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manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.

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Les crocs de la justice 167

 

Tavern Ragnarok Online Hearth Side by shilinIl ne répondit rien. Elle éclata de rire avant de répondre.

- Je leur aurais été bien inutile ! En effet, j’ai pas mal pratiqué la magie noire car elle est beaucoup plus forte que la blanche dans de nombreux domaines, il est inutile de se voiler la face. Mais je n’ai jamais agrandis la base naturelle ! Les gardiennes sont tenues par six règles, la première est l’interdiction de tuer.

- Tu ne peux pas tuer !

- Non, il existe une seule planète où cet interdit est levé, la planète noire gardée par Névaé.

- C’est aberrant ! Pourquoi cette limite absurde ?

Kiera le fusilla du regard.

- Je ne suis pas ici pour ôter la vie, ça je l’ai déjà trop fait, je suis ici pour la protéger. On ne comprend la valeur d’une âme que lorsque qu’on s’est baignée de sang jusqu’à en vomir.

- Je ne saisis pas, les sorcières tu les as pourtant massacrées.

- Ce n’était pas moi, seule mon âme est liée par ce pacte, il ne touche ni l’âme de la louve que j’abrite ni celle Flagell. Cependant à l’avenir je veillerai à ne plus me laisser ensevelir par sa soif.

- Je vois. »

Ce fut le dernier mot qu’ils échangèrent, Naël imaginait tout ce que ça changeait alors que la louve était partie dans ses souvenirs.



Ils passèrent les deux jours qui suivirent séparés, Kiera prit ses quartiers chez l’intendant, oubliant tous ses soucis aucun d’eux n’évoqua le voyage. Naël alla trouver ses parents, sa mère mit un soin particulier à lui faire sa valise sous le regard attendri de son époux. Chacun fit ses adieux à ceux qui leur était cher, Arcadius mis fin à une relation hypocrite, cela faisait tellement de temps qu’il ne l’aimait plus, l’avait-il d’ailleurs aimée? La jeune femme ne versa aucune larme, elle le savait depuis longtemps et avait déjà prit son envole. Puis il retourna au commissariat retrouver Sahel esseulé, le cyborg n’avait personne à qui dire au revoir, il avait oublié tous ceux qui avaient un jour compté pour lui. Les deux hommes se retrouvèrent sans un mot et firent ensemble leur valise. Deux jours après tout le monde était prêt, ils prirent une voiture volante et partirent vers un voyage qu‘ils songeaient sans retour. Dans l’habitacle un silence de mort régnait, le cyborg tenta bien de divertir les troupes mais chacun était trop pris par ses pensées. Quelques heures avant d’atterrir ils établirent un plan. Il attaqueraient de nuit afin que Christiano puisse les accompagner et que Naël bénéficie de toute sa force, ce serait Arcadius qui serait chargé d’effacer le message, le Golem serait certainement trop haut pour qu’un homme normal puisse atteindre son front. Le soldat escaladera les murs afin d’ôter la lettre à partir du plafond. Les autres pendant ce temps tenteraient de faire diversion, Dries serait affecté à la protection d’Arcadius. À l’énoncé de ce stratagème Sahel serra les dents, il n’aimait pas ça son ami prenaient tous les risques sans qu’on puisse réellement le protéger, mais il ne voyait pas d’autre plan. Amère il songea qu’il serait bien inutile, que pouvait faire des balles contre de la glaise ? Il ne cessa de ressasser son impuissance jusqu’à leur arrivée. Ils se posèrent dans un village près du désert, ce hameaux portait le joli non d’Eyor, ce qui signifiait « renoncement » dans le langue des hommes du sable. Ils prirent des chambres à l’auberge du coin, et en attendant la nuit il se retrouvèrent à jouer dans la taverne de l’hôtel sous le regard dépité du tenancier. Edgar connaissait bien ces aventuriers prêts à tout pour prouver leur valeur, il en avait vu passer des jeunes plein d’avenir, sûr de leur hardiesse. A chaque fois il leur tenait le même discours : n’y allez pas, à quoi bon ? Ce n’est que du sable, pourquoi risquer sa vie pour voir du sable ? Regardez il n’y a rien après, rien à part la mort froide et cruelle. Il s’escrimait à les sauver, il y mettait son âme, sa force et ses convictions, pourtant tous partaient en le traitant de pauvre fou. Et le soir venant Edgar se bouchait les oreilles pour ne pas entendre les cris désespérés de ceux qu’il n’avait su sauver. Pourquoi se répétait-il en boucle, pourquoi ces gens s’entêtaient-ils ? Puis alors que le désespoir l’envahissait il se promettaient de sauver les prochains. Et les voila attablés, résolus, prétentieux comme les autres, jouant paisiblement au cartes. A quoi pensaient-ils ? Se demanda l’aubergiste en les regardant. Comme toujours il jeta son torchon sur l’épaule et alla les trouver, il leur offrait le repas et la nuit s’ils renonçaient à leur périple. Encore une fois il s’égosilla en vain et ce soir là Edgar calfeutra à nouveau ses oreilles tout en guettant les inévitables cris. Ils résonnèrent sur les coups d’une heure du matin, Edgar s’en souvint car il songeait qu’il était bien tard, peut être qu’ils avaient réussis, fini alors les nuits d’angoisse, fini les jeunes voulant accomplir ce que nul avant n’avait fait, fini tout ça et alors que le clocher sonnait du village tintinnabulait un sourire naissait sur ses lèvres, puis le bruit rassurant de l’heure qui s’écoule fut remplacé par les hurlements des perdus. Pourquoi à chaque fois j’ai espoir ? se demanda enfin le tenancier, c’était là la vraie question. Encore une nuit où il ne dormirait pas.

 

Les crocs de la justice 168

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L
<br /> Hein!?<br /> <br /> La suite, s'il te plait...<br /> <br /> <br />
Répondre
S
<br /> <br /> Pas de soucis<br /> <br /> <br /> <br />