manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
. Au bout de deux jours elle suivit de loin les cours que j'y donnais à Léila. Même si pour rien au monde elle ne voudrait l'avouer, car elle était une reine, pas une gamine, bien sûr ! Mais ce soir-là cet équilibre précaire vacilla.
- Ce soir nous partons faire une course, nous trois, annonça Kenzo à son épouse, en désignant sa fille, moi et lui même, lors d'un dîner qui avait pourtant bien commencé.
Nos trois regards de femmes se tournèrent vers lui. Qu'avait-il encore inventé pour humilier la pauvre Tarah ? Un coin de ma tête m'implorait de cesser d'être hypocrite, s'il n'avait pas eu cette attitude j'aurais détesté la reine. Je frissonnais en songeant à mon épée dans sa gorge étroite quand elle parla justement, et évidemment :
- De quoi s'agit-il, mon roi ?
- De quelque chose que j'ai promis à Callista et qui ne concerne que nous trois.
Je vis ses yeux se remplir de larmes. Pour la première fois elle allait craquer. Et c'était bien légitime, Kenzo ne cessait de faire comme si nous couchions ensemble, ce qui en plus était faux, bref c'était de la méchanceté gratuite. La goutte fit déborder le vase.
- Pourquoi me faites-vous cela ? Gémit-elle. Vous pouviez refuser cette alliance, si elle ne vous satisfaisait pas, cela aurait été mieux que de m'attaquer sans arrêt. Je suis plus jeune que votre fille, ne pouvez-vous pas avoir au moins pitié de moi ?
C'était exactement cela.
- Tarah, soupirai-je, il ne se passe rien entre votre époux et moi. Je peux le jurer sur ma vie, même si cela n'a aucun intérêt, puisque comme vous le savez je suis autant damnée que le Diable lui-même. Il fait cela pour des raisons personnelles, qui n'ont rien à voir avec vous, soyez-en sûre, et...
- Cesse d'user ta salive ! Tonna le monarque.
- ... et, repris je, jamais il ne vous fera de mal, soyez-en certaine.
- C'est déjà fait, gémit-elle.
Elle se leva pour quitter la pièce, comme elle l'avait déjà fait plusieurs fois, mais d'habitude c'était la colère qui s'affichait sur ses traits.
- Je n'ai aucun besoin de ma salive, crachai-je en direction du roi. Alors cesse de me donner des ordres qui n'ont aucun sens.
Il sourit comme la princesse, au moins avais-je réussi cet exploit. Comme d'habitude je fus la seule à me lever pour poursuivre Tarah quelques secondes dans les couloirs. Et comme toujours je répétai ce que je venais de dire. Mais ce soir-là elle leva sur moi son regard trempé puis murmura :
- Dois-je demander le « divorce » ?
Mon cœur se fût affolé s'il en avait été capable.
- Je vais faire comme si je n'avais pas entendu cette question, décrétai-je d'un ton neutre. Posez-la à vos proches. Pourquoi ne demandez-vous pas à une amie de venir s'installer au château ? Cela pourrait vous faire du bien, je pense.
Elle hocha lentement la tête mais regagna sa chambre, comme d'habitude, laissant son assiette presque pleine. Je m'étais beaucoup inquiétée au début mais les cuisiniers disaient qu'elle acceptait toutes les collations qu'on lui proposait hors de la table.
Je rejoignis les autres et poussai mon assiette, c'était froid, sans compter que je n'avais plus faim.
- On va à la plage ! S'enthousiasma Léila.
J'avais eu l'intention de sermonner Kenzo, comme d'habitude, mais là elle m'avait coupé le souffle. Je me tournai vers lui alors qu'il m'expliquait :
- Ce soir, je vais prendre la voiture pour vous mener vous deux et Prince, sourit-il comme souvent en lui donnant une longue caresse (seigneur, ma panthère vampire...), vous rouler dans le sable. Nous pouvons y aller dès que vous le désirerez, le véhicule est prêt.
- Eh bien, souris je, oubliant Tarah... C'est un scoop, le roi des loups fait fi des tueurs/ravisseurs de vampires qui rodent pour sortir prendre du bon temps...
- Pour vous faire plaisir, et respecter ma parole. Je te l'avais promis, tu te rappelles ?
- Et comment, souris-je comme une débile sous le même regard bête de Léila (qu'avait-elle derrière la tête ?).
- De deux, continua le monarque, il y aura deux armes à feu chargées de balles en argent sous ton siège, et une autre sous le mien.
- Je croyais qu'on préférait les épées ? M'étonnai-je.
- Oui mais aucune épée ne peux rentrer sous un siège de voiture. Dis plutôt que tu manies moins bien le colt que l'arme blanche.
- Dans tes rêves, susurrai-je dans un sourire béat.
Ça me plaisait, et tant pis pour la reine, cela ne me regardait pas.