- Ne t'en fais pas je vais chercher de l'aide.
Je me précipitai vers Trist sans même écouter se qu’il me disait.
- Loïc a un problème. Bon écoute je sais que tu ne l'aime pas, moi non plus je ne l'apprécie pas vraiment, mais ça à l'aire grave. Je ne m'y connais pas en maladie de vampire mais je sais que des yeux ne devraient jamais changer de couleur !
Il me regarda intensément.
- Comment ça ?
Au fil de mes explications notre conversation me revient, Loïc n'était pas malade, il avait essayé de m'hypnotiser. Sur cette constatation ma voix mourut alors que d’un bond Trist se jeta sur le client, qui visiblement s’y attendait. La bagarre fut sanglante, tel celle de deux chats. Les deux hommes avaient des gestes précis, vifs et mortels. Malgré moi je hurlai essayant de suivre la lutte trop véloce pour mes yeux de déesse. Tristan reçut plusieurs coups qui le blessèrent sérieusement mais en donnait aussi. A un moment j’entendis un os craquer sans pouvoir déterminer qui avait été blessé. Quel que soit le combattant cela ne le ralentit pas. Acculé Loïc était en train de perdre lorsqu’il se saisit de son couteau qu’il avait à la cheville et l’enfonça jusqu’à la garde dans le ventre de Tristan. Folle de peur je réagis d’instinct, je fis valser Loïc grâce à mon élément air et me propulsai sur mon ami à terre qui déjà enlevait l’arme.
- Comment vas-tu ? demandai-je paniquée alors que je le palpai pour vérifier ses blessures. Il m’attira dans ses bras.
- Ça va, n’oublie pas on cicatrice vite. En plus on est déjà morts, alors on peut se permettre de se faire un peu plus mal.
Ha oui ! Je me mis à le frapper en rugissant :
- Tu es un idiot ! Tu m’as fait peur !
- Il a essayé de t’hypnotiser, je t’avais pourtant dit de faire attention !
- Et bien visiblement ça ne marche pas sur moi ! Ce n’était pas une raison pour lui foncer dessus.
Il allait répliquer mais je coupai court à ses justifications, pourtant légitime, en me glissant contre lui.
- Idiot murmurais-je.
Il resserra son étreinte.
- Ça va aller ? Souhaites-tu que je te fasses l'amour ?
- Mais non, arrête !
- Soit, il est où ?
- Je l’ai envoyé au plafond
Ensemble nous levâmes les yeux pour effectivement trouver Loïc immobilisé dans une position grotesque.
- Hum, il va falloir que je fasse les poussières.
Cette réplique fit rire mon compagnon.
- J’aime bien quand tu ris, lui avouai-je. La prochaine fois laisse moi faire, je te l’ai déjà dit je sais me défendre !
Je rompis brusquement le charme regardant le vampire s’aplatir lamentablement par terre. Avant cela je pensais les vampires gracieux. Lorsqu'il s'approcha de nous je sentis Tristan se raidir, il était déjà prêt à reprendre la lutte.
Divin témoin 71