manuscrits de fantasy promettant action, guerre et amour. Si vous aimez les vampires, loups-garous, dragons, fées, anges ou toutes autres créatures fantastiques c'est gratuit. laissez un mot aux auteurs Chloé et Solenne pour les aider à trouver un éditeur.
- Il n’existe pas d’antidote pour ce poison, fit le doct calment, bonjour Kier, enfin si c’est toujours ton nom.
Kier, fit l’esprit du cyborg qui ne l’avait encore pas reconnue, bien sur c’était Kier ! Ce n’était pas le moment de tomber des nues, il s’empara d’un vase qui se trouvait à proximité pour le changer en antidote. Alors que des images de bonheur passé lui revenaient le cyborg se concentrait sur la création de l’objet qu’il désirait tant. Ça prenait plus de temps que d’habitude, peu à peu il se sentait partir cependant au bout du chemin imaginaire il voyait une fiole, le contre poison existait mais il était loin. Lançant ses dernières forces dans la bataille il lutta pour atteindre son but cependant il était pas assez fort, son énergie s’amenuisait, il allait échouer. Mais alors qu’il voyait le flacon s’éloigner les yeux de Sya lui apparurent dans le noir de son désespoir, il y avait tellement d’innocence dans ces yeux, la même que celle qu’il avait perdue, la fillette s’empara de sa main et sans aucun effort l’amena là où il lui souhaitait. Puis elle le lâcha et il se retrouva par terre. Il ne put que souffler « j’ai réussi » avant de perdre connaissance. Dries se précipita vers lui tandis que Naël s’empara de la fiole, soudain la sonnerie retentit une dernière fois il était trop tard. Passant outre cette fatalité Naël attrapa le corps de sa femme dont la vie s’échappait et lui fit boire le contenu du flacon. Et le temps se figea, Dries penché sur le cyborg pestait, cet imbécile avait été trop loin, il avait utilisé toutes ses forces mettant sa vie en danger, en face de lui un homme désespéré tenait dans ses bras un cadavre. Le laborantin n’avait pas le temps de s’attarder sur cette image incongrue, il plaça sa main sur le corps du soldat évanoui et lui insuffla sa propre énergie. Ce qui se passa ensuite il ne le sut jamais, il se réveilla quelques heures plus tard allongé dans sa propre infirmerie. « Ça c’est un comble » grogna-t-il en se levant. Dans le lit d’à coté se tenait Sahel un sourire radieux au lèvres, il aurait voulu remercier son sauveur mais avant même que le cyborg ait pu prononcer un mot il lui dit « Ne te fais pas d’illusion, si je t’ai sauvé c’est uniquement pour que tu me rembourses le contre poison ! » alors Sahel se contenta de sourire, le doc n’aimait pas la gratitude c’est pour ça qu’il travaillait avec les morts. Tout son corps était douloureux mais il se força à se lever pour aller ausculter la dépouille qui se trouvait dans le dernier lit. Dries ne se faisait aucune illusion, la jeune femme était morte, l’antidote pour le poison de Méduse n’existait pas et il avait vu la louve s’effondrer dans les bras de son supérieur. Après plusieurs années de métier Dries savait reconnaître un cadavre quand il en voyait un ! A pas lents il s’approcha du lieu où gisait la jeune femme dénudée et commença à l’ausculter, il devait au moins faire semblant pour son patron. Mais alors qu’il se livrait à ces simagrées avant d’annoncer la mauvaise nouvelle, il perçut un souffle, il se concentra, était-ce possible ? Un autre souffle le surprit c’était imperceptible mais c’était là, son cœur battait. Il se releva perplexe et préféra réserver son jugement. La jeune louve resta quatre jours entre la vie et la mort, veillée en permanence par les êtres qu’elle venait de retrouver. Seules ses filles demeuraient optimiste, Sya avait déclaré qu’elle était partie en voyage mais qu’elle reviendrait, il suffisait d’attendre. Et c’est ce qu’elles faisaient, elles attendaient. Quatre jours plus tard Dries la déclarait hors de danger, une semaine après elle ouvrait les yeux.