manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Je l’aime.
Ces mots sonnèrent juste, trop juste.
- Un night ? Voyons mon enfant soyez raisonnable.
Kiera leva lentement les yeux du plan qu’elle examinait pour fixer son regard sur cette femme qui la défiait. La duchesse était sans conteste ce qu’on pouvait appeler une belle femme. Ses cheveux roux s’harmonisaient aux taches de rousseur qui encombraient son visage lui donnant un air espiègle. Sa silhouette restait gracile malgré le poids des année, certainement par un programme physique adapté et des vêtements de qualité. Mais ses yeux verts en amande ne laissaient transparaître aucune émotion, aucune chaleur, c’était une beauté froide. Elles se toisèrent ainsi quelques minutes, puis la femme reprit :
- Allons avouez, vous n’êtes qu’une courtisane qui a trouvé un moyen de se faire un nom. Je ne suis pas dupe, le cœur d’un mère sait ces choses là.
- Le nom que je porte me convient très bien.
- Et qu’est-il ?
Scret ! Pesta-t-elle intérieurement. Que faire ? Elle s’était mise en danger, cette femme l’avait poussée dans ses retranchements l’acculant au choix. Lorsqu’elle était entrée dans l’armée elle avait donné son nom de naissance, celui que portaient ses sœurs, seuls Naël et le vampire pouvaient faire le lien entre elle et son père. Alors dans une ultime bravade elle dit :
- Kiera Dajjal.
- Comme l’intendant, il ne me semblait pas que ce soit un nom si courant pourtant.
Un sourire discret illumina le visage de la louve. Si elle était le frère de ses sœurs de sang pourquoi ne pourrait-elle pas redevenir la fille de son père adoptif ? Cependant elle devait avertir Soren et s’excuser d’avoir emprunté son nom. Nul doute que le vieil homme serait ravi de redevenir papa.
- Si vous le permettez je l’inviterai moi-même, ça fait longtemps que je ne lui ai pas parlé.
- Mensonges, siffla la vieille femme, Soren n’a jamais eu d’enfant !
- Vous oubliez au moins Sarah.
- De quoi me parlez vous chère enfant ?
- De Sarah, la fille de l’intendant.
- Quelle drôle d’idée, on ne peut pas l’inviter elle est morte voyons ! À moins que vous ne vouliez organiser une séance de spiritisme ! Quelle délicieuse pensée ! Bon revenons à nos affaires pour le moment nous devons choisir les autres couples, j’appelle Entrelec.
« Que s’est-il passé ? » se demandait la louve, la conversation avait pris un brusque virage sans qu’elle ne sache comment. Kiera fixait avec méfiance la femme pendu a son visiophone, ce n’était pas normal.
- Voila tout est arrangé, nous auditionnerons les prétendants demain ! En attendant nous avons rendez vous avec votre professeur de danse.
- Un professeur de danse ?
- Bien sur pour la danse nuptiale voyons !
- Pour la danse nuptiale ?
- Vous êtes stupide ou vous le faites exprès ? Oui pour la danse nuptiale, à moins bien sur que vous vous sentiez assez forte pour improviser la chorégraphie qui ouvra le mariage. J’ai fait appel au chorégraphe le plus tendance du moment, c’est lui qui a fait le mariage de Chloé Vergios l’actrice des « flammes de la passion », l’incontournable série du moment. Je ne sais pas ce qu’il vaut mais au moins vous aurez le meilleur, pareil pour le professeur de chant.
Du chant ! S’exclamait mentalement la louve qui avait du mal a digérer l’insulte.
- Il est hors de question que je chante !
- C’est pourtant la coutume !
- La coutume ! Que je sache une coutume est un acte répété dans le temps qui met des générations à s’installer. Depuis quand chant-on dans les mariages ? Dix, vingt ans peut être, ce n’est donc pas encore une coutume et je peux, non je vais, y déroger.
- Vous êtes douée pour les définitions, peut être pourrait-on organiser un jeu avec des mots, enfin rien de trop subtile ne vous en faites pas, je suppose que cet étonnant quoique désespéré don ne se limite qu‘à ce domaine. Il va être difficile de vous mettre en valeur.
« Je vais la tuer » songea la louve. Déjà son esprit mettait en scène mille scénarii de torture. Elle expliquerait à Naël qu’elle avait échoué, tout le monde penserait que le coupable était le meurtrier d’éternité, ce plan était parfait. Ce fut précisément le moment que choisit Naël pour arriver :