manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
De retour au château je fis mon rapport à Claire qui partit immédiatement chez Callista pour voir si son appartement renfermait des indices qui pouvaient expliquer sa disparition.
Pour ma part je fis ma toilette avant de me lover dans les bras de Morphée. Ce furent des caresses qui m'éveillèrent huit heures plus tard.
- Tu dormais comme un bébé, sourit Aiden, je suis passé plus tôt mais je n'ai pas voulu te réveiller. Tu es adorable quand tu dors.
- Oh, alors je suppose que tu ne veux d'un baiser, tu préfères me regarder dormir ?
- Je veux cela et bien plus encore.
Ce ne fut qu'alors que je vis la multitude de bougies qui jonchaient le sol. Il y avait aussi des roses, jetées ça et là comme par une brise légère. Mon amant me glissa une coupe de champagne entre les doigts. Nous la bûmes par petites gorgées, en se disant des mots doux, en s'effleurant mutuellement le visage du bout des doigts. Lorsque simultanément nous posâmes nos verres, il m'escalada puis posa la main sur mon cœur qui s'affolait. J'étais trahie, c'était pour aujourd'hui, j'allais m'offrir à lui, comme j'en mourais d'envie depuis des semaines, mais j'étais morte de peur. Je n'avais que peu pratiqué ce genre de jeux. De surcroît cela faisait des années que je ne m'y étais pas essayée.
- Je vais être nulle, murmurai-je lorsqu'il posa une constellation de baisers à travers le fin voile qui ne cachait rien de mon corps hâlé. Il me l'ôta et une fois que j'eus déboutonné sa chemise lentement, il me glissa à l'oreille :
- Tu n'as rien à craindre, le seul contact de ta peau m'embrase en soi, il te reste peu à faire, Cristal. Tu vas voir, quand j'aurai fini de m'occuper de toi, tu te demanderas comment tu as fait pour te priver de cela pendant si longtemps.
- Présomptueux, avec ça, souris-je contre son corps.
Il me repoussa doucement sur le lit puis posa sur le mien une constellation de doux baisers. En quelques secondes il y fit naître de telles sensations que la tête m'en tourna. Alors je voulus lui rendre la pareille mais il m'en empêcha encore. Soumise je m'étendis de nouveau et au fur et à mesure de ses douces attentions, mon corps le réclama de plus en plus fort.
- S'il te plaît... murmurai-je alors, mais il répliqua un simple :
- Chutttt.
Il m'infligea une pure torture car j'étais devenue d'une sensibilité épuisante. Bientôt j'entrepris presque inconsciemment d'enfoncer les ongles dans ses puissantes épaules. Je sentais l'orgasme s'approcher dangereusement lorsqu'il me libéra enfin. Son visage de nouveau à ma hauteur, il imbriqua nos corps dans un grognement qui me sembla raisonner longtemps autour de nous.
Ensuite il me sembla perdre pied. Nos mouvements me paraissaient saccadés, lancinants. Les sons me parvenaient comme étouffés, peut-être parce-que mon pouls battait fort à mes tempes moites. Confusément je sentis que la vie était faite pour ce genre d'étreintes. Je sentis aussi l'amour autour de nous, qui guidait nos mouvements fiévreux.
Il me reposa délicatement mais resta en moi, me glissant nombre de mots doux à l'oreille de longues minutes durant. Pendant ce temps je couvrais son visage et ses épaules moites de baisers tendres. Il finit par s'écarter un peu, probablement pour regarder à quoi je ressemblais après l'amour, mais je ne pus m'empêcher de capturer ses lèvres. Nous étions épuisés aussi ce baiser fut-il doux et lent.
Lorsque je m'éveillai il me serrait si étroitement contre lui que j'avais du mal à respirer. Mon réveil sonnait. Je me contorsionnai pour l'attraper sans réveiller Aiden. Évidemment non seulement le réveil tomba en désolidarisant chacun de ses éléments, mais le verre posé à côté le suivit. Il se brisa à grand fracas sur le parquet.
Le jeune homme qui en réalité ne dormait pas le moins du monde partit d'un rire sonore ; de même, le fou rire me gagna. Bientôt hors d'haleine, nous nous regardâmes comme si c'était la première fois. Nous ne riions plus. Je devais partir.
- J'ai encore envie de toi, fit il gravement.
- Mais je dois aller sauver le monde, souris-je avec auto dérision.
- Il y a une guerre dehors, confirma-t-il un peu trop sérieusement. Une guerre sans bombes ni armées.
Je hochai la tête.