manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Je criai mon désespoir au ciel, je criai ma peine à Dieu et je peux vous affirmer qu’il l’entendit.
- Bon sang qu’est ce qui te prend !
Le voisin, je sentais qu’il me prenait dans ses bras pour me consoler mais je restai indifférente à sa tentative. Ma clameur déchirait le temps et l’espace. J’appelai mon époux, me cassant la voix dans l’espoir de le réanimer, dans l’espoir qu’il m’entende. À peine le temps de reprendre ma respiration que mon chant lugubre de nouveau reprenait. Mon mari avait été tué, quel sens aurait ma vie maintenant ? Et que faisait ce maudit tireur, pourquoi ne m’abattait-il pas ? Je voulais mourir. Je l’exhortais à tirer. «Tue moi » réclamai-je.
- Arrête, ce n’est qu’un cauchemar.
Effectivement c’était un cauchemar, jamais je n’avais eu si mal.
- Fillette réveille toi, ouvre les yeux, je t’en supplie regarde moi.
Mais qui était ce voisin qui me serait contre lui ? Je rouvris les yeux pour tomber sur deux océans émeraudes où nageait une inquiétude sans nom : Enzo. Je lui arrachai son T-shirt à la recherche de la blessure. Rien son torse était intact.
- C’est rien tout va bien, c’est fini maintenant.
Il essayait de m’apaiser, c’était un échec. Je regardai mes mains, elles étaient couvertes de sang.
- Ce n’est rien mon ange, tu nous as griffé quand tu dormais, ce n’est pas grave.
Aucun de ses mots ne m’atteignait, j’étais hystérique. Je fermai les yeux dans l’espoir de me calmer mais l’image du curé mort me rejoignit, je me remis à hurler. Un tremblement violent me prit. Je n’arrivai pas à revenir. Dans un mouvement brusque le curé nous souleva et nous plaça sous une douche froide. Le contact de l’eau adoucit un peu ma terreur. Réfugiée dans les bras de l’homme je continuai à trembler. Je discernai à peine ses mains sur mon corps, prisonnière de mon rêve. J’eus bien conscience de ma nuisette qui tombait et des lèvres, chaudes, vivantes de Noa sur les miennes, mais cela me paraissait être un rêve. J’étais enfermée dans l’allée et repensait aux instants que nous avions passé à nous aimer. Je levai des yeux effrayés sur mon amant pour découvrir que les siens étaient amplis de désarroi. Il me caressait le visage murmurant inlassablement mon nom, depuis quand m’appelait il ? Se lassant de mon inhérence, il se mit à me frapper, une gifle tendre au début puis plus forte. Le choc me sortit de ma transe, immédiatement je le rassurai par un baiser. Je tremblai toujours mais ce n’était plus de peur. Le curé plaqua ses mains sur mon visage écartant mes cheveux mouillés.
- Que s’est-il passé ? Bon sang qu’est ce que tu m’as fait peur. Je suis désolé je n’ai pas trouvé d’autre moyen pour te ramener, je t’ai appelé mais tu semblais si loin.
J’éclatai de rire, dieu ce que ça faisait du bien. Il me serra fort et on resta ainsi plusieurs minutes sous le jet de la douche :
- J’ai froid lui murmurai-je.
Il opina, arrêta le flot et nous emporta de nouveau au lit :
- Raconte moi.
Je lui décris mon cauchemar, le réveil, le salut, la tache, la mort. Je lui fis part de la douleur innommable qui m’avait envahie. Mon récit faisait remonter les images, je me remis à trembler.
- Chut mon cœur.
- Tu étais mort.
- Non je suis en vie.
- Ton sang recouvrait mes mains.
- Non mon ange je vais bien.