manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
Kiera n’écoutait plus, ses instincts s’étaient réveillés, quelque chose de suspect se passait. De sa place elle pouvait voir les lourdes portes du temple encore béantes pour permettre à tous d’être le témoins de ces unions, malheureusement aucune bise ne venait lui apporter les senteurs de la salle. Elle aperçut un loup dissimulé parmi les convives, lui aussi semblait aux aguets. Elle sentit un mouvement du prêtre, il se tournait vers elle mais elle n’en eut cure, soudain une pression sur sa main ramena son regard sur son époux, ses yeux ne contenaient plus qu’une question muette : est-il là ? elle hésita quelques secondes, après tout elle n’était pas sure, puis décida de faire confiance à l’animal qui dormait en elle, elle dit « oui » . Aussitôt le lieutenant hurla de fermer les portes, il s’empara de sa femme et bondit hors de la barque pour la déposer sur la rive, maintenant plus personne ne pouvait sortir. Alors que Naël lui demandait où était l’assassin elle se concentra sur son flaire laissant la louve la guider. Rien, elle ne sentait rien, maintenant qu’elle était au centre de la pièce et que plus aucune effluve ne lui échappait, elle n'humait rien. Berka ! Jura-t-elle, elle avait tout fait échoué en se précipitant, maintenant il devait avoir compris que c’était un piège, il ne viendrait plus. Scret ! tout ce qu’elle avait enduré était gâché par sa faute, encore une fois elle avait échoué. Ne suis-je vraiment bonne à rien ? Se demandait-elle, non ce n’est pas moi c’est ce maudit animal qui s’est trompé. Mais alors qu’elle reportait encore une fois la responsabilité de son erreur l’odeur tant guettée fit son apparition. Il était là ! Kiera calma sa joie et reporta son attention sur la piste, il ne s’agirait pas de la perdre. Doucement elle avança dans les allées bruyantes de la fête, les gens commençaient à perdre patience et réclamaient des explications. Elle avait trouvé la source, là trois bancs plus loin se trouvait un homme. Il était de taille moyenne, les cheveux bruns coupés courts, des yeux marron, rien dans son physique n’attirait l’attention, rien ne marquait les esprits pourtant son odeur était épouvantable, il empestait la mort, la duperie et la souffrance. « Là » hurla la louve en le désignant. Aussitôt l’homme fut encerclé par les policiers.
« Rends toi, lui ordonna Naël, tu n’as aucun endroit où te rendre.
L’homme paniquait, d’une voix affolée il annonça :
-10 milles Ullic à la personne qui m’aide à sortir d’ici.
Kiera vit les mâchoires de Naël se crisper, il ne croyait tout de même pas que quelqu’un allait accepter cet improbable marché ? La scène semblait s'être figée autour de l’homme, les invités qui se tenaient entre ses bourreaux et lui restaient immobiles créant un bouclier de vies et d’entraves autour de lui.
- 100 milles.
- Cet homme est celui que vous avez nommé le meurtrier d'éternité, si vous l’aidez alors vous aurez sur la conscience tous les meurtres qu’il commettra par la suite.
- 1 million. »
Ce fut sa dernière proposition, une corpulente femme se propulsa dans les policiers les faisant tomber comme des dominos, la foule angoissée par les déclarations de Naël fit le reste, comme un seul homme elle se leva et se mit à courir dans tout les sens, le temps avait enfin reprit son court. Profitant de la panique le tueur se désenclava sans mal. Scret ! S’il s’échappait alors ils n’auraient plus aucun moyen de mettre la main dessus. Heureusement songea Naël, il ne peut pas s’échapper. Mais alors qu’il avait cette pensée rassurante le voleur de lumière entendit un bruit sourd, le premier d’un longue série, la populace se jetait contre la porte pour la défoncer. Scret, fit à nouveau Naël qui ne pouvait lâcher sa proie des yeux.
« Occupez vous des citoyens, je me charge du tueur. »
Hors de question rétorqua mentalement la louve, il est à moi ! Ils avaient réussi à l’acculer dans un coin où un calme relatif régnait. Mais la situation n’était pas idyllique, il avait pris une femme en otage.
« Rends toi lui répéta le night, ta situation est désespérée .
- Pas tant que la votre, fit-il, je vais tranquillement attendre ici que les invités aient défoncé la porte puis je sortirais en me noyant dans la masse. Combien de temps croyez vous que mon visage restera gravé dans votre mémoire, dix, quinze minutes ? Je serais déjà dehors que vous ne vous souviendrez plus de moi.
- Moi si, fit la louve dans un grognement.
- Comment est-ce possible ? »
Un sourire carnassier répondit à cette question. Au fond la porte était enfin ouverte, prête à vomir son flot d’endimanchés paniqués. En quelques secondes la salle se vida, il y aura des morts, se dit Kiera, il y a toujours des morts dans cette situation. En face d’elle, l’otage pâlit plus encore, elle elle ne pouvait pas s’enfuir, une larme dégoulina sur sa joue, mais nul n’en s’en souciait, pour son ravisseur elle était son billet de sortie, pour l’inspecteur elle était un contrariété, elle avait perdu son statut d’humain. L’assassin attendit que tous les convives soient sortis pour doucement glisser contre le mur qu’il avait dans le dos. Pas à pas il rejoignait la sortie sous les yeux impuissants des policiers. Kiera réfléchissait à toute vitesse, il suffirait que ses fouets le touche, ne serait-ce qu’une seule fois, pour le meurtrir profondément. Elle avait pour elle l’effet de surprise, seule l’otage lui faisait obstacle. Elle regarda l’homme glisser vers la porte, maintenant il était de face, elle pouvait sans problème atteindre son flan droit mis à découvert, cependant il risquait dans un mouvement incontrôlable de trancher la gorge de la victime. C’est un risque à prendre, lui affirmait la voix mauvaise qui hantait son esprit, souviens toi de la première femme qui est morte dans tes bras, est ce que son assassin a été puni ? Non, il a été promu. Cette société encourage le meurtre et la violence, sert en et abats cet homme, tu n’auras pas d’autre chance. L’autre voix, celle qui d'habitude compensait l’ironie de ses plus bas instinct ne se fit pas entendre, elle savait qu’elle avait raison. Puisque le débat était clos dans un mouvement vif Kiera s’empara de ses fouets et asséna un coup rapide sur l’épaule du tueur. Soudain la pièce s’anima de trois hurlements, celui de Naël qui rugissait « non », celui de frayeur de la victime qui fut projetée à terre et celui de l'assassin qui poussa son otage pour se saisir de son bras meurtrit. Kiera n’entendit rien, un son blanc emplissait ses oreilles, elle se jeta sur sa proie et la plaqua au sol, à ce moment plus un seul son emplissait le temple, un cri de victoire.