
- D'accord je préfère ça. Si tu ne peux pas m'avouer la vérité dis le moi, mais ne me mens pas.
Ainsi la vérité ne pouvait toujours pas être dévoilée aux humains. Restait une chose à vérifier, padre était-il mon ennemi. Ce fut méfiante que je l'interrogeai :
- Comment as-tu deviné que ce n’était ni un tatouage ni une tache de naissance ?
- C’est trop foncé pour être une tache de naissance, et j’ai vu assez de tatouages pour savoir les reconnaître. Ça te fais ça à chaque fois que l’on te touche ?
- Normalement c’est extrêmement douloureux, fis-je de nouveau plongée dans mes réflexions.
- Ce n’était pas de la douleur que j’ai vu dans tes yeux.
- Je sais.
« A table » Merci Beau, tu me sauves.
- Dis padre cela va-t-il changer quelque chose entre nous ?
Il se pencha et m’ébouriffa les cheveux.
- Oui je suppose, même si j'ignore quoi.
En nous voyant arrivé ensemble Célian eut un sourire :
- Ça s’est arrangé !
- Pour l’instant, qui était-ce ?
- Une fille que j’ai soigné hier, elle m’a apporté du chocolat pour me remercier. C’est gentil non ?
- C’est surtout dangereux ! si toutes tes groupies débarquent à la maison il va falloir gérer trop de monde ! Comment a-t-elle obtenu ton adresse? Lui as-tu donné ?
- Bien sûr ! Répondit l'accusé ironique. Non mais tu me crois assez stupide pour ça ! Dois-je te rappeler qui je suis ?
Un silence lourd de sous entendus plana sur les deux hommes. Je songea un instant à intervenir, mais mon instinct m'avertit : ce n’était pas le moment :
- Non excuse moi, je me suis emporté.
- D'acc, ce n’est pas grave. Nous sommes tous sur les nerfs et ta question était légitime. C’est la fille de l’administratrice de la Fac, elle l’a chopé dans le bureau de sa mère. Je lui ai demandé de ne pas la divulguer. Ça devrait aller.
- De toutes façons je ne crains rien, tout le monde me pense morte, alors personne n’ira me chercher. Surtout ici.
Allez les garçons rassurez moi. Et…..non. Loupé.
- Ce n’est pas une raison ! Nous devons rester sur nos gardes, je te rappelle que nous sommes pas en colonie ! Si les diablos apprennent par mégarde que tu es encore en vie alors il n'auront de cesse de te trouver. Minute après minutes des centaines d'hommes sillonneront le pays afin de te trouver. Tu n'auras plus un instant de répit, jamais plus tu ne marcheras sans regarder par-dessus ton épaule. Adieu la fac, tu resteras cloîtrée dans une taule minable, recroquevillée priant le ciel que cela cesse et il se pourrait bien qu'il t'entende. Un jour peut être tu verras lors débarquer nos ennemis et en cet instant tu sauras que ta négligence nous aura coûtée la vie. Et encore si ils t'abattent sur le champ, non par ce que figure toi que les Diablos adorent torturer leurs victimes. Lorsqu'ils t'attrapent…
- Ça suffit padre ! Elle a compris.
Merci beau, mais ce n'est pas cette intervention tardive qui empêcha mes cauchemars. Le dernier était épouvantable, je rêvai que l’homme mort dans la ruelle se relevait pour venir me dénoncer aux Diablos. Je me réveillai en sueur et haletante. Bon, il est inutile d’essayer de se rendormir. Je descendis prendre un verre, dans le salon Célian était encore devant la TV.
- Qu’est ce que tu fais là ? Demain on commence tôt.
Divin témoin 26