manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Résumé du péché pour leur vie.
- Je ne vais pas te mentir. Il redeviendra quelque chose de plus humain, mais cela peut durer très, très longtemps.
- Comme quoi, une semaine ? Un mois ?
- Aucune idée, ma puce. Moi j'ai mis une lune entière.
- Quelle horreur !
- Je suis désolée. Et ensuite il ne sera pas comme avant, je préfère te prévenir. Devenir plus fort, plus beau et assoiffé de sang rend les gens différents. En plus j'ignore ce que produira son aspect lycanthrope. Ne pleure pas, suppliai-je d'un drôle de ton, car il est difficile de supplier quand on se bat pour maîtriser un novice, et qu'on est obligé de crier pour couvrir les bruits de lutte. Peut être qu'il ne sera pas si différent. Surtout... Tu m'aimes bien, Léila ?
- Bien sûr, s'insurgea-t-elle à travers ses larmes. Tu es la belle mère dont j'ai toujours rêvé. J'ai plus l'impression d'avoir une nouvelle amie qu'une marâtre en fait.
- Bon. Merci, moi aussi, je t'adore. Mais ce que je voulais que tu gardes en tête, c'est que tu me trouves.. Sympa, alors que je suis un vampire. Tu comprends ? Moi même je suis très différente de ce que j'étais autrefois, pourtant.
- Comment étais-tu ?
Je l'entendis se laisser glisser au sol derrière la porte. Cela ne m'aidait pas qu'elle reste là, mais elle avait besoin de parler. Son père et moi étions les seules personnes qu'elle aimait, et nous lui avions manqué pendant la journée, vraisemblablement.
- J'étais très commune physiquement. Un blond tirant sur le châtain, avec des mèches cassantes, toujours inégales, et rêches. Mes sourcils allaient dans tous les sens, quand je suis née on ne les épilait pas encore. Mes yeux étaient d'un noisette très commun. J'avais un corps androgyne, sans taille ni hanche, ni cuisse, ni fesses. Mais j'avais un petit ventre. La grande classe ! Bon j'étais petite, aussi.
J'avais voulu prendre le ton adéquat pour la faire rire mais je manquai mon effet, l'effort me rendant impossible les effets rhétoriques. Tant pis, je continuai.
- J'étais timide et à part mes parents, je ne parlais à personne.
- Comment as-tu été transformée ?
Par un homme que je ne connaissais pas, pendant les cinq minutes d'inattention dont avaient fait preuve mes parents, alors qu'à dix ans je me promenais avec eux.
- Il faut dire qu'à cet âge ils devaient te laisser libre.
- C'est vrai.
- Alors même une fois vampirisée, on continue à grandir ?
- On change tout d'un coup. Ma métamorphose m'a donné cette apparence à jamais ce jour-là.
- Oh... Et euh... Ton... auteur a-t-il pris soin de toi ?
- Pas au sens où tu l'entends. Il m'a tenue prisonnière. Il... Avait voulu faire de moi sa chose pour l'éternité.
- Beurk !
- Non... Sa compagne consentante ! Mais bon un beau jour je suis redevenue moi même, et j'ai compris que ce n'était pas ce dont j'avais envie. Je me suis échappée et j'ai fait ma vie.
- Alors tu ne l'as plus jamais revu ?
- Je l'ai tué ce soir-là.
La conversation dura des heures, je racontai la vie aux différentes époques, et cela eut comme avantage que soudain je m'aperçus que Kenzo ne se débattait plus. Il écoutait sagement, son regard passant paisiblement de la porte à moi. Comme je m'étais tue, Léila remarqua elle aussi le calme qui régnait dans la chambre.
- Papa, ça va mieux ?