
Lorsque j’arrivai en amphi un silence de mort se fit. Je suis sûre que je devins l’héroïne de tous les profs en manque de respect, pourtant je me fis l’effet d’un monstre. Suivant les conseils d’Erwan, je m’apprêtais à manger seule pour la première fois au restau U quand l’administration me convoqua. Soit, je rangeai mes affaires et docilement me dirigeai vers le bureau du doyen de l’école. En chemin je croisai mes victimes, elles venaient de sortir de l’hôpital, c‘est donc pour cela que javais été appelée.
- On va te faire un procès, tu vas payer !
Je souris, j’avais compris mais comment répondre ? Ho et puis zut, ils sont censés parler les deux langues, ce fut donc en français que je répondis :
- Mais oui vas y comme ça je pourrai expliquer à un jury comment une pauvre fille ne mesurant même pas 1m65 (je suis petite je vous l’ai dit) a pu étaler six coteaux et s’en sortir sans une égratignure. Dévoile ton humiliation en public, nous allons bien nous marrer ! En plus si tu fais cela je me retourne contre vous pour diffamation.
c'est un coup de poker, si le canadien est bâti sur le même modèle que le français de base je ne devrais pas avoir de problème de ce coté. Ce sont des juristes ils savent très bien qu'ils seraient condamner, d'autre coté ce serait aussi mon cas. Espérons que l'équilibre se fasse. À l’autre bout du couloir je vis le doc se diriger vers moi, il avait entendu ma voix. Je continuai à son encontre :
- Je ramasse la virilité de ce mec et je file chez le doyen, j’ai été convoquée. On a un souci, je ne vais rien comprendre à mon audition.
- Ne t’en fais pas soeurette, je suis aussi convié à l’entretien.
On fit donc le chemin ensemble :
- Jolie ta façon de régler le problème du procès.
Je lui souris.
- J'espère surtout que ça sera efficace si ils portent plainte à coup sur je serait condamnée malgré la menace. Ne reste qu'à espérer que la promesse d'un humiliation future ajouter à la crainte d'un procès suffira à les faire taire. La prochaine fois je réfléchirai avant de frapper.
- Surtout que si ils saisissent le tribunal les conséquences pourraient être catastrophiques. Ta fausse identité ne survivra pas à une investigation poussée. Je vais devoir nous chercher un plan de secours. Pour l'instant allons voir ce qu'on nous veux.
Sur ce il poussa la porte. Dans le bureau l’ambiance était glaciale. Face à nous se tenaient deux profs, le doyen et une femme que je n’avais jamais vu. En silence nous rentrâmes et attendîmes le verdict.
- Je vous ai invité….
- Excusez moi mais est ce que l’entretien pourrait se dérouler en français. Ma petite sœur ne parle plus anglais depuis la mort de nos parents, improvisa l'ange.
À cette révélation nos juge se mirent à s'examiner gênés, de mon côté je ne saisissais rien, j’espérais juste que beau n’avait pas fait de bévue. Dans un français hésitant le doyen me regarda :
- Vous parlez plus Anglais ?
- Non messieurs, je ne parle que français.
Il se tourna vers le doc et un nouvel échange incompréhensible pour moi eut lieu. Désespéré il me fit de nouveau face.
- Bon ils acceptent que je traduise.
j'eu un sursaut de surprise mais ne dit rien, ce n'était pas le moment de demander des explications, le doyen déchiffrait sûrement ma langue. Tandis que j'avais cette pensée le doyen avait repris la parole, je ne saisissais pas tout, mais le visage du blondinet m’indiquait que ce n’était pas bon. Il me défendit, s’emporta mais rien n’y fit.
- Bon en résumé tu es exclue pour deux semaines
- Ça va .
- Oui mais ce qui m’inquiète c’est cette femme, je ne la connais pas et elle n’a pas encore parlé, quelque chose me dit que c’est son tour.
Il avait raison, la blonde se mit à émettre des sons. Dès les premiers mots je vis Célian pâlir.
- Qu'y a-t-il ?
- Elle est des services sociaux.
- Pardon ? mais c’est n’importe quoi ! Qu’est ce qu’elle peut faire ? je suis majeure depuis bien longtemps, elle ne peut pas m’enlever à vous !
- L’inceste est un délit puni de cinq ans de prison.
Divin témoin 31