elle alors qu’y pouvais-je ? Encore une fois la blonde vainquait songeai-je amère. Soudain deux bras m’entourèrent :
- Qu’y a-t-il mon ange ? Es tu lasse ? Il est peut être un peu tôt pour sortir, je suis désolé. Je vais prévenir les autres que nous nous en allons.
- Tu n’es pas obligé de me suivre, tu peux rester avec eux si tu le désires.
- Hors de question !
- Je t’attends là, pendant ce temps je décommande le taxi.
Il secoua la tête et partit d’un pas assuré. M’assurant qu’il était trop loin pour entendre, je me penchai devant le réceptionniste qui avait suivi toute la scène et lui proposai:
- Cent dollars de pourboire si vous arrivez à glisser nos commandes avec une bouteille de bon vin ainsi qu’une nappe dans le coffre de notre voiture.
Je vis les yeux de l’homme s’illuminer, je serais exhaussée. Nous mîmes un peu de temps pour récupérer nos manteaux, mais ce fut pour la bonne cause :
- Tourne à gauche, ordonnai-je à mon époux à la sortie du parking.
- Mais nous habitons à droite.
- Je sais, mais fais moi confiance et tourne à gauche.
Il s’exécuta. Je le conduisis jusqu’à une colline qui surplombait la ville. C’était Bo qui m’avait parlé de cet endroit, et je dois avouer que c’était magnifique. Les lumières de New York resplendissaient tel mille chandelles allumées en notre honneur.
- C’est splendide, me murmura mon compagnon.
Je sortis les victuailles du coffre sous l’œil étonné de mon comparse.
- Mais comment c’est possible ?
- J’ai soudoyé le réceptionniste, avouais-je.
J’installai le pique nique alors qu’il débouchait la première bouteille et sous les étoiles nous passâmes un agréable moment. Il me parla de tout, de rien, me fit rire, m’appris le nom des astres et leurs histoires… Le vin me faisait tourner la tête mais pas autant que cet homme. Sous le prétexte de la température je m’étais glissée dans ses bras et savourais l’instant. Jamais soirée ne fut plus plaisante et romantique.