manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Le destin des immortels - nouvelle publication
Shalimar parlait beaucoup et fort, pour ne pas partir en courant. Elle était venue pour faire plaisir à l'humain. Si elle le repoussait devant tout le monde rien ne le blesserait davantage. Elle maudit Sofiane pour son absence. Maintenant l'autre bras du jeune homme l'enlaçait et la main reposait sur mon ventre de plus en plus nu... Elle maudit sa tenue, ce haut et cette jupe étaient de mauvaises idées, assurément. Enfin pour s'en sortir elle lança à la cantonade :
- Hé, on ne devait pas sortir danser ?
En quelques minutes ils se retrouvèrent dans les transports en commun. Les jeunes gens mettaient un bazar fou mais c'était agréable de faire partie d'une bande guillerette. Elle avait prévu de profiter du voyage pour demander à Sloan de garder ses mains à leur place, mais évidemment ils se révélèrent tellement entourés que rien ne pouvait être confidentiel.
Elle se sentit grisée par le protocole de l'entrée en boîte, l'attente dans la file parmi tous les jeunes gens bon-odorants et joliment vêtus, l'ambiance fébrile au vestiaire.
Enfin ils arrivèrent et elle étudia le rythme. Elle ne savait pas danser cela, la dernière fois qu'elle avait dansé c'étaient les valses qui étaient à la mode. Mais la vampire en elle, elle, savait observer et copier. La grâce de la créature lui permit même de se faire sacrément remarquer. Maintenant beaucoup d'hommes venaient pour la ravir au groupe alors elle se résolut à rester avec Sloan. L'un de ses amis invita la brune à danser, mais d'après ce qu'elle voyait partout autour d'eux elle n'allait pas aimer ça. Les gens n'avaient pas le réflexe de garder leurs mains à leur place, ici non plus. Alors elle rétorqua que son brun venait de l'inviter à l'instant. Ne demandant rien de moins il l'entraîna sur la piste. Ses bras se refermèrent sur elle comme un étau, sans complexe. Lorsqu'elle sentit son souffle sur sa nuque se rapprocher elle n'y tint plus :
- Sloan, fis-elle à son oreille, je ne supporte pas qu'un homme me touche comme tu le fais. Ça me fait peur.
Amusé il rétorqua en posant ce satané baiser sur sa nuque :
- Tu préfères les filles, Shalimar ?
- Écoute-moi bien, grogna-t-elle, je... euh...
Elle ne pouvait pas lui expliquer. Il ne croirait pas qu'elle n'était pas consentante, il la mépriserait. Ils dansaient toujours, pour donner le change, mais à cet instant il l'entraîna dehors, l'air sombre, et arrivés devant l'établissement, il lui demanda médusé :
- Tu peux m'expliquer pourquoi tu me mens ? Si tu aimes Sofiane et qu'il t'est désagréable de subir le contact de ma peau, dis-le moi ! Je te croyais plus forte que cela !
- Ah oui, grogna-t-elle, c'est facile, je suis donc l'affreuse personne qui t'a laissé la toucher par mensonge, continue, pourquoi je t'aurais laissé faire jusque-là ? Pourquoi je ne t'aurais pas remis à ta place depuis le début ? Pourquoi en serais-je incapable?
- Qu'est-ce que j'en sais, moi ?! Rétorqua-t-il blessé. Tu n'as jamais rien voulu me dire, j'ai toujours dû t'arracher les informations. De quoi as-tu peur ? Fit-il plus tendrement.
Brusquement, la colère de l'immortelle s'envola. Elle annula la distance qui les séparait et le prit dans ses bras. Il lui rendit son étreinte, mais cette fois, cela ne lui fit que du bien. La signification de ce contact n'avait rien de commun avec celle de ses gestes précédents.
- De... Que tu me juges, souffla-t-elle.
- Je t'aime, murmura-t-il. Même si tu étais une meurtrière assoiffée de sang, je t'aimerais quand même, viscéralement.
Elle hésita devant tant d'honnêteté, puis se lança très doucement, ainsi il dut tendre l'oreille pour l'écouter.
- Je... on m'a forcée... Souvent... Alors j'ai peur, maintenant.
Il prit le temps d'analyser mes propos puis se risqua à suivre son intuition.
- Qui t'a fait ça ? Ragea-t-il.
- Celui qui m'a engendrée, mais je me suis vengée toute seule, tu n'as pas besoin d'y réfléchir, mon ange. Voilà, c'est tout, comme ça tu sais.
- Mais tout à l'heure, pendant l'apéritif...
- J'ai pris sur moi. C'était dur.
Le visage de Sloan s'endurcit lui aussi. Elle aurait donné beaucoup pour effacer ce qu'elle avait dit.
- Je suis désolé, s'excusa-t-il d'une voix blanche. Tu veux qu'on rentre ?
- Non. Tu passais une bonne soirée jusque-là ?
- C'est certain.
- Alors je veux qu'elle soit encore meilleure. Je veux que si je meurs demain, tu puisses te souvenir de ce soir comme le meilleur qu'on ait passé ensemble. Allons-y.