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manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.

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Le destin des immortels - nouvelle publication 76.

  • - Serre-moi, Sofiane, s'il te plaît...

Son violeur, après l'avoir fait souffrir, l'avait chaque fois laissée seule, souffrante et désespérée. Aussi étrange que sa demande parût à Sofiane, il l'enlaça, petite chose soudain consentante à être serrée par de puissants bras masculins. En quelques minutes elle se calma puis posa un baiser sur la peau ambrée de l'immortel, soulagée qu'il fût encore là, reconnaissante pour sa tendresse et sa patience. La porte s'ouvrit puis se referma. Sloan ne s'attarda pas, lorsqu'il eût constaté qu'elle allait bien.

love.jpgShalimar leva un regard timide sur son chef de meute. Il lui donna un baiser tendre, alors qu'ils pouvaient être tellement possessifs.

Ils prirent le petit déjeuner puis les hommes jouèrent à la console tandis qu'elle cherchait un emploi sur la toile dont ils venaient d'obtenir l'accès. Elle débusqua quelques annonces dans le même domaine qu'auparavant. Satisfaite, elle se joignit aux hommes. Sloan grogna de dépit.

  • - Tu n'as pas dit à l'humain que quoi qu'il advienne, il ne pourra pas rivaliser avec toi, vampire ? Ce n'est pas gentil, sourit-elle en lui effleurant l'épaule.

  • - C'est vrai, c'est du sadisme pur, convint l'immortel. Va faire tes devoirs, humain.

Le dénommé mit sur pause pour attaquer le chef de meute à coups de coussins puis la bataille fut sans merci. Quelques secondes plus tard, Sofiane laissa Sloan pantelant, mais une caresse de Shalimar du dos de la main sur sa joue rougie par l'effort le lui fit oublier.

  • - Lance une autre partie, ordonna-t-elle au jeune homme. Je vais t'aider.

Interloqué celui-ci prit la manette comme elle le lui indiquait du menton.

  • - Tu gardes tes doigts sur les boutons et tu apprends, fit-elle avec autorité.

La partie débuta et leurs mains jointes sur la manette, elle guida son personnage avec adresse. De temps à autre il lançait des exclamations étonnées, il ne pensait pas que certaines passes étaient faisables et ne les aurait même pas envisagées. Pour finir le vampire sauvegarda la partie :

  • - Pourquoi tu fais ça ? S'emporta Sloan.

Shalimar éclata d'un rire frais qui lui fit du bien.

  • - Sauf si tu veux te coucher tôt parce que tu as cours demain, on pourrait aller faire un tour en ville, un peu mieux que depuis une voiture pour aller en boite de nuit, je suis certain que vous n'y avez pas mis les pieds depuis des lustres...

  • - Je ne suis jamais venu à Paris, confirma le jeune homme.

Et hop, vêtue de propre et fraîche comme une rose dans sa robe beige à la forme aussi osée qu'élégante, un tout petit sac au bras, ses boucles d'ébène voltigeant autour de son visage, Shalimar se sentit forte, au bas de l'immeuble, émergeant entre les deux hommes de sa vie. Douce illusion. Elle entendit par deux fois quelque chose de lourd s'abattre sur d'autres choses plus souples et la douleur vint soudain, écrasante. Puis un rideau rouge coula derrière ses paupières, puis elle perdit connaissance.

 

Elle s'éveilla avec un affreux mal de tête. Elle voulut porter une main à sa tempe, mais en fut incapable. Sonnée elle tenta d'observer ce qui se passait, mais la douleur lui vrillait tant le crâne qu'elle ne parvint pas à se concentrer. Elle referma les yeux sans pouvoir lutter davantage. Pourtant elle aurait donné beaucoup pour être capable d'écouter les voix autour d'elle.

