manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
La louve et le prince, tous les articles.
- Tu n'as pas vraiment 18 ans, lâcha-t-il après un moment de silence qu'il avait consacré à mieux m'observer.
Un éclat de rire féminin attira mon attention. Je réaffirmai mon mensonge. A présent, je voulais rendre la monnaie à Prince. Pas parce que je lui en voulais. J'avais accepté ce plan. Au fond de moi, je savais de plus que ce que faisait le vampire ne signifiait rien pour lui. Je n'étais pas sûre de regretter ce que je le laissais faire. Mais je savais que je regretterais de ne pas me permettre de l'imiter. Le châtain aux yeux noisette secoua la tête. Il allait rester sage parce qu'il ne me croyait pas.
- Promets-moi que tu ne vas pas crier, murmurai-je. Je ne te veux aucun mal.
Il haussa les sourcils, le menton haut, l'air narquois. Je laissai seulement pousser mes oreilles, mes dents, mes ongles et ma queue blonde. Après quelques secondes, je repris ma forme initiale. Je vis bien ses yeux s'écarquiller. Mais c'était un Spare, il ne s'étonnait plus de l'existence de la magie.
- Qu'est ce que tu es ? Me demanda-t-il enfin.
- Un loup garou, souris-je. Je n'ai pas 18 ans, mais je deviens une machine à tuer les soirs de pleine lune.
Hassan comprit ce que je voulais dire. Je n'allais pas porter plainte, pas en étant qui j'étais. Nous sortîmes du bain, il m'enlaça, me souleva de terre, puis j'aurais rêvé qu'il me fasse l'amour, ici et dans cette position. Mais il me porta simplement au lit. Je fermai les yeux, pour tenter de calmer mon désir. Lorsqu'il m'eut étendue au lit, je faillis me mettre à pleurer. Il le remarqua, alors il me donna un long baiser, chargé de tendresse.
- Tu es trop jeune, Tarah, sourit-il sur mes lèvres.
Je ne me vexai pas, parce qu'il ne cachait pas son désir, je savais que là n'était pas le problème. Il caressa mon bras du bout du doigt. Je l'imitai doucement. Nous nous fixâmes encore une éternité. Finalement, il me prit étroitement entre ses bras puis ferma les paupières. J'attendis qu'il s'endorme avec appréhension. Tout doucement je me relevai au-dessus de lui et empoignai le bois des épées. J'inspirai un grand coup. Ma tendresse pour lui s'était immiscée sans crier gare. Je n'avais qu'une envie, c'était de le laisser tranquille et de le revoir encore et encore. J'aimais Prince, je voulais passer l'éternité à ses côtés. Mais je rêvais d'un intermède avec l'homme aux si soyeux cheveux châtains. Le fer glissa contre le fer, tandis qu'il s'agitait dans son sommeil, mais il ne s'éveilla pas. Je n'eus plus qu'à abattre les armes, puis il s'éveilla et ouvrit grand la bouche, les yeux exorbités de douleur et de surprise. Le papillon argent sortit d'entre ses lèvres et je le suppliai de ne pas crier pour ne pas alerter les autres.
- Ne crie pas, Hassan, tu vas survivre, crois-moi, amour (je sais, je sais), je te libère, tu vas revivre, fais-moi confiance...
Alors que le cri sortait tout de même de sa gorge je plaquai mes lèvres sur les siennes pour étouffer le bruit. Haletant, il ne put rien y faire, paralysé par la douleur. Enfin il se calma, tandis que la plaie se refermait rapidement. Je m'écartai enfin en lui caressant le front.
- Ça va mieux, bel ange ? Murmurai-je en glissant les doigts dans ses boucles claires.
- Je... suis libre, haleta-t-il, comment as tu fait ? Je suis libre !
Je me retrouvai à conter mon histoire, car une question en appelait une autre, et finalement j'avouai que j'aimais Prince du plus profond de moi. A cet instant c'était un mensonge, puisque j'avais très manifestement envie de le tromper pour lui, mais je devais m'y raccrocher. La main qui me caressait le dos pour finir sur les fesses depuis des dizaines de fois s'immobilisa sur celles ci. Ses yeux m'interrogeaient. Je contai le stratagème et la tendresse inattendue. Son regard se fit douloureux tandis que les larmes me montaient. Je lui caressai le front et finis par annoncer :
- Je dois terminer tout de suite, Hassan, si je ne le fais pas cette nuit ce sera difficile.
Il ne fit rien pour me retenir. Mais je ne mis pas mes mots à exécution. Ce fut avec délices que je me laissai glisser contre lui sous les draps. Nous nous cajolâmes et nous nous embrassâmes. Sachant que ce seraient les dernières fois, c'était beaucoup plus troublant que ça aurait pu l'être.
Enfin je me levai et m'adressai au papillon pendu a plafond :
- Je vais te rendre ton frère et ta sœur, prends patience.
L'homme était prêt à me laisser partir. Il paraissait serein. Je ne pouvais pas en dire autant.
- Je repasserai te dire au revoir.
Il fit oui de la tête et me regarda m'extraire des draps réchauffés par nos corps.