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La louve et le prince, tous les articles.
La louve et le prince, résumé.
Je posai un baiser sur la joue de Claire et d'un coup sec, je nous retirai d'elle, mes épées et moi-même.
Certes le sang coula et elle hurla tout son soûl, mais me reculant pour laisser ceux qui l'aimaient la prendre dans leurs bras, je savais que tout irait bien, maintenant. Prince, derrière moi, referma ses bras autour de moi et j'appuyai la tête sur son épaule. Ensemble nous gagnâmes notre salle d'eau, où je lavai les lames sous l'œil inquiet de mon amant. Je sentais la tension dans l'air, même si elle ne parviendrait pas à gâcher mon moment d'aise, alors je fis :
- Qu'est-ce qu'il y a, Prince ?
Il ne dit rien, il ne bougea pas. Pourtant, je sentis les émotions monter en lui. Il les diffusa vers moi. Les vampires ne pouvaient-ils pas garder sur eux ce qui leur appartenait ? M'indignai-je, fidèle à mes instincts séculaires de loup-garou.
- Tu sais bien ce qu'il y a, répondit-il doucement. Tu es différente, depuis ça. Je n'ai pas l'intention d'en parler de nouveau. Nous avons épuisé la question.
Il effleura mon dos le long des fourreaux et la sensation fut dûment érotique. Mais je ne pouvais pas m'adonner à ma pulsion tant que je n'aurais pas fait cela. Propres, je levais les épées et les glissai dans les fourreaux avec un plaisir palpable. La fin de mon râle me surprit moi même. Je me tournai vers Prince pour avoir le verdict :
- Et cela ne te plaît pas ? Tu es libre, tu sais. Tu peux me quitter, si tu penses que c'est mieux.
Ces paroles auraient pu paraître ridicules. Mais les dieux nous observaient depuis là-haut. Le libre arbitre n'était pas une évidence, pour des gens comme nous.
- Si je pense que c'est mieux...
Il avait dit cela lentement, tandis qu'un sourire de concupiscence lui montait aux lèvres. Il me donna un baiser très intime avant de reprendre en parcourant mon corps du bout des doigts :
- Entendons-nous bien, je ne te trouve pas plus attirante qu'avant. Mais c'est une variation de toi qu'il me reste à apprivoiser. Je prends mon temps. Je veux le faire à la longue...
Je me retournai pour le plaquer contre le mur. L'immortel aux yeux d'or et à la ténébreuse chevelure d'ébène se pencha pour prendre mes lèvres, possessif. M'entourant de ses bras, ses mains se refermèrent sur le bois près de ma nuque. Alors je compris que le bois vivait. La chaleur qu'il émit se referma sur moi et en flammes,je retirai moi même mon débardeur. Je réalisai à peine que je ne brûlais pas vraiment. Prince dut toutefois lâcher les poignées brûlantes mais ensuite, alors que je me débarrassais de mon pantalon, ses doigts coururent sur les fourreaux qui se fondaient dans mes chairs. Les flammes rentrèrent en moi et soudain je n'eus plus qu'un but : être contre le froid, c'est à dire contre lui. J'arrachai sa chemise puis dégrafai son pantalon, avant qu'il ne tombe mollement à nos pieds. Je m'agenouillai également à même le sol. Couvrant son cou d'albâtre de baisers éperdus, je me pressai contre lui. Tandis que la chaleur se communiquait à son corps glacé, il bascula la tête vers le plafond, la bouche entrouverte, tandis que mes lèvres parcouraient à présent les muscles de son torse. Brusquement, je poussai sa poitrine pour le coucher au sol. Son râle, lorsqu'agenouillée à ses pieds nus, je me mis à explorer son intimité, me donna un frisson annonciateur de la fusion éminente. Bientôt, je recueillis entre mes lèvres le fruit de son plaisir et me relevai pour l'embrasser avec fougue alors que langoureux, il avait du mal à suivre la cadence.
- Alors quoi, vampire, c'est trop pour toi ? M'étonnai-je, moqueuse.
- Qui... es... tu..?
Il me cherchait de ses yeux d'or, mais déjà je me relevais et gagnais la salle d'eau attenante. Tandis que la douche froide raffermissait tout mon corps, il put reprendre son souffle. Si bien qu'il vint m'arracher de la salle de bains. Il me souleva de terre pour me poser au lit. Mais il vit bien que c'était terminé. Il n'y eut pas d'excuses, pas de mensonges. Nous nous observâmes simplement et lorsque nous considérâmes avoir tout vu, nous prîmes une douche en silence, avant de retourner auprès des autres.