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manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.

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Les crocs de la justice 112

 

monde2D’un geste rageur la louve éteignit la radio, elle ne voulait plus l’entendre. D’un coup le silence se fit redonnant à la pièce la solennité qui lui était due. Keira prit le temps de souffler, pour la première fois elle était seule, seule sur un lieu qui ne lui appartenait pas, elle avait le temps de faire ça à sa manière. Elle commença par humer l’ambiance de la pièce, elle ne détecta rien de suspect. Une vielle odeur de café couvert la léger flagrance de rose qui provenait d’un lait pour le corps usagé. Il était aisé de deviner le quotidien de cette pièce, une routine molletonnée régnait encore, le café, la radio, la crème, autant d’indice sur le rituel du matin. Une faible lueur passait à travers les vitres sales de la pièce, elle aurait put ternir cet univers, elle le rendait confortable, presque douillet. En appuyant sur un bouton la louve fit descendre le lit du plafond, l’équipe de missionnaires était déjà passé par là, le matelas était défait et les draps manquants. Kiera imagina une literie fleurie pour égayer un peu plus la pièce, elle savait déjà que le bouton d’en face ferait descendre la douche. Par acquis de conscience elle actionna quand même l’interrupteur. Une petite pièce blanche apparut sans surprise, elle sentait la vanille. Sur l’évier traînaient des produits de beauté et de contraceptions, le travail de la jeune femme revient cruellement à la mémoire de la louve, cependant la pièce ne semblait pas triste, l’humeur qui ressortait était plutôt neutre, un brin d’acceptation peut être avec une résignation enfuie et des certitudes d’avenir meilleurs. C’était une battante. En actionnant le dernier interrupteur Kiera fit apparaître l’armoire de Natacha, la jeune femme ne lui en voudrait sûrement pas de fouiller un peu. Kiera découvrit des tenues légères accompagnée d’ensemble plus confortables. Il y en avait pour tous les goûts, la jeune femme avait visiblement à cœur de satisfaire ses clients. La louve entrait dans un univers qu’elle connaissait mal, celui de la féminité. Un instant elle envia la jeune femme qui avait pu si facilement se glisser dans ces vêtements, elle était libre, libre d’être une femme, libre de vivre comme elle l’entendait. Repoussant ces pensées aigris Kiera se pencha plus attentivement sur les détails, elle devait tout savoir de ses habitudes. Elle mit plusieurs heures pour tout explorer, savoir d’où venait la café, quel était son site, son magasin de lingerie préféré et tout ce qui avait fait la vie de Natacha Bring. Le soir ils se réunirent autour d’un repas, chacun racontant ce qu’il avait découvert sur la victime, souvent avec des mots maladroits car ils avaient tous acquis une tendresse pour cette femme dont ils avaient violé l’intimité. Il en ressortit une rue, la rue des florilèges, les victimes avaient toutes une habitude là-bas, un boulanger que la victime affectionnait particulièrement, une poignée de pas pour aller jusqu’au métro, une poignée de pas pour aller jusqu’au client… Tous ces femmes étaient passées par cette rue, la rue où était installé les adeptes de soif de sang, mais Kiera ne dit rien, chacun devait être conscient de cette coïncidence trop évidente.

La rue fut mise sous surveillance mais le tueur se jouait des forces de police, et à présent chaque nouvelle victime laissait un souvenir vivace dans la mémoire des soldats, ils l‘avait vue quelque heures avant, elle faisait son marché dans le pas trop cher de la rue ou elles essayaient des vêtements dans la petite boutique de madame Li. La rue fut finalement fermée et le tueur alla s’approvisionner ailleurs. Le temps charria sept autres corps en deux mois, dont deux de nobles. À chaque cadavre découvert la mise en scène gagnait en atrocité et complexité sans pour autant donner des indices suffisant aux policiers. Seuls les nobles semblaient être épargnés par cette macabre comédie, on les retrouvait généralement au petit matin le visage couvert de terreur abandonnés sur la place publique, de préférence une rue passante ou un école. L'atrocité de leur meurtre semblait satisfaire le criminelle qui ne pensait pas ajouter une mise en scène. Ce dernier détail avait convaincu les enquêteur : il n'y avait qu'un seul tueur. Selon le rapport des pénétreur de cervelles, les crimes étaient un hommage à Dieux, en tuant les nobles le meurtrier songeait aider les puissances divines à recueillir leur âme, les roturiers étaient des offrandes. Cela n'avance à rien fit Arcadius à la lecture de ce rapport, il se détrompa vite en arpentant sa sixième églises. A partir de ce moment les policiers furent de messe mais cela ne changea hélas pas grand chose. Le tueur égrainait ses corps au grès de ses envies sans aucune entrave à ses gestes, la police piétinait. Certaines semaines ils retrouvaient deux corps, d’autres aucun, lors de ces semaines de disettes Naël ne pouvait s’empêcher de penser à la théorie de la louve : ils les avaient manqué et les corps avaient été détruits entraînant dans leur sillages les indices qui auraient pu être décisifs. Lors des premières neiges corrosives la protection des parents de Naël fut levée, il semblait que toute la population était sous le joug de ce criminel. Les journaux en firent leur une se repaissant de sang et d’images chocs, ils mirent au piloris de nombreux innocents allant même jusqu’à accuser le roi. Peu à peu une psychose gagna le peuple entretenue par la bonne volonté de ceux chargés de divulguer de l’information. Des jeux naquirent, certains proposaient d’enquêter soit même en promettant des révélations que nul autre ne détenaient, d’autres permettaient de se glisser dans la peau du tueur et de parcourir la ville en recréant ses meurtres. Des circuits touristiques furent organisés avec des murder soirée à la clef, le tourisme se développa de façon considérable et finalement la peur se transforma en bisness. Les gens oublièrent le coté horrible des assassinas pour jouer à se faire peur, sans s’en apercevoir ils adoptèrent le tueur, guettant chaque semaine ce qu’il allait faire, faisant des paris sur sa prochaine mise en scène ou sur le prochain noble à périr. Ils frémirent lorsque la police annonça qu’elle avait un suspect, un pauvre ire attrapé sur les lieux du crime, jamais la côte de popularité de la police fut aussi bas, elle remonta lorsqu’il annoncèrent leur méprise, les citoyens trop avides de sensations ne souhaitaient plus que le cauchemar s’arrête. Ils vivaient les dernières péripéties de l’enquête comme un feuilleton mais pour une fois c’était réel. Des renforts furent appelés en vain, nul ne fit de progrès, estimant que c’était une perte d’homme le gros des forces repartit aussi subitement qu’il était venu et seule l’unité d’argent demeura sur l’affaire. Le printemps arrivait et l’hécatombe n’avait pas cessé.


Les crocs de la justice 113

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L
<br /> Waouh!! Quel long article, merci...^^<br /> <br /> Ok, donc ils sont tous devenus fous.<br /> <br /> La suite, please...^^<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> En gros c'est ça <br /> <br /> <br /> <br />