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La louve et le prince, tous les articles.
La louve et le prince, résumé.
- Nous allons chercher des fruits, répliqua Yule, rendez-vous ici dès que le dîner sera attrapé.
Ils partirent l'arc au poing et l'elfe reprit :
- Allons-y, tâchons d'être revenus assez tôt pour que le feu que nous allumerons aie produit assez de braises pour cuire ce qu'ils ramèneront.
Nous rassemblâmes du bois ainsi que des fruits ; ce faisant, Prince me demanda en attrapant une branche sèche :
- Alors, que penses-tu de mon monde ?
- Écoute, j'aime assez l'idée d'être partie de ce château de malheur, loin d'un mari qui n'a que faire de moi. Et c'est un bel endroit pour venir se refaire une santé, la forêt est absolument magnifique, ajoutai-je lorsqu'une fleur rayée rouge et blanc attira mon regard. Si ce n'est... Y a t-il des animaux venimeux par ici ?
Des milliers.
Je tournai la tête vers lui mais il était très sérieux.
- Mais ce qui est rassurant c'est qu'ils aiment surtout mordre les sujets les plus jeunes.
J'abandonnai un genre de pomme que j'essayais de cueillir depuis quelques secondes, mais qui était un peu trop haute pour moi. Alors il n'y tint plus et partit d'un grand éclat de rire, dont la forêt raisonna même un peu après qu'il se fût calmé. J'avais pensé râler, mais sa bonne humeur me faisait du bien, aussi ce fut le cœur léger que je le suivis là où nous avions laissé les chevaux.
- Ce n'était pas risqué d'abandonner nos montures ? Réalisai-je un peu tard.
- Nous n'étions pas loin, dit Yule, s'ils avaient été attaqués nous aurions entendu leurs hennissements affolés. Et s'il prenait à un voleur l'envie de sévir, nous pourrions nous servir de la magie pour le trouver, aussi Zéphir et moi avons l'habitude de les laisser seuls, si nous ne nous éloignons pas trop.
Elle alluma le feu avec un genre de briquet ainsi que des feuilles sèches et j'étendis les couvertures qu'elle m'avait données. Quoi qu'il en fut une fois assise sur celle que je partageais avec Prince, je tirai désespérément sur l'une de mes bottes d'équitation, je sentais bien qu'une fois libres mes pieds cesseraient de me faire souffrir. Prince prit celle sur laquelle je m'escrimais ; comme par magie elle céda en quelques secondes.
- Je pue des pieds, souris-je bêtement quand il m'eut libérée de l'autre.
- Allez donc vous rafraîchir à la rivière, dit Yule, je surveille le feu mais moi-même, j'irai après vous avec grand plaisir.
Je ne me fis pas prier. Effectivement en tendant l'oreille on entendait l'eau ruisseler au loin. Un peu d'eau fraîche sur mes muscles fourbus me ferait le plus grand bien. Prince et moi partîmes donc avec du gel douche et des sous vêtements propres.
- J'ai l'impression que Zéphir et Luna ne sont pas encore tout à fait réconciliés, dit la panthère de lune. Je m'inquiète pour les conséquences.
Sans quitter le sol des yeux puisque j'étais pieds nus, je répliquai sans réfléchir :
- C'est vrai, mais nous pourrons essayer de les aider à tirer ça au clair tout à l'heure, non ?
- D'un, ce ne sont pas nos affaires. De deux, devant Yule, ils ne se confierons pas comme ce matin, à mon avis.
Il avait sans doute raison, je n'étais qu'une gamine qui aimait les belles histoires d'amour. Nous continuâmes en silence un moment, tandis que je me mordais les doigts de m'être encore ridiculisée. Puis il me sembla qu'il avait tord, tout de même.
- Ce sont nos affaires si cela doit nous empêcher de trouver tes parents, Prince. Je trouverai une raison pour emmener Luna faire un tour, et à un autre moment tu feras de même pour Zéphir ? Après tout nous avons un peu de temps, à savoir jusqu'au sort final, d'après ce qu'ai compris, n'est ce pas ?
- Il vaudrait mieux que la magie opère au mieux dès le début, mais nous n'avons pas le choix, nous essaierons ta technique.
Il me lança un regard étrange alors évidemment je le questionnai :
- A quoi tu penses ?
- Je me disais que tu n'es peut être là que pour ce genre de choses. Tu as des bonnes idées. Tu amènes dans l'équation la fraîcheur que je n'ai pas – qu'aucun mâle ne possède, à vrai dire. Je vais m'y habituer.
Merci. En contre partie je suis une vraie chochotte. Mais je fais mon possible pour me soigner.