
- Excuse moi, je me suis perdue on est où exactement ?
- Tu es dans la rue du Champs.
Il est gentil.
- Je pourrais savoir le nom de la ville ?
Avec un regard ébahit il me répondit :
- On est à Ocrast !
- Évidement ! Et hum tu peux me dire quelle est la grande ville la plus proche ?
- Santio est à deux mois de marche, c’est la capitale.
Je ne suis réellement pas douée en géographie j’étais persuadée que la capitale de la Roumanie était Bucarest ! Par contre cette façon de donner le nombre de kilomètre en jours de marche est étrange.
- Et on fait comment pour y aller si on n’a pas envie de marcher ?
- Attends je vais me renseigner.
Il disparut dans la foule, lui non plus ne devait pas être du coin puisqu’il ne savait même pas où était la gare. Un quart d’heure plus tard il revint.
- Il y a une charrette qui pourra te prendre dans quatre semaines comme ça tu y seras dans un mois et demi si tu es pressée.
Une charrette ! C’est vraiment perdu comme coin ! C’est le moment que choisit mon ventre pour émettre un grognement. J’ai très faim !Il me faut de l’argent mais je n’ai plus de liquide sur moi, j'ai épuisée mes centimes dans la machine à café de la Fac. Comme tu ceci me paraissait loin maintenant
- En attendant est ce que tu sais où je pourrais trouver un travail ?
Son regard amusé par gazouillis, se fit plus sérieux :
- Tu as l’air bien égarée, viens je t’emmène à la taverne. Quel est ton nom ?
- Mia, mentis-je par habitude. Et toi ?
- Tristan.
Normalement je ne suis pas les inconnus encore moins ceux avec une aura aussi rouge mais là j’étais dans une situation désespérée. Et vous savez ce que l’on dit à situation désespérée mesure désespérée (comme ça ça fait beaucoup de désespoir ?). Autant le dire dés maintenant je regrettai amèrement mon choix quand je fus dans le bar. Les hommes paraissaient rudes et les femmes hum comment dire, les femmes paraissaient absentes, ha si là j’en vois une, je ne l’avais pas repérée car elle ressemble à un homme mais la jupe atteste que c’est une femme. D’autres jupes ? Non et flûte ! Mine de rien je suivis mon nouvel ami jusqu’au bar.
- N’aie pas peur, ils ont l’air méchants mais c’est qu’une apparence (alors pourquoi leurs karanas sont-ils aussi sanglants ? Jamais je n’avais vu de couleur aussi profonde, aussi menaçante). Commande ce que tu veux. Sur ce il héla le barman : hé pa’ sers la jeune fille elle vient de loin.
Le regard du tavernier se posa sur moi et je voulus disparaître. je me tassai sur mon tabouret. Imaginez la scène, je suis dans un bar Roumain ne pouvant rentrer chez moi et un homme immense me toise de toute sa hauteur me demandant ce que je veux manger. Il faut un temps d’adaptation. Des légumes répondis-je doucement. Le géant éclata de rire et me servit une grande plâtrée de ratatouille (ou du moins ça y ressemblait).
- Dis pa’ tu n’aurais pas un travail pour elle ? elle doit aller au château, en attendant elle souhaite gagner de l'argent.
De nouveau le géant m’évalua
- Hum le ménage ça t’intéresse ?
- Oui m’exclamai-je.
Jamais je n’aurais pensé être aussi enthousiaste à l’idée de passer le balai ! Maintenant il faut demander à mon nouveau patron une avance sur salaire pour trouver un hôtel pour cette nuit. Pas de soucis on se connaît bien maintenant. La première chose à faire est de savoir si le bourg à une auberge:
- Excusez moi mais où se trouve l’hôtel ?
- Il y en n’a pas.
Divin témoin 52