manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Centaure d'un dieu, tous les articles.
Elle savait qu'en réfléchissant une seconde de plus, il aurait saisi ses raisons, si ce n'était pas déjà le cas. Simplement, les mots et le ton qu'elle emploierait avaient aussi leur importance dans leur confrontation.
- Avec quel argent ? Pour louer il faut un CDI et pour acheter, il faut posséder beaucoup trop d'argent. Je ne tiens pas à voler plus que nécessaire. Si on me prend je risque de finir par être exposée à la lumière. Je vous mettrai en danger, également, parce que nous pourrions être découverts.
Il l'avertit, d'un simple regard, qu'elle posait les priorités dans le mauvais sens, l'intérêt de la meute étant censé passer avant le sien propre. Pourtant, il ne la reprit pas. Elle se demanda s'il avouait ainsi qu'on ne pouvait pas en demander autant à un membre de leur espèce, qui n'était pas faite pour ressentir de l'altruisme.
- Si tu...
- Je sais, je sais.
Elle ne rejoindrait pas la meute, comme il allait le lui redemander. Elle se saisit du papier et du stylo pour rédiger sa lettre. Sofiane la laissa faire, ce dont elle n'avait pas été certaine. Elle se concentra, cherchant quelles étaient ces questions auxquelles elle n'avait pas répondu.
«Tu ne peux pas me voir pour le moment, garçon, mais je serai là demain, promis. »
Allez savoir comment elle allait faire. Elle prit une longue respiration, simplement pour se détendre, tâchant d'oublier la présence de l'immortel tout près d'elle.
« En ce moment je te suis la journée quand j'arrive à être là. Et la nuit je vois un peu ma famille. J'ai raccroché, tu le crois ? Mais elle est moins nulle que la tienne, mon ange. Pour la chauve-souris, c'est qu'elle a peur d'être faite prisonnière. Il faut bien reculer quand tu poses ton message. Je ne te lâcherai pas, simplement ma vie est compliquée comme tu l'as entrevu, sinon je serais auprès de toi au lieu de t'envoyer des mots. Heureusement qu'on a la chauve-souris. Il lui faudrait un nom, tu t'en occupes ? Comment je fais pour que tu ne me voies jamais ? »
Elle mit un certain temps pour trouver une réponse.
« Je suis très forte pour me cacher. Je me cache à longueur de temps, tu vois pourquoi tu es à l'orphelinat et pas dans un vaste et bel endroit qui m'appartiendrait ? Bon et pour les rêves, oui je vois bien un beau type qui prendrait les femmes pour des déesses, qui jamais ne lèverait la main sur elles, qui me choierait et que j'aimerais d'un amour pur. Il m'arracherait à mon quotidien pour me mener dans une tour d'ivoire en haut des falaises. En bas la mer bercerait nos nuits. Fiou ! On se réveille, je suis fière de toi, tu arrives à te concentrer de nouveau sur les cours ! C'est bien, garçon, tu verras, les années vont vite passer, ainsi. Oh et dis à Claudia que je suis ton secret, toi seul sais que j'existe, tu es un prince qui détient ma liberté. Si tu me montres au monde elle est menacée, garçon. N'est-ce pas grisant, comme position ? Ne t'inquiète pas pour moi, je suis heureuse seule et dans le noir. »
En le notant elle comprit comme c'était faux, comme elle s'était menti depuis des siècles. Elle secoua la tête. Elle irait chasser dès que possible, ainsi son moral remonterait. Elle était bien quand elle communiquait avec Sloan. Elle barra la phrase sans s'apercevoir de la confusion qui régnait à son esprit. Elle nota à la place :
« Bonne nuit, garçon. Shalimar. »
- Vous êtes passés du petit mot à la lettre, tu en es consciente ? Questionna le vampire quand il vit la taille du message.
- C'est important, Sofiane ?
Il fit non de la tête et commença à lire tandis qu'elle finissait d'engloutir le petit déjeuner. Elle en venait à oublier de manger, ces derniers temps, compris-elle avec effroi. Même les immortels devaient manger, sinon leur apparence et leur forme physique se détérioraient.
- Enlève-moi ce « pour le moment », déjà, ordonna-t-il avec une autorité sans faille.
Il lui restitua la feuille. La phrase deviendrait « Je ne peux pas te voir, garçon. ». Elle venait de réfléchir trop longtemps :
- Je rêve ou tu cherches comment me contredire ? La questionna-t-il.
Ses mots lui revinrent à l'esprit, « Contredis-moi encore et je reviendrai sur ce que je t'ai accordé. » Puis Shalimar se revit hurlant parce-qu'elle avait du verre dans les yeux. Elle raya la fin de la phrase.
- Je me trompe ou tu appelles la meute ta famille ? L'interrogea-t-il encore.