 

De nouveau elle leva le nez. Cette fois si la migraine était toujours là, elle put regarder fixement, ce qui était un grand progrès. Elle se trouvait dans une chambre. Elle était enchaînée à un lit. L'adrénaline faillit la rendre folle, étant à la merci de n'importe quel mâle, là tout de suite ou n'importe quand suivant son humeur, comme il y avait des centaines d'années de cela. Elle s'agita mais les chaînes résistèrent. Au moins son affolement fit-il venir quelqu'un. L'un des deux jumeaux de la veille entra dans la chambreElle songea à se changer en chauve-souris pour s'enfuir. Au moins, contrairement à son violeur, l'avait-on laissée récupérer assez d'énergie pour cela. Mais elle ignorait où étaient Sofiane et Sloan. Elle ne pouvait pas les abandonner.

 

  • - Bonjour, madame..?

Elle n'avait pas encore de nouvelle couverture.

  • - Shalimar. Qu'est-ce que vous voulez ?

  • - Vous avez débarqué sur notre territoire sans demander la permission.

Elle se sentit soulagée. Il ne désirait pas profiter d'elle, il avait des revendications qui concernaient la meute.

  • - Je ne suis pas chef de meute, avança-t-elle prudemment.

  • - Ton chef veut demander son avis à votre meute, il n'a pas compris que c'est sans appel, malheureusement pour lui.

  • - Pourquoi malheureusement ? Interrogea-t-elle posément.

Il ne lui paraissait pas judicieux d'exposer ses liens avec Sofiane. Cependant le seul fait qu'elle se trouve enchaînée là prouvait que ses efforts avaient peu de chance d'aboutir. Il lui vint donc à l'esprit qu'elle pouvait au contraire se servir de leurs liens. Comme il ne répondait pas, elle le questionna de nouveau :

  • - Où sont-ils, l'humain et lui ?

  • - L'homme sert d'encas à ma favorite, c'était le premier moyen de pression sur ton chef de meute, on verra bien comment il réagira quand son protégé reviendra presque mort.

Elle nota que Sofiane avait échoué à jouer le détachement, lui aussi.

  • - N'avez-vous pas d'honneur, pour vous attaquer aux plus faibles ? Grogna-t-elle, sincère.

  • - A la guerre tous les coups sont permis, dame.

Elle secoua la tête. Pour la première fois, il lui vint à l'esprit que ça pouvait mal finir.

  • - Pourquoi ne pas cohabiter en paix ?

  •  

    Shalimar savait que Sofiane n'aurait pas pu vérifier dans quel était d'esprit se trouvaient les vampires à Paris. Les meutes ne communiquaient pas entre elles. Ainsi, si l'une était découverte, elle n'aurait aucun moyen d'entraîner les autres dans sa mise à mort. Pour ce qu'elle en savait, Sofiane lui-même ignorait s'il existait d'autres meutes aussi larges que la sienne. On n'en connaissait que les légendes du passé, auxquelles ont n'accordait pas d'autre valeur.  

  • - Garder le secret est suffisamment difficile comme cela pour ma meute. Je n'ai aucune envie d'aggraver les risques pour les miens.

Il était donc le chef de meute. Elle réfréna un frisson. S'il s'avérait aussi dur que le sien, alors le pire pouvait se produire. Elle perdit pied un instant à l'idée de perdre Sloan.

 

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L
bah voilà, il fallait s'en douter. Je trouve ça très surprenant de la part de Sofian, de ne pas avoir cherché à contacter la meute de la ville après les avoir rencontré, afin d'éviter ce type de<br /> situation. ça craint!<br /> Je me demande comment ils vont se sortir de ce mauvais pas!
Répondre
C
<br /> <br /> ah bah oui j'avais pas pensé qu'il aurait pu les contacter<br /> <br /> <br /> j'ai ajouté un passage selon lequel les meutes ne communiquent pas entre elles pour ne pas pouvoir se mettre mutuellement en danger si les humains apprenaient l'existence de l'une d'entre elles<br /> <br /> <br /> et en passant j'ai rajouté un passage qui justifie que Shalimar ne se change pas en chauve-souris, sinon il y avait là aussi un manque de crédibilité<br /> <br /> <br /> <br />