
Mince Tristan.
- Mais non voyons, tu sais bien qu’on ne peut pas faire pousser les arbres.
- Bah si tu viens de le faire, à la maison aussi tu utilises la magie.
- N’importe quoi !
- Arrête, je t’ai vu faire tomber les choses que tu ne pouvais pas attraper sans les toucher. Et tu fais du feu aussi, je t'ai surprise en train de faire bouillir l'eau !
Zut, crotte, flutte j’ai été négligente !
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
- Pourquoi tu le renies ? Ce n'est pas honteux d’être une sorcière. Ça te facilite la vie, en plus d’après ce que j’ai vu tu as l’air assez puissante.
Je le regardai méfiante, était ce une ruse pour me faire avouer mes pouvoirs ? De toutes façons qu’est ce que ça changerait maintenant, il savait. Pourquoi avais-je relâché ma vigilance ? Cela faisait vingt cinq ans maintenant que j’arrivais à me cacher. Je n'était pas infaillible. Bon il ne me restait plus qu’à avouer. Qu’est ce que je ferais après ? devrais-je me défendre contre lui ? Saura-t-il garder mon secret ? Le voudra-t-il ? Et si il ne veut pas pourrai je le tuer pour sauver ma vie ? Bon nous n'en étions pas là, d’abord je devais me renseigner :
- Vous ne brûlez pas les sorcières ici ?
- Mais non, pas du tout ! Un soupir de soulagement m'échappa. Tu es vraiment bien égarée, au point où je me demande si tu sais réellement qui nous sommes. Cela expliquerait ton attitude insouciante.
- Vous êtes les tenanciers du bar. Tu es l’aîné d’une jolie famille de quatre enfants, le seul brun d’ailleurs. Ne t’es-tu jamais demandé si tu n’avais pas été adopté ?
C’était une plaisenterie destinée à détendre l’atmosphère mais l’effet fut raté. Il écarquilla les yeux.
- Tu plaisantes ?! Bien sûr que j’ai été adopté, comme tous mes frères et sœurs.
- Excuse moi, je ne savais pas.
Bah oui ce n’est pas évident, ils se ressemblent tous dans la famille. Il me regarda un instant dubitatif, ses yeux se firent plus sombres si c’était possible.
- Tu ne le savais vraiment pas
- Non sinon je ne t’aurais pas posée la question.
- Installe toi plus confortablement, nous devons parler.
Il me fit face d’un aire très solennel. Ses yeux étaient hypnotiques. Son sérieux emplissait l’air créant autour de lui une atmosphère de mystère et de sensualité qu’il n’avait pas habituellement. Il reprit :
- Nous sommes des vampires.
Divin témoin 67 Chloé avait vu cela bien avant mais j'ai l'impression que c'est parce que je lui en parlai. Cependant si ce n'est pas le cas mon héroine parrait stupide. J'aimerai avoir votre avis.