manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Il me regarda intensément et toujours à voix basse il me répondit :
- Tu n’as donc toujours pas compris, je ….
- Excusez moi, j’ai oublié mon sac. Dois-je prévenir le bureau que tu ne seras pas à l’heure ?
- Non, malheureusement non, à tout à l’heure Andy et merci encore pour les croissants.
Il appuya son front contre le mien puis me dit.
- Allez fillette nous allons être en retard.
Ce fut tout.
- Attends ! Tu n’as pas répondu à ma question.
- Trouve par toi-même.
Je vais assassiner tous ses collègues, un meurtre collectif. J’en imaginai les modalités lorsque je vis mon bus arriver au loin. D’un coté j’avais mon car, de l’autre je voyais padre qui s’apprêtait à partir. J’aurais du monter dans le transport en commun, mais ce n’est pas ce que je fis, je préférai prendra mon élan pour me précipiter sur le curé. Je sautai par-dessus les obstacles afin de finir dans ses bras, mon élan nous emporta au sol. Je plaquai mes lèvres sur les siennes et l’embrassai comme jamais je n’avais embrassé personne. J’y mis toute ma passion, mon ardeur. À travers ce baiser je lui criai « je t’aime ». Lorsque je me reculai il me regardait, enflammé et curieux. Je lui expliquai :
- Je déteste quand il y a un conflit entre nous. C’est jamais bon de laisser planer ces mots. Dans ces cas nous ne sommes doués que pour nous blesser. Je vais penser à notre dispute toute la journée et ce soir je n’irai pas bien, j’aurai peur de toi, cette prophétie ne m‘enchante guère. Alors rassure moi, il n’y a pas de désaccord entre nous ?
Il me regarda, d’un geste souple nous remit debout et nous fit tournoyer à toute vitesse. C’était inattendu, je vis le paysage valser autour de moi, étourdie je me concentrai sur ses yeux. C’était grisant, comme dans l’enfance quand on se prenait par la main et qu’on tournait à tout vitesse. Face à cette sensation de bien être, un rire d’enfant m’échappa, je retrouvai l’innocence de ces moments. Je considérai ravie l’homme qui me portait, ses yeux souriaient avec les miens. Puis il ralentit et me posa. J’avais les joues rose et les yeux brillants. Il me glissa à l’oreille :
- Pas de désharmonie entre nous. Plus haut il ajouta. Allez viens je t’emmène nous sommes en retard.
- Tu as souvent peur de moi, me demanda-t-il sur le trajet ?
Après un instant de réflexion je ne pus que répondre par l’affirmative. Nos relations étaient compliquées et mon intuition me disait que ça n’allait pas s’arranger.
La journée fut plaisante. Avec Bo nous finalisâmes notre projet, dès cinq heures nous avions enfin achevé l’orphelinat, une bouffée de fierté me saisit. Puis sans crainte je partis retrouver le curé pour tout lui raconter.
- Tu as passée une bonne journée à ce que je vois.
J’acquiesçai, en lui demandant des nouvelles de la sienne. Les mains sous l’eau nous faisions insouciants la vaisselle. Cependant les débris dans la poubelle me rappelaient que la scène était pas loin.
- Ça a été, depuis la fin de l’affaire Staff le bureau est assez calme. Sinon j’ai appris que j’avais un séminaire ce week end. Chaque année le bureau organise une réunion de travail dans un luxueux hôtel avec une grande soirée pour épater les clients et des excursions pour cultiver les avocats. Nous partons vendredi soir, samedi nous serons en réunion, le soir est prévu un buffet. Le lendemain nous visiterons un monument historique, le programme ne précise pas lequel, et l’après midi sera de nouveau occupée par un séminaire. Tu es invitée bien sûr, mais ne te sens pas forcée de venir. Ça risque d’être ennuyeux, il y aura que des avocats et nos clients. Tu seras sans doute mieux seule à la maison à t‘occuper de Mia.
Je comprenais très bien le message, il n’avait pas envie que je sois avec lui. Peut être que est-ce une punition pour ce matin, où peut être avait-il honte de moi. Les hypothèses les plus douloureuses fusaient dans mon esprit. Peut être qu’il voulait-il y aller avec Andy. j’entrai de nouveau dans une spirale de chagrin entraînée par mes idées noires, pour se faire du mal nous étions décidément doués. Je décidai de briser le cercle :
- Si tu ne souhaites être avec une avocate, dis le moi franchement. Je ne pourrais pas t’en vouloir si tu préférais y aller avec une autre plus compétente que moi. J’ai conscience que devant les clients mon ignorance pourrait te desservir. Mais tes fausses excuses, je ne supporte pas.