
- Hé salut fillette, alors tu t’es décidée à y plonger.
Malédiction je suis découverte !
- Tu t’es finalement acheté un maillot ?
- Non répondis-je.
- Mais alors….
Je coule, l’eau me submerge comment m‘extirper de là. Apparemment se submerger n’est pas la solution, mais d’ici tout les bruits sont assourdis. Je ne trouve pas d’issue néanmoins l’air commence à me manquer, alors tant pis je vais sortir, et quitte à être nue et mouillée autant le faire avec classe :
-Attention padre je vais sortir, cette scène sera interdite au moins de 12 ans et aux curés.
Contrairement à mon avertissement il ne se tourna pas, dommage pour lui je l’avais prévenu, quant à beau je le soupçonnai d’avoir vu plus de filles en sous vêtements que moi. Je jaillis de la piscine dans une éclaboussant gerbe d’eau tel une apparition digne des plus belles scènes de cinéma. Les yeux de beau flambèrent, alors que ceux du prêtre se faisaient réprobateurs. Évidemment je n’avais pas songer à prendre de serviette. Allez, me pensais-je, on va marcher déshabillée devant eux, comme si de rien n’était. Tout va bien, qui n’a jamais déambulé à moitié nue devant un curé et un Don Juan. Ma vie est parfois compliquée. Ne pas y penser, je suis sur la plage, je défile pour je ne sais pas moi, allez pour Dior, je suis belle et je ne suis pas dévêtue (la nouvelle collection de Dior est très soft). Jusqu’ici tout allait bien, je venais de dépasser le padre et il ne me restait que quelques mètres avant d’atteindre les marches. Courage ! M'encouragais-je
- Mais qu’est-ce ?
- Pardon ?
Il regardait mon dos avec des yeux médusés. Qu'y a -t-il ? j’ai quelque… mince mes ailes ! Je vis beau se diriger vers nous afin d'apercevoir ce qui avait tant surpris Erwan.
Tout va bien, pensais-je, je maîtrise. Je conçois que pour un homme d’église la symbolique de l’ange ait son importance. Maintenant que j’y songe il va peut être trouver cela arrogant, voire même carrément blasphématoire ! Comment puis-je m’en sortir ? Finalement je ne contrôle rien, c’est la cata. Ça l’était d’autant plus que paralysée par mes réflexions, le prêtre s’était approché. Sans que j’y prenne garde déjà il parcourait du doigt les contours du dessin. Normalement j’aurais du bondir sous la douleur que cela m’imposerait mais non, ses mains sur mon dos me firent aucun effet, je ne sentit que la douleur de son geste. Comment ça se fait ? Normalement c’est une torture, pourquoi la peau de cette homme me met au supplice de cette manière? C'était la première fois que je pouvait sentir les doigts d'un être humain sans que cela froisse mes ailes. J’essayai de contrôler mes tremblements de surprise alors que des vagues de questions me submergeaient, me noyaient. Le contact de sa main sur mon dos faisait naître en moi toutes sorte d'émotions contradictoire. Je n’avais jamais autant brûlé sous le feu de mes sentiments. Des gémissements montaient en moi alors que des larmes de frustration inondaient mon visage. Du loin de mon tourment j'entendis :
- C’est incroyable, ça n’est pas un tatouage murmurait le prêtre.
Divin témoin 24