manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Oui, Jean, elle va tenir tu crois ? Bon, merci. Bon courage.
Shalimar soutint le regard de Sofiane pendant encore quelques secondes.
- Ça va aller? Souffla-t-elle, la gorge un peu nouée.
La vampire maudit Aniés. En dépit du fait qu'à l'évidence, il s'agissait d'un tout jeune vampire, Shalimar estimait qu'elle et tous les autres devaient prendre leurs responsabilités. Elle n'avait jamais partagé le quotidien de son chef de meute pendant une débâcle. Elle se demanda comment il se comporterait. Elle s'aperçut qu'elle craignait qu'il change. Elle l'aimait tel qu'il était. Elle aurait donné beaucoup pour l'empêcher de redevenir la brute froide qui l'avait domptée lorsqu'il l'avait amenée à habiter chez lui. Il hocha la tête, l'air très sûr de lui.
- Lorsque l'on a déjà organisé une débâcle, assura-t-il, les suivantes ne sont qu'une formalité. Il suffit de suivre la procédure.
Cela ne la rassurait pas. Elle avait entendu dire qu'il avait tué certains de ses vampires, qui comme Aniés, s'étaient avérés incapables de se gérer pendant la débâcle. Elle aurait souhaité lui exposer ses inquiétudes, mais elle ne pouvait pas en parler devant Sloan.
- Ce numéro de compte qu'on donne aux acheteurs, l'interrogea-t-elle en reprenant les préparatifs, comment tu vas t'en sortir ensuite?
- On met tous l'argent dessus. Ensuite Alexandre s'occupera de crypter les informations, jusqu'à n'en laisser aucune trace lorsque nous n'en aurons plus besoin.
Sloan lâcha un sifflement d'admiration. La vampire lui sourit. Ensuite tous se remirent au travail. Lorsque la nuit commença à tomber sur la ville on sonna à l'interphone.
- Vous êtes prêts? Fit Sofiane.
- Pardon? Répliqua l'humain. On n'a rien préparé pour partir et tu l'as bien vu, il nous reste encore un appartement à vendre.
- Tant pis pour l'appartement. Vous n'avez rien d'autre à emporter, l'as-tu oublié? Vous prenez la liste des noms, la carte bancaire. Voilà. Maintenant on descend et vous entrez dans le van, Shalimar au volant. Tu conduis jusqu'à la sortie Nord de la ville.
Sonnés ils le regardèrent se changer en loup et les attendre devant la porte en les fixant l'air froid. Sloan s'agita grandement derrière la vampire. Elle réalisa que c'était elle qui en était responsable, à présent. Comme lorsqu'il n'était qu'un jeune enfant, en bas de la tour qui avait manqué le voir mourir. Elle prit sa main, entrelaçant ses doigts avec les siens. Puis elle annonça posément :
- C'est parti, humain.
Elle déverrouilla la porte majestueuse et glissa la clef sous le paillasson comme convenu par manque de temps pour organiser mieux. Ils descendirent et tombèrent sur le type qui leur livrait le cheval avec son harnachement, ainsi que sur celui qui leur amenait le van à domicile. Elle signa les papiers avec une impression de surréalisme.
- Je ne sais pas monter à cheval, annonça Sloan.
Elle venait de sortir ce qu'elle identifia comme une jument du van du livreur. Noire aux jambes blanches, elle était rustique, mais l'immortelle la trouva jolie. Elle craqua pour la ligne blanche sur la tête, qui lui fit penser à une traînée de neige.
- C'est pour cela que nous n'en avons qu'un pour deux. Tu n'auras qu'à te tenir à moi, le tranquillisa-t-elle.
Le loup grimpa dans le van, ainsi que le jeune homme, aux pieds duquel il s'installa. La vampire sourit en surprenant son air médusé par la situation. Elle démarra, étonnée de se sentir soulagée. C'était terminé, elle avait fait sa part du travail.
- Ça va ? Questionna-t-elle son passager, tandis qu'ils sortaient de la ville au rythme de la circulation.
Il secoua la tête, ce qui fit voler ses cheveux trop longs. Elle eut envie d'y passer les doigts, mais considéra que devant Sofiane ce n'était pas une bonne idée.
- Évite de me demander ça ou je vais t'assommer de plaintes sur mes craintes pour la suite. Sans blague, je ne tiendrai jamais les jours de voyage qu'il nous faudra pour nous rendre à Paris à cheval !
- La plupart du temps on sera au galop, c'est le plus confortable, assura-t-elle. Je te laisserai les étriers, tu pourras te mettre en suspension ainsi, ce sera plus... moins désagréable.
Il gloussa malgré l'appréhension. Jetant un œil à ses pieds, il parut, une fraction de seconde, s'apprêter à toucher le loup gris clair aux troublants yeux gris pâle. Puis il se ravisa et Shalimar en fut soulagée.