manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Mais la prophétie dit qu'avant même que nos pousses aient pris, la seule présence des Spares les asphyxiera et ils regagneront du terrain.
- Quelle horreur. Ce sont de pauvres créatures, non ?
- Non, mais cela je savais bien qu'il faudrait te le prouver. Pour l'heure nous allons entrer chez les elfes, puisque c'est ici que nous avons atterri il doit y avoir une raison.
Il se leva puis m'aida à faire de même.
- Prince, fis-je en lui attrapant le bras.
Il se retourna et je me forçai à le lâcher. Le contact de sa peau avait quelque chose de rassurant, dans ce monde que je ne connaissais pas.
- Qu'est-ce que je fais là ?
Il effleura mon bras et je vis que j'avais la chair de poule. Pourtant il faisait doux, le climat était chaud mais l'ombre s'étendait à perte de vue sous les arbres immenses. Une légère brise était la bienvenue. Il fallait avouer une chose : Prince était glacé, comme tous les immortels.
- Tu es la clef. Celle qui nous permettra de gagner cette guerre. Mais je ne sais pas en quoi ça consistera. J'aurai des messages divins au fur et à mesure, ne t'inquiète pas, Tarah.
- Mais je... Je n'ai pas les épaules ! J'ai quinze ans, je n'ai aucune force physique, ni morale !
- D'un tu mens : en tant que lycan, tu as forcément une certaine force physique. De deux, ce n'est pas ce que j'ai vu au château du roi des loups. Tu n'as pas été franchement bien accueillie et tu as mis un temps fou à craquer, si on peut dire puisque si tu n'avais pas poussé un cri d'alarme, ta situation ne se serait jamais débloquée.
- Je suppose que tes Dieux savent ce qu'ils font.
Il hocha la tête et m'invita à le suivre par la grande porte, l'arche magnifique. Au delà il y avait des marches raides. A perte de vue. Éclairées par de grandes torches. Au bout de cent marches je cessai de compter, mais bientôt, les jambes flageolantes, je vis qu'un peu plus loin la lumière changeait. Je poussai un cri d'émerveillement. Les elfes étaient des créatures plus grandes que les humains, d'une pure beauté. Les hommes étaient vêtus de tuniques sur des pantalons élégants. Les femmes avaient des robes fines de longueurs diverses, mais dont le point commun était une simplicité élégante. Un elfe passa plus près de nous, et je fus étonnée par ses oreilles pointues, mais c'était d'une originalité coquette. D'ailleurs une pierre précieuse ornait son lobe. Prince interpella l'homme, qui tourna vers nous de grands yeux bleus, et rejeta en arrière ses longs (très longs) cheveux presque blancs malgré son apparent jeune âge.
- Bonjour, je suis Prince (l'elfe écarquilla ses yeux clairs), pourriez-vous m'indiquer quelle est la première secrétaire, s'il vous plaît, je reviens de loin et...
- Ne vous excusez pas, Prince. Je suis Zéphir, ravi de faire votre connaissance. De même pour mademoiselle. (Je souris poliment, mais je cherchais surtout à ne pas écarquiller bêtement mes yeux noisette.) Où passez vous la nuit ce soir ? Pouvons nous vous offrir l'hospitalité ?
Mon compagnon regarda l'heure, et je m'étonnai d'avoir aussi une montre, la technologie cadrait peu avec le paysage, composé certes de bâtisses blanches magnifiques serrées les unes contre les autres, mais aussi de chevaux comme moyens de transport. Il était dix-sept heures.
- Avec grand plaisir, l'ami. Merci du fond du coeur. Je te présente mon amie, Tarah.
- Enchanté, Tarah. Parfait. Nous vous attendons pour dîner mais venez quand vous voudrez. C'est au 3, rue des fées. Pour la première secrétaire c'est Yule, Prince.
- Formidable, merci mille fois, sourit-il. Alors à ce soir.
L'elfe nous salua tous deux. Prince avait l'air heureux et déterminé, il savait où il allait. Sur le chemin il fit remarquer que les elfes ne volaient pas leur réputation d'être des créatures sages et polies, et qu'il était connu dans son monde. Je ne devais pas m'étonner que l'on sache qu'il était le devin. Mes jambes me tiraient affreusement, après toutes les marches avalées, mais pour rien au monde je ne me serais plainte. Pourtant j'avais bien envie de me changer en loup, ainsi je n'aurais pas senti la douleur, le loup était plus résistant que moi. Enfin vous me comprenez. Mais si nous allions voir la première secrétaire (probablement l'équivalent d'un premier ministre), je me voyais mal me retrouver nue devant elle au moment de retrouver cette forme-ci.