manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
- Nous pouvons nous changer en loups. Qu'est-ce que vous êtes ? N'oubliez pas le marché.
- Des lycanthropes, mais on dit lycans entre nous.
Il se recula sur la chaise tandis que je me laissais plutôt choir sur mon dossier, ce qui fut beaucoup moins élégant.
- Les loups-garous existent, murmurai-je... Les humains n'ont qu'à bien se tenir, entre vous et nous.
Malgré moi un sourire béat planait sur mes lèvres. Je vivais depuis plus d'un millénaire, être surprise devenait d'une rareté exaspérante. Mais une lueur étrange luisait au fond des pupilles jaunes du Roi. Cette lueur-là était inquiétante.
- C'est à moi d'avoir une répo
nse, reprit le monarque. Êtes-vous immortels ?
A ce stade je revins un peu à moi. Le secret, je ne devais pas dire ce que nous étions. Il n'était pas trop tard.
- Non, nous ne le sommes pas. A moi : les loups le sont ils ?
- Oui, répliqua l'homme aux yeux jaunes. Buvez-vous du sang ?
- Non, mentis-je sans réfléchir.
Le soldat coula un regard noir vers moi, mais aussi vers son roi.
- Sire, puis-je vous parler en privé une minute ?
- Parle, je ne veux pas la quitter des yeux, elle ne s'échappera pas sans que j'aie tout fait pour qu'elle reste ici. Morte ou vie.
Je ne pus m'empêcher de frémir, pourtant Dieu sait que je savais me maîtriser en temps normal. Je réalisai soudain que la beauté du roi, alliée à sa nature, ainsi qu'à la situation étrange, donnaient un cocktail détonnant qui me faisait perdre mon sang froid. Pourtant nul doute sur ceci : je devais m'échapper avant d'avoir donné davantage d'informations à cet homme de pouvoir. D'accord, il existait une autre certitude : mon sang était toujours froid.
- Comme vous voudrez, répliqua l'homme d'armes avec humeur. Maintenant qu'il est certain qu'elle n'a rien à voir avec nous, laissons-la partir. Plus elle restera ici, plus elle en apprendra sur nous. Elle en sait déjà trop. Et même si je vois bien ce que vous avez en tête, parce-que j'y ai pensé aussi, je ne sais pas si c'est une bonne idée. De surcroît elle ment comme elle respire.
- Réfléchis... Les vampires ont autant de force que nous. Ils peuvent sans doute transmettre leurs dons en mordant... Songe au fabuleux cocktail que cela pourrait provoquer. Es-tu de mon côté, Lorenzo ?
- Je le suis, Sire.
Le soldat se recula sur son siège, pensif. Les vampires ne supportent probablement pas la lumière du soleil, êtes-vous prêt à payer ce prix, Altesse ?
- Pour mon peuple, oui, asséna-t-il.
- Je ne peux pas vous faire ce don, j'en suis incapable, on naît vampire ou humain, mentis-je.
Les deux hommes me lancèrent un regard soupçonneux. Le soldat tira son épée de son étui en un cliquetis de métal lugubre.
- Vous allez reprendre depuis le début, parce-que j'ai la nette impression que vous n'avez rien dit de vrai depuis que vous avez affirmé être un vampire. Vous ne buvez pas de sang humain, vous n'êtes pas immortelle, vous ne pouvez pas faire le don...
- Alors tuez-moi, qu'on en finisse. Je n'ai pas peur de mourir.
- Mais vous avez peur que... Comment s'appelle-t-il ? Questionna le Roi en désignant ma panthère.
- Prince.
- Vous avez certainement plus peur pour sa vie que pour la vôtre. Oh, et soyez certaine que je lui trancherai la gorge, on ne sait jamais, les mythes sont parfois vrais. Ainsi quoi qu'il soit il ne s'en relèvera jamais.
Prince gronda en hérissant les poils de son dos.
- Là, mon joli, murmurai-je en lui flattant la nuque.
Ils avaient trouvé mon fichu talon d'Achille, oui. Je n'avais qu'une envie c'était de me changer en chauve-souris tout de suite. Mais Prince ne l'avait jamais fait, même s'il comprenait ce que je lui ordonnais, il risquait d'être tué avant d'y être parvenu. S'il en était capable.
Après tout si mon peuple ne risquait rien il n'y avait aucun risque à parler. Mais ensuite le roi avait visiblement quelque chose derrière le crâne. Quelque chose que je n'avais aucun droit de faire...