manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Je ne veux que toi, toi jusqu'à la fin des temps.
En parlant il avait pris ma main, qu'il avait tenue en tremblant, oui, lui le roi des loups. Lentement il se força à la lâcher, il avait fait une promesse.
Aussi ce soir là, la veille de leur mariage, nous étions, nous quatre, attablés devant la seconde bouteille de champagne que nous venions de vider, et lancions un dernier toast à notre bonheur à tous. C'est à cet instant que le processus s'enclencha.
- Où est Prince, questionnai-je soudain à la cantonade ?
Chacun haussa les sourcils ; de mon côté je fusai dans le couloir.
- Prince ! Criai-je.
- Je suis là.
Je me figeai. Certes les vampires pouvaient transformer leur pouvoir d'hypnose en télépathie mais là j'avais entendu une voix réelle. La preuve en fut que les autres buttèrent presque sur moi en me suivant hors du salon.
- Dans ma chambre ? Questionnai-je (elle était près du salon, mais je hurlai tout de même).
- C'est ça. Peux-tu demander qu'on me porte des vêtements ?
Je regardai Kenzo qui me le rendit puis je fus happée par les autres regards sur moi, ceux des deux jeunes femmes.
- Peux-tu m'apporter des vêtements ? Demandai-je à mon amour, d'un ton qui signifiait clairement : incompréhension mais fatalité.
Il hocha la tête et s'éloigna vers sa chambre, tandis que je gagnais la mienne. Je fis signe aux demoiselles de ne pas me suivre à l'intérieur. D'après ce qu'il disait il était nu. Bien sûr qu'il est nu, s'insurgea ma raison, c'est une panthère !
J'ouvris la porte. Je fus d'abord captivée par ses yeux, d'un doré bien plus réel que celui des pupilles de Kenzo, qui étaient plutôt mordorées. Prince avait gardé ses étroites pupilles de félin. Puis je détaillai les sourcils comme dessinés au fuseau, bien écartés, d'une belle épaisseur, et d'un dessin droit. Je remontai et ne pus m'empêcher de m'approcher pour passer la main dans ses cheveux d'un noir luisant, plaqués en arrière naturellement, et s'arrêtant à la nuque. Je m'écartai pour étudier les pommettes hautes, le nez retroussé, la bouche ronde, le menton étroit. Le cou large, les épaules moins masculines. Le torse où l'on devinait les muscles. Et, euh... Houla !
- A quoi je ressemble ?
Je sursautai. Sa voix était très grave, bref comme je le lui décrivis en détails, c'était un homme attirant. Alors que je finissais presque on frappa.
- Qui est ce ? Questionnai-je.
- Je te laisse les vêtements devant la porte, dit le monarque d'une voix hésitante.
- Merci, fis-je.
Cinq minutes après, je n'avais toujours pas bougé. Une commissure se leva sur la visage de Prince. Je gloussai. Il sourit franchement. Je me fondis dans ses bras. Il me souleva de terre et me fit tournoyer. Nous étions morts de rire lorsqu'il me coucha sur le lit pour consteller de baisers mon visage sidéré.
- Callista, je ne suis pas venu pour rentrer dans ta vie sous cette forme.
- Oh !