manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Liens Le péché pour leur vie pour les nouveaux venus.
En rentrant je me dirigeai comme un automate chez Claire. Lorsqu'elle m'ouvrit j'entrai avec ses mouvements malhabiles et gagnai sa cuisine, sous ses paroles que je n'écoutai pas, pour lui voler du café. Mais finalement je courus à l'évier et rendis tous les chocolats de la nuit. Elle m'aida à me rafraîchir et je hurlai quand elle choqua ma blessure sans le vouloir.
- Ta plaie s'est rouverte ? S'étonna-t-elle.
Je racontai la nuit.
- Tu vas me crier dessus, dis-je faiblement, alors fais vite, je suis épuisée.
- Pas du tout. J'aurais peut être fait comme toi. On retournera chez les chevaliers blancs dès demain, je me sens mieux. Et cette fois ils verront de quel bois on se chauffe, tu auras ta vengeance.
- Et toi aussi. Elle hocha la tête. Qu'est ce que tu vas faire aujourd'hui ?
- Traquer le demi frère, désolée. Ce sera vite vu, je me débrouillerai pour l'attirer dehors. Quelle que soit sa nature je le confronterai à Marianne ce soir. Si tu veux je peux attendre la toute fin de mon service, pour que tu puisses être là, je sais que cette histoire te tient à cœur.
- D'accord. Merci. J'espère pouvoir dormir. Je n'ai pas été laissée seule un seul instant depuis qu'il est parti. Je... J'ai peur d'être faible.
La jolie rousse éclata de rire.
- Cristal, faible ? Jamais tu ne me feras avaler ça ! Je te vois encore te battre en robe dans la boue, seule contre nous deux, ou alors penchée sur l'encolure d'Arcanne, concentrée sur la psychologie de cette diablesse de pouliche, et parvenant à la faire sauter des obstacles qu'elle n'avait jamais abordés !
- Parce que tout cela dépendait de moi. Aiden m'échappe, c'est cela qui est dur à supporter.
- Il t'échappe parce que tu le veux bien. Tu n'aurais pas à te traîner à ses pieds bien longtemps, à mon humble avis.
Elle détourna ses yeux émeraudes, pour se souvenir d'une scène quelconque.
- Tu sais le matin quand il entre ici, qu'il prépare le café pendant que je finis de me préparer à la salle d'eau, il me parle de la beauté de nos êtres, nous autres anges. Il nous admire, on le fascine. Ensuite je sors toute vêtue pour la journée de travail qui m'attend, il sert le petit déjeuner, et il parle plus précisément de ce qu'on fait en ce moment, une fois que je lui ai raconté la veille. Et pendant tout ce temps tous les jours je me dis... disais que ce bonheur sur son visage, c'était l'écho de l'amour. L'amour pour celle qu'il s'apprête à rejoindre.
- Tu vas un peu loin.
- C'est ce que je pense, ensuite libre à toi de ne pas être d'accord. Puis il s'éclipse, à neuf heures pétantes. Il te regarde dormir si c'est le cas. Sinon il se jette dans tes bras, pas vrai ?
- Jetait. Je vais aller me chercher un bouquin à la bibliothèque, me repris-je.
On se quitta par quelques phrases agréables et je m'extasiai sur le virage qu'avait pris notre relation en quelques jours seulement. En fait j'étais réellement épuisée, je ne me voyais pas aller jusqu'à la bibliothèque. Je m'écroulai sur mon lit et y passai la journée en un sommeil sans rêves.
Claire me téléphona et cela me réveilla en sursaut. Il était dix neuf heures. J'avais bien dormi, me dis-je en baillant. Je décrochai.
- Bon, alors ce n'est pas un vampire, mais je suis avec Marianne, je voudrais quand même les confronter, si c'est vraiment lui dont elle se souvient il aura une explication qui nous permettra d'avancer. Si tu veux venir on t'attend (elle me donna l'adresse de l'homme) mais tu n'es pas obligée. C'est comme tu veux.
- J'arrive. Je peux faire un brin de toilette ou je dois être là dans la demi heure?
- Prends ton temps. On va aller dîner en t'attendant.
J'avalai une tartine en choisissant un Jean taille basse et un pull noir dos nu, avec une ceinture large et tressée. Hop, la douche, un coup de brosse, et roulez jeunesse. Je fus heureuse de retrouver Mistral, et profitai du trajet pour flatter son dos. Par moments elle se retourna pour effleurer mes mains du museau. Je rêvais peut être mais il me semblait que cet animal m'appréciait de plus en plus, et même que je lui avais manqué moi aussi. Elle me déposa à quelques pâtés de maison du point de rendez vous, et décolla précipitamment, fuyant les badauds qui voulaient la toucher. Ils commençaient à changer aux aussi.