manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Le destin des immortels - nouvelle publication
Elle jeta un œil au gamin qu'elle avait sauvé des années auparavant. Il transpirait la peur. Mais il prenait le risque. Son cœur déborda d'amour pour cet être exceptionnel.
- Et puis, hurla une autre femme, depuis quand sommes-nous tombés tellement bas qu'on chasse des humains acculés ?
- Ouais, s'emporta son partenaire, depuis quand se met-on à plusieurs pour traquer un type seul et désarmé ? Depuis quand tue-t-on de notre propre gré des humains? Ce sont des gens comme ceux qui lui veulent la peau qui nous font haïr par les mortels. C'est à cause d'eux qu'on est réduits à fuir ce matin.
Un silence moite tomba sur la meute. Ceux qui avaient parlé étaient en minorité. Mais on ignorait de combien. Shalimar songea que finalement, ils avaient une chance. Puis les gens se dispersèrent pour chasser, enfin. Elle se retourna pour tendre les bras à son humain figé sur Lady-Faith. Il descendit maladroitement puis elle le serra contre elle. Ses larmes mouillèrent la nuque de la vampire, mais il ne dit rien. Sofiane alluma le feu puis alla chasser, alors elle eut envie de poser une constellation de baisers sur ce visage trempé de larmes.
- C'est fini, murmura-t-elle...
Il tremblait, secoué de mouvements incontrôlés. Sa façade d'homme intrépide étant factice, elle venait d'exploser. Le loup revint avec un oiseau que Shalimar ne put identifier. Il reprit forme humaine et posa une main sur l'épaule de Sloan :
- Ça va aller, humain?
- Oui, se reprit-il. Merci, Sofiane. Je crois que tu viens de me sauver la vie. J'ai été idiot. Je n'ai pas pensé que je serais en danger. Et que je vous mettrais en danger. Pas à ce point.
La vampire hocha profondément la tête. Elle non plus, n'avait pas réalisé. En cela, elle se sentait beaucoup moins pardonnable que le jeune homme. Elle glissa une main le long de l'épaule du vampire. Il la gratifia d'un regard indulgent. Cela lui fit du bien.
- Ça va, affirma l'immortel.
- Bon toi tu vas manger, maintenant, asséna Shalimar au vampire, je t'ai bien vu, depuis le début tu n'as rien avalé.
Il prit un air ironique.
- Un pigeon pour trois ça va être compliqué.
- Partagez-le, ordonna-t-elle. Je suis celle d'entre nous qui en ai le moins besoin.
L'humain devait manger pour vivre et Sofiane risquait une mutinerie. Il devait être en forme pour être en mesure de l'affronter. L'estomac de Sloan rugit tandis que j'achevais ma phrase alors les garçons acceptèrent sans chipoter davantage. Alexandre arriva derrière elle et elle hurla de surprise lorsqu'il commença à parler :
- Je peux... Et bien, te voilà un peu sur les nerfs, Shalimar ! Rit-il, détendu.
- Je ne vois pas pourquoi tu dis ça, sourit-elle.
Tous prirent le temps de calmer leur crise de rire avant que Sofiane ne prenne la parole :
- Prends place, tu as mangé, l'ami ?
Ensuite tous se mirent à parler si bas que Sloan ne perçut aucun son. Il abandonna rapidement la partie, se contentant d'observer leurs traits sérieux, dans l'espoir de déceler, au moins, les émotions qui les habitaient.
- Non, mais ne le dis pas à Fiona, fit-il avec un clin d'œil complice. Elle dort, là-bas, sourit-il tendrement alors que le chef de meute et sa compagne la cherchaient du regard.
Lui hocha la tête, professionnel, en étudiant la louve. Shalimar eut un sourire attendri.
- Merci pour tout à l'heure, dit Sofiane. Là je crois que ça allait dégénérer.
Alexandre hocha lentement la tête.
- Je suis venu justement te dire deux trois choses, articula-t-il. C'est gênant mais c'est pour t'aider. Tu as l'air affaibli, Sofiane. Tu devrais manger et dormir davantage, parce que là tes sujets se murmurent que dans ton état, tu ne peux quoi que tu en dises pas faire de mal à une mouche. D'où les rébellions. Et puis tu as une épouse pleine de mystères, que tous les mâles convoitent, alors ils se demandent bien pourquoi on n'entend pas ses cris de jouissance avant que tu te couches.
Shalimar devait l'avouer, on entendait certains couples à l'aube. Cela faisait partie du jeu bestial des créatures de la nuit. Le chef quitta le regard troublé de son ami avant de se concentrer sur le feu qui mourait.
- Ils ne se disent pas qu'il y a des gens pudiques ? Grogna Sofiane, bougon.
- Non, tes anciennes femmes se souviennent que ce n'est pas le cas, ce qu'ils se disent c'est que si tu n'es pas parvenu à... soumettre ton épouse, alors on peut obtenir de toi ce que l'on souhaite. Mais bon, c'est un ensemble, hein, si tu rétablis le reste...
Shalimar comprenait enfin. Elle n'avait pas pensé à cet aspect des choses. Elle durcit son visage, afin qu'Alexandre n'ait aucune chance de comprendre ce qu'il en était.