manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
« Rien à signaler, songea Kiera. La salle est silencieuse, calme, je connais tout le monde et j’ai même repéré Naël qui fait des pitreries au fond. Il me reste le casino et le cinéma à vérifier mais avant j’aimerai parler à mon père. De toute façon Madame De Fridus n’est pas encore arrivée, j’ai donc le temps ». D’un pas assuré elle quitta enfin le pallier pour se diriger droit sur l’intendant qui buvait une coupe d’un sirupeux liquide vert, certainement déposé à cet endroit dans une intention de décoration plus que de dégustation. Qui aurait l’idée de boire un mystérieux liquide vert alors que de délicieux vins trônaient sur le buffet ? Mon père évidement sourit Kiera.
« N’as-tu pas honte de boire l’ornement de la table ? demanda-t-elle en guise de bonjour.
A sa vue l’intendant sursauta, perdu dans ses pensée il avait été indifférent à l’émoi de la salle.
- Kiera, fit-il paniqué, qu’est ce qui arrive ? Pourquoi es-tu en femme ? En femme ravissante certes, mais cette tenue n’est pas appropriée à un soldat ! Tu es…
- Chut fit-elle, des oreilles pourraient traîner, non mon secret est bien gardé, je suis en mission pour cela j’ai du me déguiser, mais ne t’en fais papa tout va bien.
Un sourire soulagé apparut sur le visage de l’intendant qui prit une minute pour admirer son enfant.
- Si An te voyait, fit-il mélancolique, hélas je n’ai pas d’appareil photo, elle va me maudire !
- Il y a des chances oui, fit-elle un sourire éclatant sur le visage. Comment va la vie au manoir ? Avec cette affaire je n’ai pas vraiment de temps pour vous.
- Las les choses sont ainsi faites, les enfants grandissent, rencontrent un meurtrier et c’est les parents qui trinquent. C’est l’affaire du meurtrier d'éternité qui t’amène ?
Kiera grinça à l’évocation du nom donné au meurtrier par la presse, un nom bien trop beau à ses oreilles. Il fut un moment nommé « le meurtrier esthétique » mais cela ne dura pas. Un jour énervé par ces propos Naël avait envoyé la photo des corps mutilés et celle des familles éplorées au Duc Lagardère, un seul mot les accompagnait « vous trouvez ça beau vous ? » dès le lendemain la presse avait changé le surnom et Naël avait baissé les bras. « S’ils souhaitent l’embellir de leur mots alors soit, je n’y peux rien et ce n’est pas mon travail. » « Etrange. » fut le seul mot prononcé par le vampire à la vision du journal. Depuis ce jour la discussion était close cependant Kiera ne s’était toujours pas faite à ce pseudonyme.
- Oui, répondit-elle laconiquement.
- Vous n’avez encore aucune piste ?
Son père avait toujours eu du tact.
- Non rien de concret, à part peu être cette odeur mais c’est ténu.
- Une odeur ?
- Quelque chose de nauséabond qui traîne sur les corps des nobles. Mon cœur de louve se révulse à cette senteur et ma mémoire animal me souffle que je la connais mais je n’arrive pas à m’en souvenir.
- Humm, je vois. Vous espérez donc le coincer à cette fête, nous servons d’appât.
- Papa, fit-elle d’un ton traînant de reproche, tu sais bien que je ne laisserais jamais une chose pareil ce faire. Non c’est ton hôtesse qui sert d’appât.
Il éclata de rire et passant une main tendre sur le visage de son enfant.
- Tu as hérité de mon humour, je ne sais pas s’il te servira, mais j’aime bien cette idée.
- Tu sais je suis au commissariat alors les risques de promotion sociale sont réduits à néant, je ne serais jamais ton égale. Un voile de tristesse avait recouvert son âme.
- Il n’y a que toi que ça peine, je n’ai jamais voulu te voir en haut, je souhaite juste te voir heureuse.
- Vous vous contentez de bien peu père. »
La tristesse s’était propagée les recouvrant tel un linceul étouffant. Soren savait qu’il ne pourrait rien faire pour sa fille, c’était à elle d’accepter son échec, ce n’était pas lui qui était déçu mais elle, quand elle aura modifié l’image qu’elle avait d’elle alors elle pourra s’accepter comme elle était, mais elle n’était pas encore prête à descendre de son piédestal. « Pas encore, mais bientôt » songea-t-il optimiste. Sur cette pensée il parvient à offrir à sa fille un dernier sourire sincère avant qu’elle ne déclare « Je vais vérifier les autres salles. »