manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Sur ces paroles on s'aida mutuellement à se rhabiller et on se retrouva sur le pas de la porte. Il m'assura qu'il revenait dans quatre heures approximativement, dès que l'entraînement prendrait fin. Je l'encourageai à plutôt aller dormir, il serait quatre heures du matin. Mais il campa sur ses positions, il avait dormi l'après midi. On convint que l'on se téléphonerait, je serais peut être encore dehors à cette heure. Hop, sa moto démarra, et Mistral se posa près de moi. Après un gros câlin, pendant lequel je bus ses roucoulements, nous partîmes dans les cieux.
Une partie de moi me rappela que je pensais téléphoner aux Berge avant d'arriver. Mais l'autre alluma un signal d'alarme dans ma tête. C'étaient les rues. Qu'est ce qui me rendait si mal à l'aise?
Lorsque je compris mon cœur s'arrêta. Des flots de gens convergeaient vers la sortie de la ville. A pied, et sans armes, alors on aurait pu croire à une manifestation. Mais il était minuit. On ne manifestait pas à cette heure. Je fondis sur la foule. Je sautai de ma monture et lui indiquai de planer au dessus de ma tête. Pour une fois personne ne fut effrayé de sa présence. Étrange.
Ne sachant pas ce qui se passait je comptais questionner quelqu'un. Mais tous ceux qui m'entouraient hurlaient dans ma direction. Leur visage n'exprimait aucune animosité. Je me concentrai pour comprendre ce qu'ils disaient.
- Cristal, vous êtes avec nous, je le savais, je vous l'avais dit, vous autres, qu'elle serait avec nous ! Cria un jeune homme.
- Oui, longue vie à nôtre ange Cristal qui a changé d'avis, répliqua une femme.
- Qu'est ce qui se passe ? Hurlai-je pour couvrir le bruit des discussions autour.
Aucune scansion, ce n'était décidément pas une manifestation. Les gens se rembrunirent lorsqu'ils comprirent que je ne savais pas de quoi il s'agissait. Je dus répéter plusieurs fois ma question mais personne ne répondait. On était aux portes de la ville, ça y était. Qu'y avait-il dans cette direction que les gens prenaient par douzaines? Enfin je me trouvai derrière un enfant, il devait avoir douze ans tout juste. En apparence. J'attirai son attention pour lui poser la question à lui aussi. Il ne voulut pas répondre non plus. Bon sang, il y avait un mot d'ordre, si je ne savais rien il ne fallait rien me dire.
Soudain la vérité me sauta aux yeux. C'étaient les vampires, et à en juger le nombre que j'avais jaugé du ciel, c'étaient tous les vampires de mon territoire. Ils sortaient de la ville et marchaient vers le nord. Ils n'avaient pas de véhicule. Ils voulaient intimider. Pas les humains, non, d'ailleurs à cette heure les humains étaient couchés. A moins que... J'attrapai une femme de mon âge pour lui demander : Mais vous avez fait quelque chose aux humains, pour que la rue soit vide de tout représentant de l'ordre ?
- D'après ce que je sais Callista a obtenu une autorisation de manifester. Les policiers sont apparus au début à quelques reprises et puis ils ont vu que nous étions les plus sages manifestants de l'histoire de la France. Je n'en ai plus vu depuis un moment. Des gens viennent de temps à autre quémander des informations et ils repartent avec des mensonges bien ancrés dans leur mémoire par hypnose.
- Mais où est ce que vous allez? Et qui est Callista?
- La plus âgée de nous tous. Elle a deux mille quinze ans, quelque chose comme ça. Pour le reste, je ne veux pas prendre la responsabilité de vous le dire, Cristal.
- Bon sang, m'emportai-je, vous êtes mes protégés, et là vous voyez, vous êtes très, très exposés, les chevaliers qui veulent vous nuire n'ont qu'à tirer une boule de feu dans la tas!
- A l'heure qu'il est, rit elle joyeusement, ils doivent au contraire chercher un moyen de se claquemurer chez eux !
La mauvaise impression que j'avais me sembla bien partie pour se confirmer. Sombrement, je ne fis que l'extérioriser :
- Vous marchez vers le château ennemi, sans armes, pour tous les tuer jusqu'au dernier et que perdure la légende que les vampires à main nue peuvent exterminer les chevaliers dans leurs propres murs.
- N... Non, non, mentit elle.
Je rugis de colère. Karl avait vendu la mèche ! Il avait dit aux vampires où était le château ennemi. Saleté, crachai-je encore. Je voulus hurler aux troupes de faire demi tour, que verser le sang ne servirait qu'à éveiller la haine de la population contre eux, mais avec tout ce bruit, seuls ceux qui étaient tout près entendirent mes suppliques. Ils firent d'ailleurs comme s'ils n'avaient rien ouï. Parfait, rageai-je. Je sifflai Mistral, qui m'emporta haut dans le ciel. Je volai à toute allure jusqu'à la tête du convoi. Là, je trouvai des hommes. Surprise, je déplorai que Callista ne fût pas là. Convaincre la reine aurait été utile.
- Qui êtes-vous ? Criai-je à l'homme qui était tout devant.
- Christian. Du théâtre. Trois cents ans. Vous avez d'autres questions?
- Oui, pourriez vous je vous prie arrêter cette folie?
Je donnai mes arguments mais il m'arrêta bien vite :
- Je ne suis pas aux commandes. Personne ne l'est. Les vampires n'ont ni Dieu ni maître. Même vous, Cristal, vous ne pouvez pas nous arrêter.
- Mais à quoi sera-t-on avancés quand ce ne sera pas deux crétins qui s'acharneront sur vous mais la ville entière?
- Nous hypnotiserons, nous mentirons, mais nous serons enfin en sécurité. Nous ne voulons plus jamais être traqués, Cristal, comment se fait il que vous en le compreniez pas?
- Vous le serez, par encore plus de monde, gémis-je.
- Vous n'arrêterez pas le convoi. Au lieu de marcher contre nous, marchez avec nous. C'est votre rôle d'ange, aidez nous à nous libérer !
- Je refuse de vous aider à vous dévoiler au peuple. Allez, réfléchissez ! Rugis-je au supplice.
Son regard s'assombrit et il s'employa à m'ignorer.