manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Non, tes anciennes femmes se souviennent que ce n'est pas le cas, ce qu'ils se disent c'est que si tu n'es pas parvenu à... soumettre ton épouse, alors on peut obtenir de toi ce que l'on souhaite. Mais bon, c'est un ensemble, hein, si tu rétablis le reste...
Shalimar comprenait enfin. Elle n'avait pas pensé à cet aspect des choses. Elle durcit son visage, afin qu'Alexandre n'ait aucune chance de deviner ce qu'il en était.
- Tu le savais? Lui demanda subitement Sofiane.
- Quoi exactement ?
Elle ne voulait rien savoir de plus. Elle commençait à paniquer. Qu'allait-elle devoir faire pour la meute croit que le chef des vampires n'avait pas changé, qu'il était toujours le maître sanguinaire qu'il fallait respecter sous peine de mort, ou de bien pire encore? Elle se rappela l'époque où il lui avait balancé un verre au visage. Sofiane n'était plus cet être-là. C'était illusoire de croire qu'il pourrait s'en cacher.
- Que tous les mâles fantasment sur toi, la rebelle immortelle qui jamais de mémoire de vampire n'a accordé ses faveurs à l'un d'entre nous ?
Elle écarquilla les yeux, ouvrit la bouche, puis la referma. Alexandre leva un regard ahuri sur elle, venant de comprendre que Sofiane lui-même n'y était pas parvenu. Elle avait échoué. Elle résista à l'envie de s'échapper loin d'eux, sans se retourner. La son assourdissant des pulsations de Sloan la dérangeaient tant qu'elle songea à y mettre un terme. Elle voulait se ressaisir mais n'y parvenait pas.
- Non, je ne le savais pas, souffla-t-elle.
- Je ne voulais pas vous gêner, prononça rapidement Alexandre, je ne pensais pas que les rumeurs étaient vraies. Je me disais que vous n'aviez pas la tête à cela, simplement.
Sofiane se tenait très droit à côté d'elle. Hésitante, elle se glissa contre lui. Il l'enveloppa d'un bras. Il avait fait ça toute sa vie et cela se ressentait. Cela fit du bien à Shalimar. Elle s'en étonna elle-même. Elle se refusa toujours à regarder l'humain. Elle forma le souhait que lorsqu'ils arriveraient à Paris, il ne serait pas trop tard pour faire ce qu'il convenait avec lui. Elle sen demanda vaguement comment elle pourrait bien s'y prendre, après tout le mal qu'elle lui faisait actuellement.
- Lors de la dernière débâcle tout était différent, lui rappela Sofiane. Je n'étais pas marié donc les femmes me faisaient la cour, et j'en prenais régulièrement le matin avant de dormir. Je n'avais aucune faveur à demander aux miens, qui me devaient tout, et je n'avais aucun souci. Je savais que tout irait bien, j'étais en forme, bref effectivement je devais avoir une autre allure.
L'immortelle se perdit dans ce souvenir. A l'époque elle était restée très à l'écart de la meute. Elle n'avait pas fait attention.
- Bon, ce n'est pas grave, tenta son ami, comme tu le vois nous sommes nombreux de ton côté, tu ne te battras pas seul si la minorité rebelle prend courage et t'attaque. Dors bien, l'ami.
Alexandre les laissa seuls. Shalimar se sentit soudain plus exposée que jamais. Sofiane émit un léger rire de gorge. Glissant un doigt sous son menton il fit, rassurant :
- Tu n'as pas à t'en faire, Shalimar. N'aie pas peur.
La voix était puissante quoique très basse, c'était celle du chef, insondable, et non celle de l'amant. Ses bras autour d'elle lui manquèrent cette nuit là, quoiqu'elle se serra contre sa fourrure épaisse. Le soir lorsqu'elle s'éveilla on caressait son corps d'animal et on murmurait autour d'elle. Sofiane discutait avec l'humain, ils paraissaient détendus. Elle l'admira, devinant qu'il essayait de calmer sa terreur en le distrayant. Effectivement, on la sentait moins vibrante que la veille.
- Nous allons gagner le village le plus proche, expliqua Sofiane. Plein Est.
Elle ne pouvait pas faire cela.
- Je peux rester là avec Sloan ? Je n'ai pas faim, je voudrais rester le protéger.
Elle avait parlé d'une toute petite voix, sûre qu'il ne la laisserait pas faire.
- Évidemment, asséna pour autant Sofiane. Vous nous attendrez là, j'aimerais que nous ayons le temps de reprendre la route ensuite. Vampires, reprit-il plus fort. Ce soir nous irons donc nous nourrir, comme prévu. Lorsque vous aurez fini vous reviendrez ici, et quand la meute sera revenue, nous reprendrons la route. J'aimerais qu'on se hâte, ce voyage n'a pas l'air d'avoir des effets bénéfiques sur tout le monde. Des questions ?
Comme il n'y en avait aucune il se changea en loup et l'humain et elle regardèrent la meute s'éloigner. Elle s'attendait à ce que certains restent pour les attaquer mais n'en surprit aucun. Elle commençait à avoir peur de son ombre et elle le déplorait.
- Il t'aime, lâcha Sloan au milieu du silence que les vampires avaient laissé derrière eux.
Shalimar savait qu'il n'était pas raisonnable d'échanger des secrets, car elle ne pouvait pas exclure l'hypothèse selon laquelle quelqu'un était resté les espionner. Or elle sentait que c'était là que voulait en venir le jeune homme.
- Je crois, oui, d'autres commentaires ?
Elle avait donc été sèche, pour le dissuader d'aller plus avant.
- Tu me manques, lâcha-t-il d'une voix tranchante.
La voix était rauque, elle provoqua une vibration dans les entrailles de la vampire. Elle voulait l'embrasser mais elle ne pouvait pas faire cela. Il s'approcha franchement et écrasa sa bouche de la sienne. Elle songea à le repousser. Au lieu de cela, elle prit ses mains pour les maîtriser mais il les emmena avec lui au bas de son dos. Elle s'engouffra dans le baiser pour oublier tout le reste. A présent il était trop tard pour être raisonnable. Il n'embrassait pas comme Sofiane. Le vampire vous possédait, vous enveloppait toute entière. Lui avait une façon plus légère de faire, il s'attachait davantage aux lèvres, les mordillant et les aspirant. Sofiane donnait l'impression d'avoir été nettement plus loin qu'un baiser, mais Sloan donnait envie d'en avoir davantage. Elle eut envie de lui.