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La louve et le prince, tous les articles.
La louve et le prince, résumé.
Alors il se produisit quelque chose de troublant. Pour la première fois ce fut lui qui caressa mes cheveux, puis aussi mon dos. Je fermai les yeux, ça faisait du bien. Prince m'écarta de lui.
- Alors qu'en est-il de notre couple d'elfes ? Demandai-je parce que l'ambiance me semblait désagréable.
- D'après ce que j'ai compris il a finalement accepté de revenir à la maison. Je me changerais bien en chauve-souris pour aller assister aux explications mais...
- Tu vas finir par te faire prendre, à épier sans arrêt ! M'emportai-je.
Il parut réfléchir un peu et m'attira sur le lit où nous nous assîmes. Enfin il releva le nez et je me forçai à fixer mes yeux sur les siens.
- Je suis plus une panthère qu'un homme.
Pardon ?! C'était difficile à croire de la part d'un demi Dieu qui avait la relation avec autrui dont il faisait montre depuis que nous étions de retour dans son monde.
- Ceux d'ici ne me connaissent pas vraiment, sauf Yule, poursuivit-il. Ils me connaissent par les légendes, et ils partent du principe qu'ayant vécu de nombreuses vies, je suis doué en relations humaines.
- D'où la confession de Zéphir ce matin.
Il fit oui de la tête.
- Je trouve pourtant, contestai-je, que toutes tes actions et réactions sont complètement humaines.
- Les humains ne trouvent pas normal d'écouter aux portes. La panthère a l'habitude de n'avoir aucun code à respecter. Les humains ne tombent pas amoureux des panthères non plus.
Maintenant il me fixait intensément et j'eus du mal à déglutir. Je me forçai à assimiler ses paroles. Il venait de me dire que lui, cela lui était déjà arrivé. Attends...
- Tu veux me dire que tu es déjà tombé amoureux de félines de lune ? C'est normal !
J'avais dit la fin très très lentement, car j'avais attendu qu'il m'interrompe. Je faisais fausse route, ça se lisait clairement sur son visage. Pourtant il m'avait laissée finir en baissant la tête pour trouver ses mots. Lorsqu'il revint à moi l'émotion vibrait dans sa voix. Il se dévoilait certainement comme jamais il ne l'avait fait.
- Non, de simples panthères.
Il me laissa intégrer. D'abord je crus à des pratiques étranges mais je me rappelai sa nature. Alors je visualisai la réalité : Prince version panthère aimant de vrais félins dont pourtant il ne partageait que l'apparence. J'avais une question, et je voyais qu'il souhaitait que je dise quelque chose, mais je devais trouver la bonne façon de la poser, c'était vital.
- Tu... retires autant d'une telle relation que d'un amour avec une humaine ?
- Je n'ai jamais aimé d'humaine. Du moins, physiquement.
Il plissa les yeux et j'eus l'impression de regarder le fauve au regard froid, soudain, lorsqu'il acheva :
- Tu trouves ça dégoûtant ?
Je m'agitai beaucoup, Dieu, tout en lui me semblait parfait, c'était un demi Dieu, jamais je ne pourrais considérer quoi que ce fut comme repoussant pourvu que cela vinsse de lui.
- Bien sûr que non, Prince, non, hé, c'est ta nature, c'est simplement que je dois te découvrir.
J'avais des tonnes de questions mais je ne pouvais pas les poser, non.
- Il y a un incendie, ici, hein, fit-il en posant son index sur mon crâne.
Je hochai timidement la tête.
- Pose moi tes questions, proposa-t-il. Je n'ai pas de tabous, tu es la seule de nous deux à avoir peur d'aborder certains sujets, sache le si ça peut t'aider. Je t'ai amenée ici, je suis la seule personne que tu aies en ce monde, voilà pourquoi j'ai commencé à parler de moi ; si abcès il y a il faut tous les crever.
Toutes les questions tournoyaient dans ma tête et j'en choisis une au hasard sans réfléchir aux conséquences, sinon j'allais laisser passer l'occasion.
- Bon, je vois bien que tu n'es pas à l'aise avec le sujet. Je vais abréger tes souffrances, conclut-il enfin.
- Pas du tout, me défendis-je trop vite. C'est que... j'ai toujours peur de paraître candide et ridicule.
Quelque chose passa dans ses yeux, comme si j'avais raison, mais que c'était ce qu'il aimait chez moi, ce qui me fit un sale effet. Quelques secondes s'égrenèrent, dont je profitai pour me poser d'innombrables mais vaines questions. Finalement Prince annonça qu'il m'emmenait visiter les souterrains des efles jusqu'à chez Yule que nous devions rejoindre, nous irions à pied, ce n'était pas bien loin. Misère...