manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Elle se mit à hurler tout son soûl tandis que du genoux il lui écartait les jambes.
- Chhh, cracha-t-il en interrompant son geste, on va t'entendre.
Elle aurait fait n'importe quoi, même si c'est difficile à comprendre. Cet être de toute façon la détenait entre ses mains. Plus elle en ferait pour lui obéir moins son châtiment serait cruel. Or il avait entrepris le pire. Alors elle baissa le ton. Sans pouvoir se taire, car le viol était pour elle la pire des douleurs, elle gémit plus bas.
Mais contre toute attente, le chef sanguinaire des immortels ne put pas continuer. Le temps qu'elle s'en aperçoive ses gémissements emplirent la pièce puis à bout de souffle, elle fixa le vampire pour la première fois depuis qu'elle avait cru qu'il allait la violer. Un soulagement sans bornes s'empara de Shalimar. Il ne pouvait pas la violer ! Il était en sueur et couvert de griffures. Sa chemise était déchirée. Elle ne se rappelait même pas s'être débattue. Pour la première fois, un élan de tendresse envers lui la submergea. Elle étendit les bras avec difficulté et l'enlaça tendrement. Contre son corps elle se rendit compte combien elle tremblait violemment. Elle l'assomma de remerciements mais tranchante, la voix du vampire fendit l'air :
- Tu ne l'approcheras plus jamais, c'est terminé. Ose me contredire, vas-y. Je n'attends que cela.
Elle ne répondit pas, elle cherchait dans ses yeux d'acier à se rassurer. Elle ne pouvait pas réellement lire ce qu'elle croyait. La soif de sang. Il tuerait le garçon. Les images planaient autour d'eux, parce que c'était le genre de choses que pouvait faire le chef des immortels, assez vieux pour maîtriser les illusions parmi les siens. Elle secoua la tête, en pleurs.
- Non, Sofiane, pitié, je ferai tout ce que tu veux, demande-moi juste. Mais ne fais pas ça.
Ses sanglots l'étouffaient. Il fit demi tour et disparut à la salle d'eau. Elle se laissa glisser le long du mur et continua de pleurer au sol. Aucune pensée cohérente ne lui vint au début. Elle savait simplement que s'il décidait de tuer le garçon, elle ne pourrait rien y faire. Rien ni personne ne pouvait arrêter Sofiane s'il voulait tuer. Lorsqu'il eut fini il lui lança un regard, elle était toujours là. Elle resta là des heures. Elle se noyait dans la tristesse de perdre le garçon.
Le lendemain à midi elle était toujours au même endroit, et de ses yeux écarquillés coulait toujours un flot continu de larmes. En sortant de la chambre Sofiane eut un moment d'arrêt. Soupirant il l'attrapa et la plaça dans la baignoire. Mais lorsqu'il revint le soir au crépuscule elle y était toujours, exactement dans la même position. Il fit couler le bain et s'asseyant au bord de la baignoire, il se mit après une hésitation à frotter ses épaules avec la fleur de douche. Enfin, réalisant sa propre nudité et le contact de l'objet avec sa peau, Shalimar réagit. Le mouvement qu'elle fit pour s'éloigner de lui lui arracha un grognement de douleur, car tout son corps était ankylosé.
- Sors d'ici, s'il te plaît, implora-t-elle.
Il le fit et elle termina de se laver, mais resta dans l'eau chaude jusqu'à ce qu'elle refroidisse et même plus longtemps. A minuit, lorsqu'il ouvrit la porte, elle rassembla ses genoux entre ses bras.
- Ton employeur te fait dire que ton attitude est incorrecte. Au prochain écart tu es virée, Shalimar.
Elle hocha la tête et continua d'admirer la pomme de douche. Il sortit puis elle se remit à ressasser son malheur. A l'aube il entra et lui ordonna de venir se coucher. Elle ne répondit pas, mais elle obéit à son chef de meute. Elle commençait à devenir phobique des châtiments. Sofiane était meilleur que Dieu à cet art, or plus jamais elle ne voulait en subir d'autres. Elle ne dormit pas de la nuit et surtout pas lorsque comme d'habitude deux bras musclés se refermèrent autour d'elle. A midi comme toujours le vampire s'éveilla puis quitta la chambre, pour faire un tour dans l'appartement. Puis il revint et le phénomène se reproduisit. Au crépuscule il se leva et voyant qu'elle ne suivait pas il lui ordonna de venir petit déjeuner. Elle s'exécuta.
- Tu as dormi ? La questionna-t-il.
Elle ne répondit pas.
- Réponds-moi, Shalimar.
- Non, Sofiane, non.
Mais il abandonna, il dut se dire que s'il fallait lui ordonner de répondre à chaque fois elle finirait par avoir raison de ses nerfs. Elle demeura assise au bar toute la nuit et lorsqu'il consulta les mails il lui annonça :
- Tu es virée.
Elle n'avait plus Sloan et elle n'avait plus son travail tellement ludique. Cela fut un électrochoc.
- Pousse-toi, s'il te plaît, fit-elle d'une voix faiblarde.
Il fit rouler son fauteuil pour la regarder chercher le numéro de son patron et lui téléphoner. Vampire lui aussi, il allait avoir droit à tous les mensonges possibles jusqu'à ce qu'elle récupère un brin de cette fichue vie qu'on lui enlevait peu à peu.