manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
La louve et le prince, résumé.
La louve et le prince, tous les articles.
- Fantastique, susurra-t-elle.
- Ce qui l'est moins, Callista, c'est que Kenzo n'est plus lui même, ces jours ci, nota Prince.
La vampire glissa un regard suspicieux vers les épées encore fichées dans le sol. Je me mordis la lèvre inférieure, posai maladroitement les mains sur les poignées de bois, ce qui me procura un étrange plaisir, puis passai devant elles, pour en cacher la vue à Callista, qui me regarda faire en fronçant les sourcils avant de répondre fermement :
- En fait cela ne fait que deux jours. Ça va lui passer. Il se tracasse peut-être à cause d'un souci lié à son peuple. Il met toujours un certain temps avant de m'avouer ce qui le rend nerveux, pour me préserver de ses ennuis qui n'ont rien à voir avec moi.
Elle fit la moue en s'apercevant sans doute que d'ordinaire, cela ne lui procurait pas d'encore plus grands désagréments.
- Mais ? Questionna Prince, probablement parce que quelque chose ne collait pas à ses yeux également.
- C'est ce qui m'inquiète. Je suis la reine des loups, maintenant.
Elle me dévisagea un moment, comme si je devais y voir quelque chose à redire. Je ne compris qu'avec un long temps de décalage. J'avais eu une vie ici, avant. Une vie d'adolescente que l'on avait amenée à rêver d'épouser le roi des lycans, le si beau kenzo pour être très claire. Pour devenir la souveraine de mon peuple. Ce qu'était l'immortelle.
- Aucun problème ! M'exclamai-je. Par les Dieux, je suis un loup garou, uni à Celui qui sait, un vampire, et aussi grande guerrière tueuse de Spares, ça ira, merci !
Nous rîmes ensemble, mais je repris mes esprits en premier. Les mains toujours sur les poignées des épées, je sentis une montée d'adrénaline qui me poussa à accélérer ;
- Il est possédé, déclarai-je. Regarde la vérité en face.
Ils reprirent leur sérieux sans transition. La si jolie blonde poussa un très profond soupir.
- Et si vous vous trompez ? Questionna-t-elle dans une moue capricieuse.
Aucun de nous ne répondit, mais soudain moi aussi je voulais savoir :
- Alors qu'adviendrait il, Prince ? Il est celui qui a parlé avec les Dieux, informai-je la vampire. Je ne suis que l'exécutant.
- Je suppose que le sujet qui ne serait pas possédé mais qui serait blessé par l'épée des Dieux mourrait de ses blessures, parce que leur métal répond à la fois à leur propriétaire et à leur victime.
- Donc vous allez attendre d'être sûrs, asséna Callista avec autorité.
Elle n'ajouta pas qu'elle aimait le loup-garou trop fort pour que la volonté divine reçoive un quelconque écho à son esprit. Le cas échéant, elle n’accepterait que pour le bien de son mari. Nous n'ajoutâmes rien mais plus j'y réfléchissais plus je trouvais que Kenzo n'était plus lui même. Elle aussi répondit à nos questions. Elle ne comprenait pas comment ils en étaient arrivés là. Elle avait eu un mauvais moment après toutes les péripéties que nous avions connues, elle avait même vu un psychologue, mais maintenant ça allait mieux, grâce à lui, sourit-elle, énigmatique. Jusqu'à il y avait deux jours de cela.
Trempés d'une fine pluie qui s'était révélée incessante depuis un moment de la conversation qui m'avait empêchée d'en prendre conscience, nous retournâmes au château à l'heure du dîner. Je m'amusai de l'attitude des vampires, dont le caractère un peu félin faisait qu'ils grimaçaient de dégoût de se retrouver ainsi dégoulinants. De mon côté, j'aimais assez la pluie mais je n'aurais avoué pour rien au monde que cela provenait de mon côté canin. Je fis ainsi un détour par les prés où j'avais laissé Rubis et Véga. Et mon cœur manqua un battement. Rubis n'était plus là. Je courus à l'intérieur et hurlai pour que quelqu'un me réponde. Une servante se présenta.
- Où est mon cheval ? Grondai-je.
- Vous parlez de l'étalon aux yeux rouges, comprit elle dans un drôle de frisson – comme si un lycanthrope était moins impressionnant.
- Oui, rugis-je, où est il ?
- On dit dans les couloirs qu'il n'inspirait pas confiance au Roi. Il... s'en est débarrassé.
- Où est-il ? Fis je en me forçant au calme, détachant chaque syllabe pour imprimer à ma voix une sonorité menaçante.
- Le Roi ? Au petit salon, pourqu...?
Je courus à toute allure dans les escaliers et lorsque j'arrivai à destination j'étais essoufflée mais dans une colère noire.