manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Lien Le péché pour leur vie 69.
Lien Le péché pour leur vie pour les nouveaux venus.
Ils (les autres recrues de mon château) m'insupportaient je devais l'avouer, à encore jouer le petit jeu de qui serait le meilleur à l'entraînement grandeur nature. Aussi je pris plaisir à les planter là, eux et leur air hébété. Mon estomac pourtant resta contracté et je sus qu'il y avait un problème. Je rejoignis au pas de course ma chambre mais elle était vide. Je me repliai sur celle d'Aiden. Personne ne répondit. Je lui téléphonai, appuyée au battant. Il décrocha contre toute attente.
- Où est tu, haletai-je?
- Je... J'en ai pour une minute, je viens t'ouvrir. Je patientai encore, trépignant nerveusement. S'il ne m'avait pas ouvert d'emblée c'était qu'il y avait quelque chose. Il ouvrit enfin et tandis que j'avais rêvé l'enserrer très fort, je restai sans voix et les jambes molles. Il s'effaça sur le seuil pour me laisser entrer. Il passa encore par la salle d'eau pour passer son visage sous l'eau et me précéda jusqu'à la cuisine pour récupérer une verre d'eau plein de glaçons. Pour ma part je frissonnai : les portes fenêtres étaient grandes ouvertes et on était en plein hiver.
- Qu'est ce qui te donne si chaud, finis-je par glapir? Tu es rouge, c'est fou ! Il sourit nerveusement comme tous les gestes qu'il avait eus depuis que j'étais entrée.
- J'ai... Je peux être franc?
- Bien sûr, fis-je impatiemment, sinon je ne poserais pas la question. C'est lié à Ceara, je le sais. Mais plus précisément?
Je le vis me regarder bizarrement et il partit soudain d'un grand rire, profond et franc, qui dénoua enfin mon ventre. Il s'y reprit à plusieurs fois pour prononcer sa phrase, tant ses gloussements l'empêchaient d'être clair.
-Tu as cru que c'était une réaction physique, rit-il? Comme un genre de désir tellement fort que je serais prêt à imploser?
Il fit un effort pour ne plus rire, attendant visiblement la réponse avec impatience.
- Oui vue ton attitude générale...
Il repartit dans une hilarité incontrôlable. Je commençai à me vexer puis il me communiqua sa bonne humeur. Principalement à force de me prendre les mains, et de les lâcher, et grâce à cette espèce de danse qui l'agitait autour de moi. Toujours aussi gracieux. Enfin je m'assis en attendant qu'il reprenne son sérieux. Et j'eus la tristesse, lorsqu'il décida de m'expliquer réellement ce qui s'était passé, de voir la gravité prendre possession de ce visage dont elle gomma immédiatement l'euphorie.
- Non c'est simplement que j'ai détesté avoir encore envie d'elle, alors je reviens d'une heure trente de sprint. Ce qui donne chaud et rend rouge.
Je me relevai et pris doucement ses deux mains entre les miennes. Je l'assis sur son lit et m'assis sur lui à califourchon. Je caressai ses cheveux qui tombaient si joliment sur ses joues. Je les relevai, jouai avec, et il ferma les yeux pour profiter de la douceur de mon amour. Mais bien vite, ses paupières se relevèrent sur des yeux coupables.
- Ça n'a pas d'importance pour moi Aiden. Que tu voies ses mains à elle caresser ces cheveux quand c'est moi qui le fais. Parce que... écoute moi bien, lui ordonnai-je tandis que visiblement son esprit s'enfermait dans la culpabilité. Ce n'est pas ta faute. Ce n'est pas ta faute, répétai-je. Je martelai encore : ce n'est pas ta faute. Enfin ses yeux s'emplirent de larmes mais je soulevai son menton tandis qu'il détournait le regard. Pourquoi refuses tu de le croire?
- Je... N'avais pas l'habitude d'être acculé à des émotions. J'étais tout ton contraire...
- Ne peux tu pas me regarder pour m'expliquer?
Il s'exécuta et les larmes qu'il retenait se libérèrent enfin. En deux baisers je les bus sur ses joues et avec force il attrapa mon visage pour m'emprisonner en un baiser exigeant.
- Ouvre les yeux, murmura-t-il sur mes paupières clauses.
Je m'exécutai et plongeai dans le vert des siens. Mon cœur martela ma poitrine quand je lus le désir dans son regard. Je me surpris à le dépouiller de sa chemise et dévorer son cou, puis ses épaules, puis son torse. Mais il attrapa mes mains pour m'empêcher de défaire sa ceinture. A bout de souffle je revins à ses prunelles.
- Je ne comprends rien à toi, Aiden.
- C'est simple, rétorqua-t-il, la voix rauque. Si je te laisse continuer je vais vouloir... tout de toi...
Entre chaque phrase il posait de légers baiser sur mon cou et mes épaules et sa main sur mon côté gauche, sous mon haut, devait bien sentir comme celui ci à l'instar de tout mon être désirait ses doigts partout sur moi. -Et il n'y aurait rien de pire... Que de te voir me le refuser encore, conclut-il..
Ce fut moi qui me débarrassai de mon haut et du peu de dentelles qui couvrait encore ma peau, avant de porter ses mains sur mes seins nus. Il se libéra et me souleva pour m'allonger là où il était assis jusqu'alors. Maintenant j'étais sous lui et sa bouche dévorait tout mon torse, mais aussi mon visage, et mon cou. Plusieurs gémissements m'échappèrent et il se coucha enfin près de moi, tandis que ses doigts continuaient de courir le long de ma taille.
- Tu es trop honnête, susurrai-je.
- Détrompe toi. Je veux simplement d'abord t'ôter toute raison de me résister quand j'aurai décidé que tu dois t'offrir à moi.
- Je vois. J'aime bien ta méthode, j'avoue.