manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Claire et Marianne arrivèrent alors que j'achevais de faire le tour de la maison. J'avais sauté le portail, ce que je refis pour les rejoindre. Ma coéquipière m'adressa un regard de réprimande :
- Bravo pour la discrétion !
- Il n'y a personne là dedans, m'expliquai-je. Mais c'est bien, on le cueillera à son retour.
On s'assit cachées contre le muret, à l'intérieur de la propriété.
- Comment te sens tu, questionnai-je la demoiselle?
- Déterminée. Il a intérêt à être convainquant.
Il y eut un blanc puis Claire me raconta sa journée pour le combler, passée à épier le demi frère. Rien de bien palpitant, la vie d'un homme ordinaire en somme. Sur ces entre faits il actionna la commande électronique de son portail et commença à entrer en voiture. Puis il nous vit. Et il fit reculer la voiture. Marianne se jeta sur le véhicule avec la rapidité de ceux de son espèce et je sifflai Mistral, m'attendant à une course poursuite. Mais la jeune femme occultait le pare brise et l'homme ne fit pas dix mètres avant de s'encastrer dans un arbre, Dieu merci, à petite vitesse.
Il sortit du véhicule et courut, et sous nos cris Marianne bondit et le précipita au sol. Ensuite elle frappa mais heureusement Claire arriva à temps pour la gêner suffisamment pour qu'elle cesse ces brutalités. A deux on put la maîtriser, mais alors l'homme repartit. La vampire le récupéra de nouveau mais les gens commençaient à sortir de chez eux et à hurler de le laisser partir.
Claire siffla Goliath. Je l'imitai et on décolla tous quatre avant que les sirènes de police ne se soient suffisamment rapprochées. Derrière Claire Marianne tenait l'homme fermement. Mais il était difficile de le faire et de se tenir en même temps et le demi frère d'Aiden finit par tomber de Goliath.
Je fonçai, et la manœuvre que j'avais faite pour qu'il tombe devant moi échoua, mais j'attrapai sa main. Je le hissai devant moi et lui hurlai de rester tranquille, qu'aucun mal ne lui serait fait, que j'en répondais personnellement.
- Vous ne faites pas le poids contre un vampire, s'affola-t-il.
- Je suis avec eux. Il se tordit le cou pour me regarder et j'ajoutai : même si je ne suis pas comme eux. N'ayez crainte. Nous œuvrons pour le bien.
Il ne tenta plus de s'échapper, car la hauteur à laquelle on volait était dissuasive. Je suppose qu'il n'y a que dans les livres que l'on préfère se suicider que de se jeter dans la gueule du loup.
Arrivés au château pas un mot ne fut nécessaire pour décider de mener le type en le tenant étroitement dans la chambre de Claire qui était la plus proche.
- Prends mes clefs dans ma poche droite, dit elle à Marianne.
- Laissez moi partir, supplia l'homme pour la énième fois. Vous ne comprenez pas de quoi elle est capable !
- Tiens c'est nouveau, tu commences à en parler, railla-t-elle.
Enfin la porte fut verrouillée et la clef récupéra sa place dans le poche de la jolie rousse.
- Asseyez vous, ordonnai-je en désignant un sofa. Thé, café, chocolat, alcool?
- Par pitié, répéta-t-il...
- Je n'ai pas cette boisson en rayons, se moqua ma coéquipière. Allez quoi, aucun mal ne vous sera fait, on veut juste des explications. Plus vite vous vous calmerez plus vite vous rentrerez chez vous.
- Vous mentez. Vous en êtes aussi, c'est certain, vue votre force. Faites ce que vous voulez de moi, mais vite, épargnez moi la douleur, je vous en prie ! Ma famille me cherchera, tenta-t-il encore.
- Ça suffit, rugit Marianne!
Ce fut un son étrange, entre le sifflement du serpent, le souffle qui précède la tempête, et le hurlement du loup. Un son rauque et tranchant. L'homme s'immobilisa et commença à trembler.