- Allez ne t’en fais pas je suis sûr qu’on va le retrouver ton pays, ce n’est pas parce que ma carte est différente de la tienne que ce ne sont pas les mêmes.
Perdue dans ses bras je lui avouai :
- Trist ce n’est même pas une question de pays ! Je n’ai pas de patrie car je ne suis même pas d’ici !
- J’ai bien compris que tu venais de loin, mais ce n’est pas grave. Je suis pas mal doué en géographie. Vas y je vais te retrouver.
- Trist je suis née le 27 octobre 1985 à Toulouse en France. Il resta sans voix. Quand je dis que je viens de loin, ce n’est pas que je viens d’un autre pays mais d’une autre époque ! C’est pour cela que pour moi les vampires sont un mythe, c’est pour cela que je sais soigner ta sœur. Je n’ai même pas de sœur ! A mon époque et dans mon pays plus personne n’est malade à cause de l’eau ! C’est pour cela que mes habits son étranges ! C’est pour cela que je ne sais rien de ton univers ! Je vais à l’école, je retrouve mes amis au mac do et toi tu ne comprends rien à ce que je dis !
- Effectivement.
- C’est ce qu’on appel le fossé des générations. Je lui souris. Je ne suis pas folle, juste un peu perdue. Il ressera son étreinte.
- Mais comment as-tu pu arriver là
- Un sort qui a mal fonctionné c’est un sac de ciment qui aurait du se retrouver à ma place.
- Du ciment ?
- Vous auriez adorer ! C’est une matière pour construire des choses.
- Comment tu vas rentrer chez toi ?
- Je ne sais pas. Mon instinct me dit que je dois aller au château, je ne sais pas pourquoi mais je vais le suivre. C'est la magie qui m'a attirée là, c'est elle qui m'en sortira, mais j'ai peur. Mes sorts ne fonctionnent jamais, qui sait ce qui pourrait m'arriver, peut être que le prochaine fois je ne me relèverai pas. Je vais aller au château, et si je ne trouve aucune réponse alors je tenterai la magie, en dernier recours.
Il resta quelques instants dubitatif et me dit
- en effet la reine est une grande magicienne elle pourra peut être t’aider. En attendant tu peux compter sur moi.
Je m’enfuis dans ses bras. Il sentait bon mais je n’arrivai pas à m’habituer à son manque de chaleur.
Le vendredi arrivait à grands pas, je voyais déjà la pile de lessive s’entasser. Et comme je le pressentais le jour même Estale vint me voir.
- Je sais que c’est ton jour de congé mais ça serait gentil de m’aider à faire le ménage. D’habitude c’est Trist qui m’aide mais là son père a besoin de lui, et seule avec Louise je ne m’en sortirai pas. S’il te plait.
Voici mes doutes confirmés, dans un sourire j’acceptai et armée d‘un balai je m‘attaquai férocement à la poussière. A cet instant j'ignorai que ce ne serait pas ma seule ennemie.
Divin témoin 81