manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
La louve et le prince, résumé.
La louve et le prince, tous les articles.
- Tu n'avais pas faim que de nourriture, hoquetai-je.
- N'aie pas peur, susurra-t-il.
Trop tard, je tremblais comme une feuille. Pour me rassurer il me couvrit de douces caresses et m'embrassa longuement. Mais ces baisers de plus en pus goulus me firent finalement trembler. Bientôt ses mains furent plus entreprenantes et il... fit quelque chose qui me donna des sensations inédites, à la fois agréables et douloureuses. Je vis des choses nouvelles, aussi, qui m'auraient fait honte si j'avais à les raconter. Puis je fus de nouveau debout dos à l'arbre. Du revers de la main il essuya une goutte de mon sang à la commissure de ses lèvres. Je gémis, c'était désagréable, je me sentais sale car bernée. Surprenant mon geste alors que je détournais le regard pour l'en épargner, il fit, enjôleur :
- Raconte-moi, petite fille.
Je secouai la tête, boudeuse, tandis qu'il cherchait ce nerf sur mon épaule. Je fus enfin agitée du long frisson, celui du désir hardant.
- S'il te plaît, reprit il de son timbre d'outre tombe, raconte-moi.
- C'était bien, craquai-je avec la mauvaise impression d'être forcée de prononcer des paroles qui m'étaient arrachées.
Des images passèrent de nouveau devant mes yeux, qui me firent frissonner. Le vampire avait usé d'un genre d'hypnose pendant qu'il me mordait, réalisai-je, me sentant soudain un peu fatiguée, suite à la morsure, sans doute aussi du fait de l'idée que je m'en faisais, il fallait bien l'avouer.
- Non, fit il en se baissant pour couvrir mes hanches de légers baisers, exactement là où c'était bon. Dis-moi ce qui s'est passé dans ton fantasme.
De nouveau secouée d'un impressionnant frisson je me remémorai :
- Tu... me maîtrisais... Nous étions sous l'autre forme...
Il haussa un sourcil, visiblement il ne s'était pas attendu à ce genre de fantasmes.
- Il est vrai que tu n'es pas humaine, petite blonde, sourit-il en hochant légèrement la tête.
Nous nous cherchâmes un long moment, à présent qu'il était repu, couchés dans les aiguilles de pins, nous échangeâmes baisers et caresses légères. Nous finîmes par nous endormir. Lorsque nous nous éveillâmes, nous restâmes là, simplement serrés l'un contre l'autre, dans un délicieux état de somnolence, celui de l'innocence. Nous nous relevâmes enfin lorsque Prince décréta en regardant le soleil que c'était l'heure de dîner et que nous ne pouvions pas trop offenser Marina, c'était tout de même la reine des ondines. Nous nous rhabillâmes et une fois arrivés à la maison je songeai « comme si de rien était », ce qui me donna une drôle d'impression.
Marina était en grande discussion avec plusieurs ondines et nous invita à nous asseoir. Il ne restait que deux places, mais elles étaient éloignées l'une de l'autre. Impuissante à éviter le piège je m'assis sur l'un de ces maudits fauteuils. Mais Prince dit l'air jovial à ma voisine :
- Mademoiselle, pardon de vous déranger mais voilà deux minutes que je suis loin de Tarah et elle me manque déjà. Vous seriez un amour de...
- Bien sûr, rougit-elle avant de lui laisser sa place non sans l'avoir frôlé inutilement.
Soulagée je compris que quand elles n'étaient pas excessives les ondines étaient charmantes dans leur façon de manifester leur goût pour mon aimé. Du moment qu'il continuait à pondre le genre de phrases qu'il venait de prononcer. L'idée m'effleura pourtant qu'il devait trouver un intérêt quelconque à le faire, justement parce que c'était bien nouveau pour moi-même.